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Patrimoine bâti

Cour, gymnase, cuisine… quand l’école partage ses espaces

Publié le 04/07/2022 • Par Hélène Huteau • dans : Actu expert acteurs du sport, Actu expert Education et Vie scolaire, Innovations et Territoires

Le pôle Molière, aux Mureaux.
Le pôle Molière, aux Mureaux. A. Spani
Les restrictions budgétaires, la démographie urbaine et la volonté d’économiser le foncier incitent à un partage plus intelligent des ressources et des infrastructures. Beaucoup d’équipements – écoles, collèges, gymnases et même cuisines ­– présentent des plages horaires non utilisées, permettant leur ouverture à d’autres usagers.

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« Aujourd’hui, on ne crée pas une école sans une salle polyvalente qui serve au quartier. Cela permet d’économiser le ­foncier », affirme Vincent­ ­Fristot, adjoint au maire de Grenoble (158 200 hab.), délégué à la transition énergétique et à l’immobilier municipal.

A Nantes (318 800 hab.), un schéma directeur des écoles pour les constructions et les extensions tente d’imposer la récente politique de mutualisation comme une règle générale, pour faire face à la montée en flèche des effectifs. « Avec la poussée démo­graphique, nous n’avons plus la place d’avoir une salle par fonction », confirme Jean-­Philippe ­Marchese, le responsable du schéma.

La direction des sports et celle de la vie associative et de la jeunesse vont ouvrir de nouveaux créneaux aux Nantais sur les temps extrascolaires. Mais uniquement dans les deux nouvelles écoles qui doivent être livrées à la rentrée. « La hauteur y a été doublée pour y accueillir des jeux de ballon », signale Jean-Philippe Marchese. En dehors de ces bâtiments, huit espaces sportifs ouverts sont en chantier et vingt salles ­polyvalentes sur les rails.

Quid du gardiennage et de l’entretien ?

Il est plus aisé de concevoir des locaux multicartes que de transformer l’existant pour de nouveaux usages. En outre, la mutualisation pensée en amont permet d’élargir les financements aux différents partenaires.

Par exemple, ­Marsas (1 200 hab., Gironde­) a financé les gradins et les murs d’escalade, aux standards internationaux, sur les gymnases construits par le département de la Gironde­. « Les associations d’escalade du département ont coconstruit ces équipements. Leurs attentes étaient fortes », témoigne Pierre André Vaquin, directeur adjoint des collèges de la Gironde.

  • 300 nouveaux pratiquants ont adhéré au club d’escalade libournais depuis que les asso­ciations, le département de la Gironde et la ville de Marsas ont collaboré pour intégrer des murs d’escalade de compétition aux nouveaux gymnases.

En matière de fonctionnement, l’augmentation de la fréquentation fait grimper les consommations (eau, électricité…), mais les dépenses s’équilibrent en cas de réciprocité d’utilisation entre équipements départementaux et municipaux. La plupart des collectivités cherchent à limiter au maximum les frais d’entretien et de gardiennage en rendant autonomes et responsables les associations partenaires. Cependant, cette autonomie nécessite l’accord des principaux de collège et des directeurs d’école. Pour sa part, La Garenne-Colombes (29 600 hab., Hauts-de-Seine) a choisi d’avoir un gardien­, logé dans chaque groupe scolaire.

Un espace sécurisé pour les vélos

Le verdissement des cours d’école, à l’œuvre dans de nombreuses communes, invite à les repenser comme des lieux ouverts. Ces nouveaux espaces verts et récréatifs deviennent aussi des îlots de fraîcheur en ville, lors des épisodes de vague de chaleur. C’est le cas à ­Echirolles (36 900 hab., Isère), près de ­Grenoble, qui a choisi un quartier particulièrement minéral pour créer sa première cour-parc, d’un hectare, ouverte aux habitants.

Et même sans aucune transformation, ces espaces trouvent preneur les week-ends et les jours fériés auprès des familles. A La Garenne-Colombes, les « récrés ouvertes » concernent deux cours classiques, datant de l’après-guerre, avec leurs marronniers, leur asphalte décoré de marelles et équipé de jeux d’enfants. Dans cette ville dense de la banlieue parisienne, les possibilités d’évolution libre dans la rue ont quasiment disparu, comme ailleurs.

Ces cours « complètent les jardins publics et offrent un espace sécurisé pour les vélos et trottinettes des enfants », indique Anne Fommarty, maire adjointe chargée des affaires scolaires et des centres de loisirs. La commune met à disposition un gardien et deux animateurs par site pour encadrer les enfants, qui viennent accompagnés.

Autre formule à Nantes, qui prévoit des terrains de sport pour faire le lien entre espace public et cours d’école, avec une porte entre les deux. « Quand l’école est fermée on referme cette porte et on en ouvre une autre sur l’extérieur, avec contrôle d’accès, après 19 heures et les week-ends », décrit Jean-Philippe Marchese.

