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Transition écologique

Les territoires doivent passer à l’action, alerte le Haut conseil pour le climat

Publié le 30/06/2022 • Par Olivier Schneid • dans : actus experts technique, France

transition-ecologique
Curios / AdobeStock
Dans son rapport 2022, remis mercredi 29 juin à la Première ministre, Elisabeth Borne, le Haut conseil pour le climat estime « qu’en l’état, la France n’est pas prête à faire face aux évolutions climatiques à venir ». Si ses membres apprécient que le sujet soit désormais directement placé sous l’autorité de la cheffe du gouvernement, ils s’inquiètent d’un décalage persistant entre les objectifs affichés et leur mise en œuvre.

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La tonalité est mitigée, un mélange de satisfecit et de mises en garde, assorti de recommandations. Dans son rapport 2022, remis mercredi 29 juin à la Première ministre, Elisabeth Borne, et intitulé « Dépasser les constats ; mettre en œuvre les solutions », le Haut conseil pour le climat (HCC) estime que « la réponse de la France au réchauffement climatique progresse, mais reste insuffisante ». Et l’organisme regrette que « les politiques d’adaptation souffrent d’un manque d’objectifs stratégiques, de moyens et de suivi ».

Des baisses à confirmer

Au rayon des points positifs, le HCC salue le fait que « tous les grands secteurs émetteurs connaissent désormais une baisse de leurs émissions » de gaz à effet de serre. Elle est « bien établie et structurelle » dans le bâtiment, l’industrie et l’énergie. Mais elle « reste à confirmer » dans les transports et l’agriculture. Et surtout, elle demeure trop faible au regard des objectifs… que le gouvernement « se fixe lui-même », remarque l’un de ses membres, Benoît Leguet, par ailleurs directeur général de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE).

C’est d’autant plus problématique que ces objectifs devront être rehaussés, en raison de la loi européenne sur le climat adoptée en juillet 2021, et plus encore lorsque le paquet européen dit « Ajustement à l’objectif 55 » (ou Fit for 55) sera définitivement approuvé. Les Vingt-Sept ont franchi un pas de plus dans cette voie en trouvant un accord, dans la nuit de mardi à mercredi 29 juin.

Recul du trait de côte et îlot de chaleur

Aussi le HCC émet-t-il une quinzaine de recommandations. Certaines concernent directement les territoires, car ceux-ci sont déjà directement affectés par le dérèglement climatique. Ainsi, l’ensemble des 29 départements littoraux, qu’ils soient de métropole – du Nord aux Pyrénées-Atlantiques et des Pyrénées-Orientales aux Alpes-Maritimes -, de Corse ou d’outre-mer, sont touchés par le recul du trait de côte. Des métropoles, telles Paris, Lille, Lyon, Bordeaux et Toulouse, subissent de plus en plus le phénomène d’îlot de chaleur urbain, recense le rapport. Or, les auteurs relèvent qu’au niveau local, « les horizons temporels » envisagés dans les politiques de lutte contre le changement climatique « ne correspondent pas à (son) intensification, ses impacts et ses risques ».

Outiller les élus locaux

Il faut par conséquent, alerte la présidente du HCC, Corinne Le Quéré, accélérer la prise de conscience des élus locaux et de leurs services, « pour qu’ils soient outillés et armés dans les domaines où ils ont la main ». « Et pas seulement ceux ayant spécifiquement attrait au climat », ajoute-t-elle, en citant l’éducation, les cantines ou encore le tourisme. Le rapport suggère donc de « renforcer les dispositifs de formation sur la transition écologique ». A l’image de l’opération menée pendant trois jours, du 20 au 22 juin, par l’ex-député écologiste Matthieu Orphelin à proximité de l’Assemblée nationale, à l’attention des parlementaires, nouveaux et anciens. Cent-cinquante-quatre d’entre eux étaient venus s’initier ou se perfectionner aux enjeux du changement climatique auprès d’une quarantaine de scientifiques, dont trois sont membres du HCC.

Sanctuariser les moyens des opérateurs publics

Le document souligne un manque de coordination entre l’Etat et les échelons territoriaux, « tout comme entre les actions régionales » elles-mêmes. Il observe un déséquilibre entre des collectivités « déjà dotées de capacités d’ingénierie (qui) captent ainsi plus aisément les dispositifs d’aide et d’accompagnement » de l’Etat et, « à l’opposé, des territoires faiblement dotés, notamment ruraux, souvent en manque de moyens pour mettre en œuvre » des mesures efficaces contre le changement climatique. Il appelle le gouvernement à travailler à un « rééquilibrage ». Et à « sanctuariser » les capacités d’action des opérateurs publics exerçant un rôle localement en matière d’adaptation au changement climatique – Météo France, Cerema, Office national des forêts, Ademe, Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), agences de l’eau, etc. Car ceux-ci ont connu une « baisse drastique » de leurs effectifs entre 2014 et 2021, déplore le HCC. Alors même que les territoires ont de plus en plus besoin d’être accompagnés dans leurs transitions écologique et énergétique.

Un sujet global

Les Contrats de relance et de Transition écologique (CRTE) trouvent grâce aux yeux du HCC, en raison de leur caractère « intégrateur des dispositifs d’accompagnement de l’Etat à destination des collectivités », que la thématique soit l’écologie, la démographie, le numérique ou encore l’économie. Au 1er juin 2022, 839 CRTE ont été signés ou sont en cours d’élaboration, 80% d’entre eux à l’échelle intercommunale, 20% à celle de plusieurs intercommunalités, note le rapport. En laissant entendre qu’il s’agit d’un exemple à suivre.

Traiter la question de la transition dans sa globalité, c’est aussi l’esprit qui a habité l’exécutif au début de ce quinquennat, lorsqu’il a créé un secrétariat général à la Planification écologique (SGPE) placé auprès de la Première ministre. Une innovation en termes de gouvernance que le HCC accueille « avec bienveillance », commente Benoît Leguet… tout en s’interrogeant sur les moyens « humains, opérationnels et financiers qui lui seront dédiés. Or aujourd’hui, on n’en sait pas plus. »

Le CRTE, un contrat chapeau pour doper la relance

Les intentions ne suffisent pas

De manière comparable, Corinne Le Quéré apprécie les initiatives locales visant à embrasser le sujet climatique dans un même ensemble. Le Haut conseil breton pour le climat (HCBC) en est une illustration récente. Le Groupe interdisciplinaire sur les évolutions du climat (GIEC) en Pays de la Loire, qui a publié son premier rapport le 24 juin, est un autre exemple. « La mise en place de telles structures ne garantit toutefois pas un suivi avec de l’action derrière », tempère-t-elle. Tel est bien le message que le HCC entend faire passer aux décideurs publics, à tous les échelons : ne pas se contenter d’afficher des intentions et des ambitions, mais « mettre en œuvre les solutions ».

 

 

 

 

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