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Sociosport

Les acteurs de la politique de la ville veulent plus de sport

Publié le 12/07/2022 • Par Véronique Vigne-Lepage • dans : A la Une acteurs du sport, Actu expert acteurs du sport

Relance du sport
cat027 - stock.adobe.com
Lutter davantage contre les inégalités d’accès à la pratique sportive, impliquer davantage les habitants, élaborer des cahiers des charges exigeants… Les moyens d’améliorer le volet sport de la politique de la ville sont nombreux. Leur mise en œuvre constitue même une urgence au regard de la situation sanitaire dans ces communes populaires. C’est le constat dressé par un premier webinaire sur le sujet organisé, le 8 juillet, par le réseau des centres ressources politique de la ville pour aider les acteurs locaux.

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L’attente est visible : plus de 250 acteurs professionnels, institutionnels, associatifs et jusqu’à des membres de conseils citoyens étaient inscrits, le 8 juillet, pour participer à un webinaire autour de la question « le sport dans les quartiers populaires : quels enjeux pour la politique de la ville ? ». Des participants qui, en outre, n’ont eu de cesse, au cours des échanges, de nourrir le tchat d’avis, de questions… et de demandes de nouveaux temps de discussion.

Pour les organisateurs, les membres du groupe de travail sport de quatre centres de ressources politique de la ville (Labo cités, Trajectoires ressources, l’Irev et Reso villes), le message est clair : les acteurs de politique de la ville sont en attente à l’égard du sport… ou plutôt du sociosport, un terme qui se répand car il permet d’englober toutes formes d’actions utilisant ce levier et visant l’inclusion, la réduction des inégalités, l’insertion…

Le sujet est pourtant ancien : « Il s’agit d’un champ de recherche actif depuis 25 ans, rapporte Gilles Vieille-Marchiset, professeur des universités du département « sport et sciences sociales » à l’Université de Strasbourg. L’Etat, en France, a été à la base de la naissance du sport à vocation sociale, dans les années 1980, relayé par des habitants des quartiers eux-mêmes sportifs ».

Depuis 2015, le sport fait l’objet d’un volet dans les contrats de ville, rappelle aussi Hélène Chapet, responsable « lien social et image des quartiers » à l’ANCT, et « une circulaire du 25 mars 2019 développe la manière dont il peut être une activité révélatrice de talents, porteuses de valeurs, voire être un axe structurant du projet de territoire ». Depuis, aussi, les collectivités locales et les acteurs associatifs ont été nombreux à se mobiliser pour agir dans ces directions.

« Sujets pressants »

Mais deux éléments nouveaux incitent aujourd’hui à aller plus loin : le renouvellement des contrats de ville, qui va intervenir dans les prochains mois, et la crise du covid, qui a mis en lumière et aggravé les conséquences sanitaires du faible niveau de pratique sportive dans les quartiers populaires. Pour Gilles Vieille-Marchiset, c’est l’un des « sujets pressants » actuels. Il compte le mettre en avant au sein de la commission santé des jeunes et des enfants du Haut-Conseil de santé publique, dont il fait partie.

Autre « sujet pressant », selon lui : « Il faut travailler avec l’ensemble de la population ». Au ministère des sports, Stéphanie Hocde-Labau, cheffe adjointe à l’élaboration des politiques publiques, confirme : « Malgré toutes les actions, on ne voit toujours pas les femmes pratiquer ». Les inégalités d’accès au sport en fonction du handicap, des revenus, etc sont également « toutes accentuées dans les quartiers ». En cause, notamment : « On est sur une politique d’offre, pas de réponse à une demande ».

A titre d’exemple, elle rapporte le groupe d’usagers mécontents du Pass’sport que le ministère a questionné sur la manière de simplifier les outils d’information liés au dispositif : « Nous n’en sommes pas encore à leur demander ce que sont leurs vrais besoins, note-t-elle. Ce pourrait être une évolution du ministère que d’être celui des pratiquants et des sportifs, et non celui des fédérations ».

Pour « des cahiers des charges plus précis »

Les actions d’éducation, inclusion ou insertion par le sport, de plus en plus nombreuses, méritent également de passer à un stade plus mature, estime Gilles Vieille-Marchiset, qui donne quelques pistes : « Le sport peut faire face aux questions sociales, mais à quelques conditions : avoir une approche plutôt ludo-sportive car la compétition sélectionne en soi, agir sur la personne en prenant en compte son entourage ou encore les moments de sa vie, s’appuyer sur des acteurs connaissant le sport mais étant aussi éducateurs spécialisés ou enseignants, par exemple, construire des alliances socio-éducatives entre clubs, collèges, association de prévention, etc, et reconnaître les éducateurs socio-sportifs par un meilleur salaire et par la formation ».

Enfin, pour cet universitaire, de même qu’il est reconnu par les chercheurs que « les sports n’ont pas une fonction magique de réponse à des questions sociales », il « ne va pas de soi qu’un club aille vers la politique de la ville » et soit capable de le faire. « Il faut donc qu’ils puissent répondre à des cahiers des charges plus précis, structurants, pour pouvoir être financés », estime-t-il.

Pour passer à la pratique, les participants à ce webinaire aimeraient avoir d’autres temps, notamment pour échanger sur leurs expériences. C’est ce que prévoient de faire les trois centres de ressources politique de la ville organisateurs, qui ouvrent aussi leur groupe de travail sport aux volontaires.

Financements de l’Etat : un effort à poursuivre

Selon le point réalisé à l’occasion de ce webinaire par Stéphanie Hocde-Labau, cheffe adjointe à l’élaboration des politiques publiques au ministère des sports, en 2022, l’Etat a prévu d’attribuer 96 M€ pour les équipements sportifs de proximité, dont 81 M€ sont destinés aux quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et zones de revitalisation rurale (ZRR). Le dispositif Sésame, porté par l’Agence nationale du sport et qui vise un soutien à l’encadrement, vise à former 6000 jeunes (pour 2022, 800 depuis janvier), avec un taux de recours de 37% en QPV.

Comme la garantie jeunes avant lui, le contrat d’engagement jeunes bénéficie, lui, à 30% d’habitants de ces quartiers pour la tranche d’âge 16-18 ans. Enfin, le Pass’sport, qui a déjà concerné 1,35 millions de jeunes et 55 000 structures, a un taux de recours de 13% en QPV. « Lorsque l’on sait que ces quartiers représentent 7% de la population française, on peut en être satisfait, commente-t-elle, mais il faut poursuivre, car ce recours reste bas chez les jeunes filles et de la part des associations non agréées ».  De même, le ministère « continue le maillage du territoire » par des maisons sport-santé, « le maillon qui permet de remettre un pied dans l’activité physique ». Actuellement, 91 sur 436 sont en QPV.

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