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Plan d'investissement

Bruno Bonnell : « On a le devoir d’embarquer les régions dans France 2030 »

Publié le 05/07/2022 • Par Cédric Néau Romain Gaspar • dans : A la Une finances, Actu experts finances, France

Bruno_Bonnell
© Antoine Lamielle
Le secrétaire général pour l’investissement (SGPI) Bruno Bonnell présente les enjeux du plan France 2030 pour les collectivités et particulièrement les régions qui attendaient avec impatience de connaître les attentes, la feuille de route et les moyens donnés par l’Etat pour accompagner la démarche d’innovation disruptive du plan.

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Cet article fait partie du dossier

Relance : quels leviers pour les collectivités ?

Les collectivités attendaient avec impatience la feuille de route de l’Etat pour accompagner le déploiement du plan France 2030, doté désormais de 54 milliards d’euros depuis la fusion du premier plan de 30 milliards avec les reliquats du dernier volet du Plan d’investissement d’avenir (PIA). La nomination le 31 janvier 20222 de Bruno Bonnell, fondateur d’Infogrames Atari et ancien député (LREM) du Rhône au poste de secrétaire général pour l’investissement (SGPI) a permis d’accélérer le déploiement du plan et d’organiser une gouvernance dans laquelle l’échelon régional est intégré, pour le moment surtout à des fins d’informations. Explications.

Comment fonctionne France 2030 ?

France 2030 est un centre d’excellence. Ce plan n’a rien à voir avec France relance. Il ne finance pas du capacitaire (des lignes de production, des changements de machines…). Mais attention ce n’est pas un guichet comme France relance. On doit choisir le meilleur des projets qui nous sont proposés. L’objectif est de tirer la quintessence française pour remettre la France en avant sur les secteurs stratégiques. France 2030 est là pour créer des ruptures d’innovation. Notre crédo c’est l’innovation pour tous et partout. Ce n’est pas réservé aux grandes villes. Pour cela, on simplifie les procédures et on fait un tour de France pour expliquer aux entreprises qu’il ne faut pas hésiter à candidater. On n’a pas encore assez de candidats de qualité. Mais on commence déjà à voir les premiers résultats.

Quels sont ces résultats ?

On a empêché des entreprises de partir avec la fin des PIA3 et PIA4 et les premiers milliards de France 2030. A la fin du premier quinquennat, il y avait déjà 42 appels à projets lancés. Concrètement, je signe des parapheurs toute la journée avec des engagements de plusieurs millions d’euros à chaque fois.

Quelles sont les priorités de France 2030 ?

Nous avons deux grands sujets : la décarbonation du quotidien et la formation aux métiers d’avenir (bioproduction, numérique, spatial, exploration du fond des mers…). La formation est également fondamentale car il manque par exemple 30 000 personnes pour faire tourner des usines de production de vin en bioproduction. Donc, très concrètement, on va soutenir des écoles pour former plus de techniciens et ingénieurs en bioproduction. Je pourrais avoir le même raisonnement sur les soudeurs. On manque de 6000 soudeurs par an en France.

De quel budget disposez-vous ?

On dispose d’un budget de 54 milliards. Cette année, on a déjà engagé 5,2 milliards d’euros. On va décaisser 3,5 milliards d’euros en plus d’ici au mois de décembre. On va être sur un rythme homogène entre sept et huit milliards d’euros par an sur les quatre prochaines années. 50 % de France 2030 doit aller aux acteurs émergents, c’est-à-dire aux TPE, PME, petites structures et territoires émergents.

Comment tentez-vous d’éviter l’accumulation des appels à projets et les difficultés d’accès pour les plus petits acteurs ?

