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Emploi

Comment l’AFPA veut se rapprocher des territoires

Publié le 11/07/2022 • Par Nathalie Levray • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

Afpa
D.R.
Pascale d’Artois, directrice générale, et Thomas Delourmel, directeur général délégué de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), exposent les conséquences du plan de transformation de l'organisme en établissement public industriel et commercial sur son positionnement social.

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L’Afpa est en pleine mutation depuis 2017. Comment s’articule cette évolution avec sa mission ?

Pascale d’Artois. La mission de l’Afpa ne varie pas, elle reste un organisme de formation professionnelle qualifiante et conserve son ADN qui est l’accompagnement des publics les plus éloignés de l’emploi.

C’est vrai que l’Afpa était confrontée depuis une dizaine d’années à un double événement : la décentralisation des compétences emploi et formation auprès des régions d’une part, et l’ouverture du marché des demandeurs d’emploi à la concurrence d’autre part.

Nous sommes passés d’une association, subventionnée à hauteur d’un milliard d’euros, qui intervenait sur prescription de Pôle emploi, à un établissement public industriel et commercial (Epic). Cette nouvelle forme juridique nous a sécurisé, mais il a fallu élaborer une stratégie d’ouverture et d’alliance ainsi qu’une dynamique commerciale qui embarquent nos 7 000 salariés.

Comment avez-vous fait ?

Pascale d’Artois. Nous nous sommes demandés comment l’Afpa pouvait devenir un outil territorial, plus efficace et utile aux politiques publiques, aux entreprises et aux individus. Nous voulions arriver à mettre en musique tout ce qui doit permettre à un parcours d’être plus fluide.

L’idée a donc consisté à s’occuper du parcours professionnel des personnes, ce qui est le métier de l’Afpa, mais aussi de travailler à une offre de services plus complète et intégrée, avec les autres acteurs. Nous voulions sécuriser le parcours de vie et donc intégrer les acteurs de la mobilité, de la santé, de l’emploi, de la parentalité, les organismes qui accompagnent certains publics dans la résolution de leurs difficultés administratives, juridiques ou financières.

Il faut savoir qu’en 2017, l’Afpa disposait de neuf millions de mètres carrés de foncier qui n’étaient plus utilisés comme avant du fait de la perte de 25 % de notre chiffre d’affaires. Nos 116 centres ont ainsi tous vocation à devenir des « villages » d’ici 2025 et à apporter des réponses individualisées aux besoins, quels qu’ils soient, de la personne qui y entre.

En quoi consiste un « village » ?

Thomas Delourmel. C’est un lieu, une plateforme de rencontres physiques, dont l’objectif est de créer un écosystème favorable en maillant la formation, l’emploi et l’insertion. Il n’y a pas de modèle unique, même si l’état d’esprit est identique.

Notre plan de transformation s’appuie sur l’ouverture de nos centres aux entreprises pour rapprocher le monde de l’économie et celui de la formation. Nous proposons à notre public cible de rencontrer de façon plus systématique les entreprises.

Le deuxième pilier est l’alliance avec les partenaires locaux pour décloisonner les politiques publiques : les départements sur le volet « insertion » et les régions en matière d’économie, pour aller au-delà du seul sujet de la formation en levant les freins personnels du stagiaire.
Les partenaires – collectivités, organismes d’insertion par l’activité économique, structures sociales, CCAS ou associations, missions locales, Pôle emploi, Etat, etc. – varient selon la réalité du territoire et le tissu associatif.

Pascale d’Artois. Quand un partenaire souhaite entrer dans le village, nous établissons un travail commun pour faire de l’innovation sociale. Un « conseil de village » est mis en place pour analyser les besoins et déterminer qui fait quoi. Nous pouvons ainsi répondre aux appels d’offres à plusieurs afin d’offrir une solution clé en mains avec un accompagnement global des personnes.

Ce village est un objet social nouveau pour l’Afpa. Nos centres accueillent entre 300 et 500 personnes par jour. Nous proposons par exemple aux stagiaires qui y sont hébergés des ateliers « culture » ou « sport » en fin de journée. Ils peuvent travailler avec l’animateur socio-éducatif en vue de davantage d’émancipation et de citoyenneté.

Comment illustreriez-vous concrètement ce plan de transformation ?

Thomas Delourmel. Nous proposons des offres de formation en proximité bien sûr, mais l’idée d’ouverture, c’est aussi de faire profiter de notre foncier, à moindre coût, les entreprises qui ont des besoins de recrutement, les start-up par exemple. L’Afpa propose des offres de formation spécifiques en lien avec le programme Petites villes de demain.

Le village, délocalisé hors les murs, est décliné en « place » dans des territoires ruraux, comme à Lamastre en Ardèche, ou dans des quartiers en politique de la ville (QPV). C’est une sorte de tiers-lieu, en proximité, avec du co-learning , du co-working et où l’accès à la formation est immédiat grâce au numérique.

A Vénissieux-Saint Fons, Manu’Village, tout proche du QPV « Minguettes Clochettes », accueille une cinquantaine de partenaires autour des enjeux du territoire. Les maires peuvent nous solliciter pour créer une place dans leur commune.

Pascale d’Artois. Nous comptabilisons douze demandes pour « une place » et nous en espérons une vingtaine en 2023. Depuis un an et demi, nous avons contractualisé avec une cinquantaine de conseils départementaux, partenaires pour développer des relations plus fines entre les travailleurs sociaux et nos conseillers en formation, par exemple pour mettre à disposition des bénéficiaires du RSA notre offre de formation.

Ce sont nos directeurs qui portent la responsabilité du village pour créer la vie autour de ce lieu. Les liens avec l’ANCT ou les territoires zéro chômeur de longue durée sont également importants pour atteindre l’objectif de notre plan de transformation.

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