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Tribune - Fonction publique

« 3,5% salutaires : une première étape ? »

Publié le 04/07/2022 • Par Auteur associé • dans : A la une emploi, Actu Emploi, France, Opinions, Toute l'actu RH

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jirsak / AdobeStock
Thomas Boquillon, DGS de la Ville des Lilas (Seine-Saint-Denis) analyse les conséquences de l'annonce d'une revalorisation du point d'indice dans la fonction publique à 3,5%, et en pointe les limites.

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Thomas Boquillon

DGS de la Ville des Lilas (Seine-Saint-Denis)

Le 28 juin dernier, le Ministre en charge de la Fonction Publique annonçait une revalorisation de 3,5% pour l’indice des traitements de la fonction publique.

Cette revalorisation, qui ne prend en compte que la partie de la rémunération des agent.es publics liée à leur traitement indiciaire, reste assez significativement inférieure au niveau de l’inflation observé par l’INSEE (5,5% pour l’année 2022, une pointe à 7% pour le mois de septembre). Cette revalorisation se place dans un contexte de presque gel de la rémunération des fonctionnaires depuis plus de 10 ans.
En cela, cette décision est salutaire, même si elle sera bien insuffisante à plusieurs égards.

Bien insuffisante pour améliorer le pouvoir d’achat des fonctionnaires, bien insuffisante pour inverser la tendance de décennies de « fonctionnaires bashing », bien insuffisante pour répondre aux difficultés grandissantes pour recruter des agent.es dans un contexte de pénurie de vocations dans la fonction publique et bien insuffisante dans les propositions de financements de cette décision.

Messages contradictoires

DGS de collectivités, nous rencontrons quotidiennement les agent.es : leur pouvoir d’achat s’est tellement dégradé que nous sommes dépositaires de témoignages réguliers attestant d’une paupérisation rapide d’une grande partie des agent.es publics de terrain proclamés en « premières lignes » pendant les vagues successives de la crise sanitaire.

Les messages envoyés par l’Etat aux agent.es publics territoriaux peuvent sembler contradictoires. Ces dernières années, le principe de libre administration des collectivité territoriales consacrée par l’article 72 de la Constitution et la pratique s’éloignent, tant les collectivités locales sont soumises aux injonctions fortes de l’Etat : temps de travail, RIFSEEP, remises en cause des primes annuelles, recours aux contractuel.les…

Cette revalorisation ne permettra pas de résoudre la perte d’attractivité de la fonction publique qui est due autant à la stigmatisation des agent.es publics qu’à une rémunération qui demeurera insuffisante.

Solutions de financement

Certes la rémunération ne peut être la seule solution face aux difficultés de recrutement, mais le message d’une revalorisation inférieure au niveau de l’inflation accentue l’image d’une fonction publique soumise aux contraintes d’une rémunération trop basse pour concurrencer les entreprises sur les nombreux secteurs où la demande est forte (système d’information, comptabilité, développement durable…), trop basse aussi pour attirer les jeunes vers les métiers de « service public de terrain » exercés dans les collectivités locales (petite enfance, police municipale, accompagnement social…).

Enfin, la revalorisation de 3,5% de la valeur du point d’indice représenterait un budget supplémentaire de plus de 2 milliards d’euros pour l’ensemble des collectivités territoriales. Comme employeur public et responsable d’agent.es territoriaux nous ne pouvons qu’être favorables à cette revalorisation, mais il est essentiel que l’Etat prenne en compte les situations budgétaires hétéroclites des collectivités territoriales, qu’il s’engage à proposer des solutions de financement pour les collectivités, qu’il s’engage à réfléchir à de nouvelles modalités de partage des ressources entre les collectivités et qu’il s’engage, enfin, à un travail menant à de nouvelles relations financières entre l’Etat et les collectivités territoriales.

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GROUCHO

05/07/2022 10h55

Un bel article qui oublie la responsabilité des collectivités!

L’Etat a mis à la disposition des collectivités un outil: le RIFSEEP. Or quand on regarde les délibérations des collectivités, rares sont celles qui ont décidé de doter leurs agents du maximum autorisé par la loi.
mais en même temps, ces mêmes élus ont adopté (pour la plupart) le taux maximum relatif à leur indemnité de fonction.

Il est vrai que les montants globaux ne sont pas du même ordre de grandeur. Mais c’est par l’exemple donné par la tête que les pieds peuvent accepter des mesures défavorables à leurs yeux (soit dit respectivement les élus et l’encadrement supérieur d’un côté, le reste des agents de l’autre).
Le plus étonnant concerne les propos des représentants des élus qui sollicitent avec insistance les patrons pour qu’ils augmentent sensiblement le salaire de leurs collaborateurs…

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