On a mis en place France2030.gouv.fr qui est un centre de ressources pour savoir à quels appels à projets les candidats peuvent être éligibles. C’est un outil d’information essentiel qui dispose d’un système d’alertes. On va basculer de plus en plus vers des appels à manifestation d’intérêt car ce n’est pas un plan qui vient de Paris. On veut que les territoires expriment par des projets les différentes solutions qu’ils ont. Je prends l’exemple de l’hydrogène. Actuellement, il y a des dizaines d’appels à projets sur l’hydrogène. Il y a au moins cinq ou six technologies. On ne dit pas c’est celle-là et pas celle-ci qu’il faut soutenir. Dans l’état actuel de la technologie, ce serait une erreur de ne pas encourager la diversité des procédés. On va regarder ce que nous soutenons en fonction de la qualité du projet présenté, de l’historique des gens qui le présentent, l’équipe qui va le mettre en place, le lieu…

Et on souhaite simplifier les procédures. On va commencer par ramener le document initial de candidature à deux pages pour pouvoir dire derrière oui ou non. Si c’est non, ça va aller très vite. Si c’est oui, là, ce sera une première étape à la constitution du dossier.

Comment travaillez-vous à la territorialisation de France 2030 ?

On a une équipe de deux ou trois personnes juste dédiées aux territoires. On a écrit à tous les préfets de région et de département pour leur expliquer l’importance qu’ils avaient dans la promotion, mais également dans l’identification et le soutien de toute entreprise susceptible d’être éligible. On a écrit à tous les recteurs sur le sujet des formations et je me balade dans des territoires en permanence pour expliquer aux entreprises et acteurs locaux qu’il ne faut pas hésiter à candidater.

Comment avez-vous associé les collectivités ?

Dès l’annonce de France 2030, l’ancien Premier ministre Jean Castex avait mis en place un comité de suivi national dans lequel étaient représentés toutes les associations d’élus. Je suis en train de le reproduire actuellement dans chacune des régions de France. Ces comités régionaux de suivi France 2030 sont composés des maires et de tous les acteurs socio économiques du territoire régional. Ils sont coprésidés par moi et le préfet. Ils ont pour objectif chaque année de faire le bilan sur le territoire du déploiement du plan. Et dès ma nomination, j’ai rencontré l’ensemble des présidents et présidentes d’associations d’élus.

Il existe toujours le PIA régionalisé qui s’appelle maintenant France 2030 régionalisé. On a quasiment signé avec tout le monde sauf la Normandie et Nouvelle Aquitaine. Nouvelle Aquitaine, la signature est proche.

Qu’attendez-vous des collectivités ?

Sur les différents territoires, on attend à ce qu’elles stimulent leur réseau pour diffuser l’information et pousser aux candidatures. Les collectivités ont la connaissance du tissu économique local. C’est leur rôle de pousser ces acteurs à participer. Diffuser l’information, ce n’est pas si simple. En rajoutant un critère d’excellence, on crée un problème politique pour les collectivités pour savoir qui mettre en avant par rapport à d’autres.

Deuxièmement, elles doivent réfléchir sur leur territoire avec nous pour savoir ou mettre l’accent parce que si on écoute les régions elles sont toutes championnes du monde de tout. Si elles avaient toutes le même niveau d’excellence dans tous les secteurs, ça se saurait ! Et elles doivent avoir une réflexion stratégique sur les atouts d’un territoire même les plus inattendus. Par exemple dans le Cantal, vous avez un des leaders européens voire mondial en bio production.

Un autre rôle des collectivités qui est plus intangible mais essentiel, c’est la participation à ce défi de remettre la France en avance. J’aime bien les gens qui jouent en équipe. On est totalement transpartisan mais on est conscient du rôle politique en termes de gestion de la cité de l’intervention de l’Etat dans l’économie et la recherche. Il n’y a pas de couleur politique à notre action politique. Ce sont des jurys internationaux de 3 à 5 personnes qui sélectionnent les dossiers. On cherche à avoir un impact politique au sens noble du terme donc il faut embarquer les régions.

Allez-vous rééquilibrer la distribution territoriale des financements ?

Il faut que les territoires s’approprient France 2030, c’est mon objectif parce que si on regarde l’historique des PIA, 50 % des sommes ont été versées à l’Ile-de-France et 15% n’ont pas été affectées. Si on avait commencé par les projets, on aurait mieux calibré les budgets.

