[Série de l'été] Déchets

Trifyl vise la valorisation de 80% des déchets des ménages

Par • Club : Club Techni.Cités

Trifyl Horizon 2030 est un projet visant à diviser par cinq la quantité des déchets ménagers enfouis grâce à un nouveau process de tri et de valorisation des biodéchets, des déchets recyclables et résiduels. 150 millions d’euros sont investis, avec une baisse de la TGAP à la clé.

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Face à une surconsommation générale et des besoins toujours plus forts en énergie, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à la sobriété. Maître-mot des défenseurs de l’environnement depuis quelques années, il infuse aussi dans les territoires et les services techniques, comme on a pu le constater lors des dernières Assises de la transition énergétique. Comment réduire le superflu et optimiser les ressources disponibles ? C’est ce que nous allons voir cet été via une websérie pour montrer comment la sobriété s’applique aussi dans la gestion des déchets, des services d’eau et d’assainissement, dans l’énergie et dans la mobilité. Le thème de cette semaine est les déchets.

Présidente de région, préfète, députée, sénateurs, maires… Il y avait la foule des grands jours pour assister à la pose symbolique de la première pierre de la future usine de tri des déchets du pôle des énergies renouvelables de Labessière-Candeil (Tarn) le 18 octobre. Daniel Vialelle, vice-président du Tarn et président de Trifyl, syndicat interdépartemental de valorisation des déchets (1), a rappelé que la réflexion sur ce projet avait été engagé dès 2014. « Avec un investissement majeur de 150 millions d’euros, Trifyl Horizon 2030 conjugue pragmatisme et innovation, mutualisation et maîtrise des coûts afin d’atteindre nos objectifs de réduction des déchets et de performance énergétique », s’est-il réjoui.

Anticiper les nouvelles contraintes

Ces investissements visent à anticiper les nouvelles contraintes liées à la réduction de l’enfouissement des déchets de 50 % d’ici 2025 ainsi que la hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) « qui auraient porté le coût du traitement des déchets résiduels au-delà de 89 euros par habitant et par an dès 2025, contre 65 euros environ avec le nouveau projet industriel », souligne le président. Les quatre priorités de ce projet d’économie circulaire : la prévention, le tri des déchets d’emballage, le tri des bio-déchets à la source (en 2024), ainsi que la valorisation matière et énergétique. Pour y parvenir, trois unités industrielles vont renforcer leur synergie. Tout d’abord, le centre de tri de Labruguière modernisé pourra traiter 30 000 tonnes issus de l’extension des consignes de tri en 2023 (contre 16 000 en 2021). Ensuite, l’usine de Blaye-les-Mines se consacrera à la valorisation matière des encombrants et du tout-venant de déchèteries.

Les meilleures technologies de toute l’Europe

Enfin, et c’est la plus importante innovation du projet, l’usine ultra-moderne de Labessière-Candeil, d’une capacité de 110 000 t/an. « On a fait un long périple de recherche en amont du projet », témoigne Camille Demazure, ingénieur en charge des grands projets à Trifyl. « On est allés voir plus de trente usines partout en Europe (Norvège, Allemagne, Pologne, Angleterre…) pour aller piocher les meilleures idées et technologies que nous avons regroupées dans un cahier des charges. » Ensuite, un an de dialogue compétitif avec plusieurs groupements a permis d’arriver au prix final.

Ici, un tri optique séparera les biodéchets, collectés dans des petits sacs de couleur en même temps que les OMR. Ces OMR seront traités pour fabriquer des combustibles solides de récupération (CSR) qui alimenteront des chaufferies industrielles du département. De leur côté, les biodéchets seront méthanisés. Ils produiront 64 000 MWh/an de biométhane qui sera injecté dans le réseau de gaz naturel.

Amortissement des investissements

Trifyl annonce une diminution de 23% des gaz à effet de serre émis pour le traitement de ses déchets. « Chaque année, la charge d’amortissement de l’usine sera compensée par les recettes », se félicite l’ingénieur qui travaille déjà avec des startups pour aller vers le zéro enfouissement. La nouvelle usine qui ouvrira ses portes en 2024 permettra aussi d’améliorer les conditions de travail des agents et de développer le tourisme industriel.

Commentaires

1  |  réagir

25/07/2022 09h06 - Cédric

Un exemple à suivre ! Bravo à Trifyl et toute son équipe !

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