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Travail social

Ecoles de formation en travail social cherchent étudiants désespérément

Publié le 18/07/2022 • Par Mariette Kammerer • dans : A la une emploi, A la Une santé social, Actu Emploi, Actu expert santé social, France, Métier et carrière santé social, Toute l'actu RH

élèves formation
Sergey Nivens
Rien ne va plus dans les écoles de formation au travail social. La baisse des candidatures s’amplifie et les abandons en cours d’étude se multiplient. Ces évolutions risquent d’aggraver encore la crise du recrutement qui touche le secteur.

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Alors que le secteur social a d’énormes difficultés à trouver du personnel qualifié, l’année 2022 est marquée par une forte baisse du nombre de candidats dans les écoles qui forment à ces métiers. Par rapport à 2020, les vœux confirmés sur Parcoursup ont baissé, selon le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

  • de 38% pour la formation d’éducateur spécialisé,
  • de 40% pour celle d’éducateur de jeunes enfants,
  • de 32% pour celle d’assistant de service social,
  • et jusqu’à 79% pour le diplôme moins connu d’éducateur technique spécialisé.

Certaines écoles ouvrent une session complémentaire d’admission en juillet pour remplir leurs places. Le déclin déjà amorcé les années précédentes s’est accéléré. « C’est lié à la baisse d’attractivité des métiers eux-mêmes, la crise sanitaire est passée par là, il y a de multiples facteurs », note Diane Bossière, directrice générale de l’Unaforis, qui souhaiterait pouvoir investiguer davantage.

Les effets de Parcoursup

Car non seulement il y a une baisse des inscrits, mais les candidatures ne sont pas solides : « Une partie des admis ne commence même pas la formation ou abandonne dans les premiers mois, constate-t-elle. Il faudrait améliorer l’orientation en amont et la communication sur ces métiers pour que les jeunes fassent un choix plus éclairé . »

Depuis 2019, les formations menant aux quatre diplômes d’Etat sus-cités sont accessibles via Parcoursup. Cela a permis de donner de la visibilité à ces formations et d’en démocratiser l’accès. La sélection a l’entrée a été fortement allégée. L’épreuve écrite a été supprimée au profit d’une lettre de motivation et d’un entretien oral.

« Tous les candidats qui ont déposé un dossier sont reçus en entretien, indique Elisabeth Dufour-Lebreton, directrice de l’ingénierie des parcours d’Askoria. En trente minutes, on doit évaluer le projet et la motivation, on regarde si le candidat a fait des stages, rencontré des professionnels, on cherche surtout à éviter les erreurs d’orientation », poursuit-elle. Mais, à cause du Covid, l’entretien oral a été supprimé pendant deux ans. « Cela s’est traduit par davantage d’abandons en cours d’études », note-t-elle.

Plus jeunes, plus volatiles, moins à l’aise à l’écrit

Avant ParcourSup, la sélection à l’entrée était un vrai test de motivation. « L’entrée était si difficile que ceux qui réussissaient allaient jusqu’au bout de la formation », rapporte Alexandre Labelle, formateur à l’IRTS Paris Parmentier. Désormais, le public est plus volatile, ce sont des jeunes qui se cherchent, 10% à 15% des étudiants arrêtent en première année. »

La plupart des écoles notent une baisse de niveau à l’écrit : « On a des étudiants en grande difficulté, notamment ceux venant d’un Bac professionnel, et la rédaction du mémoire de 3e année est très douloureuse », constate Nathalie Delattre, cadre pédagogique à l’IRTS Hauts-de-France, qui a dû mettre en place du renforcement.

Toutes les écoles constatent en outre un rajeunissement du public. « Avant on avait des profils plus mûrs et plus expérimentés, maintenant on a essentiellement un public post-Bac, certains ont à peine 18 ans », explique Magali Leduc-Seguin, directrice des filières éducatives et sociales à l’Irtess Bourgogne.

Face à ces nouveaux profils, les écoles sont obligées d’adapter leur pédagogie et leur encadrement pour ne pas les perdre. Elles doivent également aménager des passerelles entre filières pour accompagner les souhaits de réorientation.

Plus de mixité, moins de vocation

Car ce public est aussi moins avisé. « Avant, les jeunes qui venaient dans nos formations connaissaient déjà le secteur, Parcoursup a amené plus de diversité, un profil d’étudiant plus classique, avec une vocation moins marquée », observe Alexandre Labelle. Le revers de cette ouverture est que « certains ne sont pas du tout préparés, ils découvrent l’investissement émotionnel et l’exigence du travail à fournir », souligne Philippe Fabry, ancien formateur en IRTS. Les abandons sont aussi liés aux conditions de travail difficiles perçues lors des stages pratiques, sur des terrains eux-mêmes en difficulté.

Dans ces métiers qui requièrent de la maturité, les écoles déplorent de ne pas pouvoir prendre davantage de candidats plus âgés, en reconversion, faute de financements adaptés. « C’est dommage de devoir refuser d’excellents candidats avec un projet solide alors que le secteur peine à recruter », regrette Nathalie Delattre.

Face à tous ces constats, l’Unaforis va rencontrer cet été la direction de l’enseignement supérieur (DGESIP) « et voir ce qui peut être amélioré pour la rentrée 2023 ».

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