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Fibre optique : après la couverture, le défi de la maintenance

Publié le 01/07/2022 • Par Martine Courgnaud - Del Ry • dans : A la une, France, Toute l'actu technique

Chantier épissurage fibre optique
Avicca
Avant même que la couverture en fibre optique soit achevée, se pose dès maintenant la question de la maintenance de ces réseaux, soumis en permanence à des aléas de tous ordres.

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Pérennité des équipements, risques climatiques, actes de malveillance… Soumis à de nombreux aléas, les réseaux en fibre optique doivent faire l’objet d’une surveillance sérieuse pour rester opérationnels et continuer à offrir aux abonnés le niveau de service qu’ils attendent, en évitant au maximum les coupures de réseau.

Les contrats de délégation de service public (DSP) prévoient bien des interventions de maintenance, mais ces contrats courent sur de très longues durées et ne peuvent donc pas anticiper toutes les futures configurations des réseaux ni tous les événements — qui aurait pu, par exemple, prédire les confinements ?

« L’état de nos connaissances va évoluer et ces réseaux seront des chantiers permanents. Mais si on cherche à tout prévoir à l’avance, on n’y arrivera pas », constate ainsi Thierry Jouan, chargé de mission à l’Avicca, association des collectivités investies dans le numérique. Difficile, en effet, de prendre en compte dès aujourd’hui des problèmes qui ne se sont pas encore produits, même si l’on sait que, tout au long de la vie du réseau, des interventions seront nécessaires : réparations, dévoiements, enfouissements, extensions…

Multiplicité d’intervenants et réseaux interdépendants

De nombreuses questions impacteront les opérations de maintenance, à court et moyen termes. À commencer par la résistance des câbles et des boîtiers en plastique : combien de temps dureront ces nouveaux matériels ? La multiplicité des intervenants sur les réseaux renforce la complexité de la maintenance, confiée jusqu’alors à des opérateurs en situation de monopole comme France Télécom et Enedis. En cas de problème, collectivités, délégataires et opérateurs se renvoient la balle. Sans compter le « mode Stoc », la chaîne de sous-traitance des opérateurs commerciaux, qui favorise les problèmes de raccordements, à l’origine de multiples interventions d’urgence.

En outre, les réseaux deviennent interdépendants, ce qui les fragilise : sans électricité, par exemple, le réseau numérique ne peut pas fonctionner. Avec le télétravail qui se développe et l’administration électronique qui se généralise, les abonnés supportent très mal la moindre interruption d’internet. De plus, les réseaux d’initiative publique (RIP) comportent le plus grand linéaire d’infrastructures aériennes (plus de 500 000 km, situés pour la plupart en zone rurale) ; des installations plus sensibles aux dégradations, volontaires ou non, et aux intempéries.

Ariel Turpin, délégué général de l’Avicca, ajoute que certains dommages qui se produisent aujourd’hui auront des conséquences seulement dans la durée : « Par exemple, lorsque des boîtiers aériens restent ouverts, la couleur des fibres, soumise aux UV, va s’estomper, ce qui empêchera plus tard de les reconnaître les unes des autres. Un boîtier qui a traîné dans l’eau ou un câble simplement posé sur une pelouse fonctionnent pour le moment mais entraîneront des problèmes plus tard. Qui prendra en charge le coût de ces dommages ? »

Redéploiement des ressources

Comme n’importe quel autre réseau, ces réseaux subissent des agressions, qu’il s’agisse de vols de câbles, de dégradations volontaires, d’accidents ou de tout autre événement exceptionnel. « En cas de problème, il faut savoir quels moyens seront alloués pour le résoudre et quelle sera la réactivité du délégataire, explique Yann Breton, directeur général de Gironde numérique. Et, même si le contrat prévoit ces événements, la collectivité ne doit pas se reposer uniquement sur son délégataire. Elle doit aussi effectuer ses propres contrôles et y affecter des ressources en interne ». Ainsi, deux techniciens, employés par Gironde numérique pour contrôler la construction du réseau, basculent maintenant à mi-temps sur le contrôle de l’exploitation/maintenance.

« La difficulté est que les interventions de remise en conformité des infrastructures se feront sur des réseaux en exploitation, avec des risques de coupures de ligne, souligne Thierry Jouan, à l’Avicca. Les intervenants doivent être à la hauteur des enjeux que représente une infrastructure essentielle comme la fibre »

Maintenance prédictive

Les opérateurs d’infrastructure (OI) devront être capables de mettre en place une maintenance prédictive pour anticiper et programmer les opérations de maintenance sur des points de fragilité du réseau. Juridiquement, la collectivité peut accéder aux données de son gestionnaire ou de son délégataire. Mais techniquement, il faut déterminer avec lui de quelles données il s’agit, lesquelles sont utiles, s’assurer de leur mise à jour, préciser que la collectivité doit y accéder en temps réel.

Il faudra aussi réaliser des audits afin que les collectivités aient une image réelle de ce patrimoine en cours de construction et lorsqu’il sera en cours d’exploitation. Gironde numérique a commencé à repérer les interconnexions (nœuds et goulots d’étranglement) pour avoir le temps d’identifier et de sécuriser les points de faiblesse. « Cela prendra des années, et il faut travailler avec tous les gestionnaires de réseaux », précise Yann Breton. Thierry Jouan résume l’objectif de ces audits en une formule simple : pour les collectivités, il s’agit d’améliorer la « photographie évolutive de leur réseau ».

InfraNum demande un plan national sur la sécurité et la « résilience » des réseaux

En cas d’événement imprévu (incendie, coupure de câbles, cyberattaque, tempête…), les infrastructures numériques doivent faire preuve de « résilience », c’est-à-dire résister et fonctionner à nouveau le plus rapidement possible, en toutes circonstances. Une étude du cabinet ON-X, mandatée par la fédération des industriels du numérique InfraNum, en partenariat avec la Banque des territoires, identifie plusieurs types d’aléas et de solutions visant à assurer la sécurité et la pérennité des infrastructures, fixes et mobiles.

Pour assurer la pérennité des infrastructures, InfraNum souhaite un plan national sur la résilience des réseaux, semblable au plan France très haut débit, qui serait complété de schémas de résilience locale. Son président Philippe Le Grand en appelle même à l’organisation d’un « Grenelle de la résilience ». Plusieurs milliards d’euros sur dix ans pourraient être nécessaires pour sécuriser les 33 millions d’accès au très haut débit ; la Caisse des Dépôts serait prête à mobiliser des sommes importantes.

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