[Série de l'été] Eau-assainissement

La métropole de Lyon lance son plan ville perméable

Par • Club : Club Techni.Cités

Lyon Confluence

C.P.

La collectivité entend désimperméabiliser 400 hectares d’ici à 2026, dans les espaces publics et privés de son territoire. En parallèle, elle travaillera sur la gestion des milieux aquatiques et la préservation de la ressource. Elle y consacrera une centaine de millions d’euros avec le concours de l’Agence de l’Eau et de partenaires privés.

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Face à une surconsommation générale et des besoins toujours plus forts en énergie, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à la sobriété. Maître-mot des défenseurs de l’environnement depuis quelques années, il infuse aussi dans les territoires et les services techniques, comme on a pu le constater lors des dernières Assises de la transition énergétique. Comment réduire le superflu et optimiser les ressources disponibles ? C’est ce que nous voyons cet été via une websérie pour montrer comment la sobriété s’applique aussi dans la gestion des déchets, des services d’eau et d’assainissement, dans l’énergie et dans la mobilité. Le thème de cette semaine est eau et assainissement.

Alors que sur les 10 dernières années, plus de 2200 hectares ont été artificialisés sur les 59 communes de son territoire, la métropole de Lyon veut inverser la tendance. D’ici la fin du mandat, elle fixe l’objectif de rendre 400 hectares de béton et de goudron aux espaces verts et de déconnecter plusieurs kilomètres de réseaux d’eau de pluie des réseaux d’eaux usées. Elle place cette ambition dans un plan baptisé « ville perméable ». « Il s’agit d’un changement de paradigme dans la fabrique de la ville et dans notre rapport avec la ressource naturelle », affirme Anne Grosperrin, vice-présidente du Grand Lyon en charge de l’eau et de l’assainissement. En permettant à l’eau de reprendre un cheminement naturel, l’exécutif métropolitain estime pouvoir regagner quelques précieux mètres cubes d’une ressource promise à une diminution de 20 % à 30% d’ici 2050 dans le Rhône qui fournit aujourd’hui l’essentiel de la ressource en eau potable de la métropole. Il met aussi en avant la contribution à la lutte contre les îlots de chaleur ou la baisse du risque d’inondation.

De la ville d’hier à la ville de demain

Pour relever le défi de la désimperméabilisation, les efforts se porteront aussi bien sur les espaces déjà construits que sur ceux qui le deviendront. Dans ce dernier cas, il s’agit de prendre en compte la gestion de l’eau le plus en amont possible des projets d’aménagement d’urbain. Dans les zones déjà fortement urbanisées, jugées « plus difficiles à traiter », par la métropole, l’idée est d’actionner des leviers tels que la végétalisation des cours d’écoles et de collèges et de certaines voieries. La métropole a elle aussi identifié un certain nombre d’actions à mener sur ses équipements, en premier lieu sur son réseau de traitement des eaux. « 85 % de nos réseaux sont unitaires, c’est-à-dire que les eaux pluviales rejoignent les eaux usées et ne bénéficient pas aux sols », explique la vice-présidente. Elle veut déconnecter ces réseaux, sans pour l’heure préciser d’objectifs chiffrés.

Mobilisation des acteurs et publics et privés

Cette action sur la désimperméabilisation ira de pair avec un travail sur la gestion des milieux aquatiques et un autre sur la préservation de la ressource. A la clé de l’ambition, un budget de plus 100 millions d’euros abondé par la collectivité avec le soutien de l’Agence de l’Eau à hauteur de près de 29 millions d’euros. Dans les rangs des parties prenantes, on trouve également d’autres acteurs socio-économiques du territoire que sont Sytral Mobilités (Autorité organisatrice des mobilités des territoires Lyonnais), la SERL (Société d’équipement et d’aménagement du Rhône et de Lyon), l’Université de Lyon, le Smiril (Syndicat mixte du Rhône des îles et lônes) et les bailleurs sociaux ICF Habitat, Est Métropole habitat, Grand Lyon habitat et Lyon Métropole habitat. La métropole souhaite aussi amener les opérateurs privés à agir sur leurs espaces extérieurs pour favoriser l’infiltration. « Nous mettrons en place des outils incitatifs pour les acteurs privés », promet la vice-présidente. Enfin, une douzaine de communes se sont engagées aux cotés de la métropole pour porter des initiatives sur leurs terres.

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