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Sécurité

Pendant la saison estivale, les policiers municipaux sur le pont

Publié le 11/07/2022 • Par Nathalie Perrier • dans : France, Innovations et Territoires

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Police municipale de La Grande-Motte
L’été, les stations balnéaires voient leur population se démultiplier. Et, avec elle, les problématiques de tranquillité publique. L’afflux de population nécessite de renforcer les actions aux abords des lieux touristiques pour que la cohabitation entre habitants et touristes se passe au mieux. Brigade nautique, brigade à cheval, renfort des patrouilles, recours à des contractuels… La police municipale déploie un panel de moyens conséquents.

Si, pour les touristes, l’été rime souvent avec farniente, il n’en est rien pour les policiers municipaux. Alors que les premiers se prélassent sur la plage ou randonnent dans les massifs, ces derniers multiplient les patrouilles pour assurer la tranquillité publique, à terre, mais aussi sur l’eau.

« La Grande-Motte recense 9 000 habitants l’hiver, et jusqu’à 120 000 l’été », rappelle Gilles Constanti, directeur adjoint de la police municipale, de la sécurité et de la prévention. Dès les vacances de Pâques, cette station prisée de la côte méditerranéenne augmente donc ses effectifs. « En plus de nos 28 policiers, nous recrutons 33 assistants temporaires de police municipale [ATPM], précise Gilles Constanti. Des vacanciers viennent pour se reposer, d’autres, pour faire la fête ; il faut préserver la quiétude des habitants à l’année. C’est un équilibre à ­trouver. »

Journée et nuit, pas de répit

Pour faire face au tapage nocturne et autres troubles à l’ordre public, la PM renforce sa brigade de nuit, notamment en centre-ville et dans le quartier festif. « Nous sommes en capacité d’être chaque nuit a minima sept jusqu’à 6 heures du matin, sachant que l’équipe de jour commence à 5 heures. Nous travaillons en partenariat avec les forces de sécurité nationale, ce qui nous permet d’avoir un maillage pointu du territoire », indique le directeur adjoint.

Tout aussi réputée pour ses nuits festives, la ville du Touquet-Paris-Plage (4 300 hab., Pas-de-Calais) a également décidé de se doter au printemps d’une brigade de nuit. « Au Touquet, on compte 10 000 résidences secondaires, souligne Fabien Walczak, le responsable de la police municipale. L’été, nous accueillons en moyenne 40 000 personnes et, certains jours, cela monte à 100 000. C’est une ville avec des restaurants, des bars, des discothèques. On y fait la fête, avec une forte affluence jusqu’à 5 ou 6 heures du matin. » Avec ses cinq et bientôt six policiers, dont un maître-chien, cette station élégante de la Côte d’Opale entend s’attaquer aux rixes, dégradations, tapage nocturne, etc. Le Touquet accueillant de nombreux événements festifs, la PM est très mobilisée sur les problématiques de stationnement, de circulation, de sécurité routière. « Nous renforçons notamment les contrôles : vitesse, alcoolémie, dépistage de stupéfiants », précise le chef de la PM.

Si la nuit est animée, la journée n’est pas non plus de tout repos pour les quinze policiers municipaux et dix agents de surveillance de la voie publique (ASVP) qui multiplient les patrouilles dans le massif forestier où se nichent de nombreuses villas cossues. « La lutte contre les cambriolages en journée, pendant que les gens sont à la plage, est un autre gros sujet, même si l’essentiel de notre activité se concentre dans le centre-ville », poursuit Fabien Walczak.

Chevaux, embarcations

La brigade de gardes champêtres est également particulièrement mobilisée l’été pour surveiller le massif forestier et les plages. « Nous avons des chevaux de race ­Henson, très adaptés pour le sable et les dunes, précise le patron de la PM. L’été, la brigade est présente en journée tous les jours. Elle fait respecter les usages aux cyclistes, piétons, chevaux. Elle lutte aussi contre le camping sauvage, les ­barbecues, etc. »

Dans les petites communes, ce sont également souvent le ou les gardes champêtres qui sont mobilisés. A la ­Salvetat-sur-Agout (1 150 hab., Hérault), Jacques Armesto, le garde champêtre, bénéficie en juillet et en août de l’aide d’un ASVP. « L’été, c’est un travail multiforme ! On patrouille dans le centre, on gère les fêtes votives, on encadre les animations, on fait de la recherche de personne disparue, de la gestion de conflits de voisinage entre habitants à l’année et vacanciers… Et on surveille les abords du lac pour tout ce qui est stationnement, circulation, vol, respect des arrêtés, etc. » Le garde champêtre travaille en partenariat avec la gendarmerie qui dispose, elle, d’une brigade nautique.

­Biscarrosse (14 000 hab.), l’une des plus importantes stations balnéaires des Landes, a sa propre brigade nautique. « Les CRS et les MNS se chargent de la façade océane, nous surveillons deux lacs, dont un est très fréquenté par les estivants », précise Francis Picco, le directeur de la PM. L’été, cinq agents, quatre policiers et un ATPM, sont mobilisés sur cette mission. Ils patrouillent sur leur embarcation par équipe de deux, sept jours sur sept, de 14 à 19 heures. « Ils procèdent aux contrôles des équipements de sécurité – gilets de sauvetage, extincteur – et rappellent les règles de navigation – respect de la vitesse, des zones autorisées, etc. », explique le policier.

La PM doit par ailleurs faire face à un surcroît d’activité en matière de tranquillité publique. « On a des campings de 4 000 à 5 000 places, sourit ­Francis Picco. Alors, il faut gérer les problèmes de circulation, ne pas délaisser la sécurité routière, augmenter les patrouilles à pied, à vélo, etc. L’été, on ne s’ennuie­ jamais ! »

La brigade nautique porte secours aux nageurs et aux surfeurs en difficulté

A La Grande-Motte (8 700 hab., Hérault) la brigade nautique, composée d’un pilote et d’un maître nageur sauveteur (MNS), navigue d’avril à octobre, sept jours sur sept. « Nous assurons la sécurisation et la surveillance de la baignade dans la bande des 300 mètres, qui relève du pouvoir du maire, explique Rémi Serre, responsable de la brigade et pilote de l’embarcation. Nous faisons respecter la zone interdite à la navigation et verbalisons les contrevenants : bateaux, scooters, etc. Nous avons une action préventive et répressive. » La brigade surveille aussi la baignade, en lien avec les CRS MNS, et porte secours aux nageurs isolés, aux personnes qui dérivent sur des matelas, aux surfeurs en difficulté, etc. « Pour toute la saison estivale, nous recrutons un assistant temporaire de police municipale [ATPM], qui a le statut de MNS », précise Rémi Serre. La brigade a, par ailleurs, la charge des deux ports de La Grande-Motte. Le port principal avec ses 1 600 anneaux et celui de l’étang du Ponant avec sa cinquantaine d’anneaux. « Nous contrôlons la vitesse à l’entrée et dans les ports, nous faisons respecter l’interdiction de pêche et de baignade, nous empêchons les intrusions, etc. Nous travaillons en lien avec la capitainerie », détaille Rémi Serre. La brigade encadre enfin les manifestations nautiques, et notamment les feux d’artifice tirés depuis la mer. Une fois la saison ­passée, Rémi Serre redevient policier municipal, à terre.

Contact : Rémi Serre, police@lagrandemotte.fr

 

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