La répartition des fonds n’est pas une division par treize. Je l’ai déjà dit aux Régions, ce n’est pas une délégation du budget. C’est vraiment basé sur des projets. On veut vraiment aller avec une capillarité fine dans des territoires qu’on n’a pas beaucoup aidé jusqu’à maintenant si d’aventure on trouve des dossiers. Je ne sais pas si c’est mon rôle de rééquilibrer ou si ce n’est pas le rôle des entrepreneurs de saisir l’opportunité que représente France 2030 de se mettre sur un territoire en décalage. Souvent, les entrepreneurs n’osent pas assez. Ils restent dans leur zone de confort. Ils augmentent leurs chances d’être accompagnés s’ils se mettent sur des territoires inattendus car leur dossier va être regardé avec plus de curiosité.

Qu’attendez-vous des agences de développement économiques et des territoriaux ?

Clairement, on a besoin d’informations sur les entreprises qui sont choisies ou pas. On a besoin d’un relais d’informations pour faire des explications aux entreprises qui ne sont pas reçues. Ils peuvent aussi accompagner des entreprises sur le plan technique.

Quelle est la part de financement de France 2030 dans les projets ?

On finance environ 30% des projets. Les collectivités peuvent participer aux financements des projets avec nous et compléter. On les encourage à le faire mais on ne les oblige pas car elles ont leurs propres politiques. L’effet de levier est environ d’un sur trois donc si on se débrouille pas trop mal l’investissement cumulé de France 2030 sera de 200 milliards d’euros, ce qui est énorme.

Cet article fait partie du Dossier

Relance : quels leviers pour les collectivités ?

Sommaire du dossier

  1. Bruno Bonnell : « On a le devoir d’embarquer les régions dans France 2030 »
  2. Un an après son lancement, le plan de relance peine à se concrétiser
  3. Plan de relance : à qui profitent les milliards prévus pour les collectivités territoriales ?
  4. Le CRTE, un contrat chapeau pour doper la relance
  5. Le plan de relance dope l’investissement local
  6. Plan de relance : les préfectures manoeuvrent à vue
  7. Les sous-préfets à la relance sous le feu des sénateurs
  8. Plan de relance ou fonds structurels, il faudra choisir le bon tuyau
  9. [DATA] Plan de relance : Où vont les 100 milliards d’euros ?
  10. Plan de relance : une montée en puissance jugée satisfaisante
  11. Le baptême du feu des sous-préfets à la relance
  12. Les pôles territoriaux de coopération économique veulent s’inviter dans le plan de relance
  13. Plan de relance : les régions ne ménagent pas leurs efforts
  14. Relance : les premiers contrats signés par des régions et des départements
  15. Plan de relance : Jean Castex en service après-vente
  16. Plan de relance : frein ou levier pour les collectivités ?
  17. Plan de relance : ce qui attend les collectivités locales
  18. Relance : territorialiser l’enveloppe annoncée, oui mais comment ?
  19. Le guide pour tout savoir sur le plan de relance
  20. Relance : la promesse qui valait presque 100 milliards d’euros
  21. Les travers du plan de relance
  22. Plan de relance : quelle déclinaison territoriale ?
  23. Des « sous-préfets à la relance » pour faire remonter les blocages dans les territoires
  24. Les collectivités jonglent avec leur plan pluriannuel d’investissement
  25. Les collectivités revoient leur modèle de développement économique
  26. Ferroviaire, bâtiment, eau… 30 milliards pour relancer quelle transition écologique ?
  27. Après la crise sanitaire, l’emploi, priorité absolue des territoires
  28. Le Plan de relance efface les pauvres
  29. Relance : les régions devraient augmenter leurs investissements
  30. Relance : les intercommunalités se lancent dans la mêlée !
  31. Plan de relance du spectacle vivant : encore beaucoup de points à préciser
  32. Plan de relance : à quoi s’attendent les acteurs du patrimoine ?
  33. Plan de relance « culture » : quelles opportunités pour les collectivités ?

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