Même des services administratifs

Dans les Yvelines, la ville des Mureaux (33 200 hab.) déclare ouvrir les cours d’école qui s’y prêtent depuis dix ans déjà, en les gérant comme des parcs. Mais c’est surtout dans l’écoquartier ­Molière qu’elle a poussé loin l’intégration de l’école dans son environnement, avec le pôle Molière, inauguré en 2014. Le restaurant scolaire sert de salle poly­valente. La salle de motricité, la ludothèque, la salle de spectacle, le gymnase et la salle numérique sont ouverts aux habitants. Un café des parents, à l’entrée du pôle, incite à la rencontre. On y trouve même certains services administratifs de la mairie.

« La logique de mutualisation a permis de rentabiliser des bâtiments plus qualitatifs, plus chers, à énergie positive », pointe ­Nicolas Wecker­, ­directeur de la communication des Mureaux­. Dans la même logique de mutualisation, les futures classes du pôle Léo-Lagrange­ profiteront du stade olympique et les supporters de la salle du restaurant scolaire le week-end.

Autres équipements susceptibles d’être utilisés hors horaires scolaires : les plateaux techniques des Segpa (sections d’enseignement général et professionnel adapté) pour la menuiserie ou la cuisine professionnelle… La Gironde les ouvre aux associations d’insertion afin d’y former un autre public.

Un graal pour les associations

L’ouverture de ces équipements, chers et sous-utilisés, représente un graal pour les associations, en raison des contraintes sanitaires très strictes et des responsabilités qui pèsent sur les collectivités. A Sainte-Foy-La-Grande (2 600 hab., ­Gironde), avant la crise sanitaire, l’association Les Râteleurs était pourtant parvenue à ouvrir les cuisines d’un collège, pour des ateliers culinaires de quartier. Bègles entend reprendre l’idée pour sa politique alimentaire tout public .

Les responsabilités doivent néanmoins être clairement identifiées, cadrées et tracées à chaque passage dans les locaux, quels qu’ils soient. Badges d’accès, interface web de réservation… Les contraintes sont techniques, mais pas seulement. Nantes­ souhaite étendre la mutualisation entre scolaire et péri­scolaire au matériel sportif et aux jeux de société. S’ils partagent souvent les mêmes locaux, les responsabilités bien distinctes entre ­Education nationale et mairie créent un mur, qu’il faut briser à grand renfort de réunions de concertation. Sans compter le manque de relations entre les directions d’une mairie…

Dans les collectivités, le pôle « éducation », la direction de la culture ou celle de la vie associative font le lien entre associations et établissements scolaires. Aux Mureaux­, un poste de directrice du pôle Molière a été créé pour gérer la mutualisation avec les directeurs d’école. Le département de la Gironde­ s’appuie sur cette interface des communes (ou communautés de communes) pour la mutualisation des équipements sportifs ou culturels des collèges.

A Bordeaux­­, c’est la direction des sports qui gère les plannings, les contacts de premier niveau et le dispositif d’astreinte en cas de problème avec une personne ou un bâtiment. « Le dispositif sera élargi à cinq collèges à la prochaine rentrée », annonce ­Pierre ­André ­Vaquin. 

La cuisine centrale accueille des formations, et ce n’est qu’un début

Amélie Cohen Langlais, adjointe au maire de Bègles déléguée à la solidarité et à l’habitat, et Nicolas Madet, responsable de la cuisine centrale.

Amélie Cohen Langlais, adjointe au maire de Bègles, et Nicolas Madet, responsable de la cuisine centrale.

[Bègles (Gironde) 30 700 hab.] A Bègles, la cuisine centrale scolaire accueille des organismes de formation d’adultes en reconversion, après la fin du service du déjeuner. Un partenariat a été noué avec une entreprise d’insertion et des travaux d’intérêt général s’y déroulent parfois. Alors que la plupart des cuisines scolaires restent inoccupées les trois quarts du temps, corsetées par des contraintes sanitaires, à Bègles, le responsable de la cuisine centrale, Nicolas Madet, et les élus sont ouverts à d’autres usages. « Les utilisateurs sont formés à cuisiner et à remettre en état », précise Amélie Cohen Langlais, adjointe au maire.

L’élue déléguée à la solidarité et à l’habitat a proposé au maire que la politique alimentaire de la ville englobe la cuisine centrale et la politique sociale pour s’adresser à tous. Elle admet cependant que la cuisine actuelle ne permet pas une si grande ouverture. Toutefois, un projet de cuisine neuve et plus spacieuse se dessinant à l’horizon 2025, les ambitions béglaises vont bon train.

La future structure comprendrait un vrai atelier pédagogique, avec plusieurs postes de travail identiques, adaptés à la formation. ­Celui-ci, situé à l’étage, serait doté d’une entrée autonome. Le centre socio­culturel et le Secours populaire pourraient y accéder, pour leurs ateliers culinaires, ainsi que les agents municipaux, pour d’autres animations. Déjà, un cuisinier de la cuisine actuelle met en œuvre un programme d’animations dans les écoles, lors desquelles les enfants apprennent des recettes sur plusieurs jours et finissent par les servir à leurs ­camarades de cantine.

Contact. Amélie Cohen Langlais, 06.76.96.72.64.

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