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Haute fonction publique

INSP : la nouvelle ENA se rebiffe

Publié le 29/06/2022 • Par Julie Krassovsky • dans : France, Toute l'actu RH

Une protestation
Tartila / Adobestock
Conditions d’enseignement, épreuves, postes proposés… L’Institut national de service public doit revoir sa copie sur l’organisation d’une scolarité critiquée par les élèves, qui ont fait grève.

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C’est une institution qui se révolte peu, et pourtant… Le 9 juin, les 82 élèves de la promotion ­Germaine-Tillion, qui achèvent leur scolarité à l’­Institut national de service public, l’INSP, ont fait grève pour protester ­contre la dégradation de leurs conditions d’ensei­gnement, le manque de visibilité sur les épreuves de sortie et une inadéquation des postes proposés avec leur formation.

Les mots étaient forts pour critiquer les différents dysfonctionnements internes inhérents à la transformation en cours de l’établissement qui remplace désormais l’École nationale d’administration (ENA). Dans une tribune publiée le 8 juin dans le quotidien « Le Monde », les élèves dénonçaient une « ­succession de réformes » mises en œuvre de manière « ­précipitée et non concertée ». Ils regrettaient les « modifications brutales » des enseignements ayant donné lieu à une « improvisation permanente ».

La promotion suivante s’inquiète

Un sentiment partagé par Jan ­Martin, représentant de la CGT au conseil d’administration de l’INSP, qui a soutenu le ­mouvement. « On a dit à ces élèves qu’ils auraient le même traitement que les élèves de l’ENA, mais la direction de l’établissement a changé, ainsi que certains enseignements, alors même que les élèves étaient en cours de cursus, relate-t-il. C’est bien la première fois que l’on constate des arrêts de maladie parmi les élèves ! » 

Si le collectif d’étudiants ne se risque à aucun commentaire en dehors de sa tribune, les élèves de la promotion suivante s’inquiètent aussi. Comme Pierre (le prénom du témoin a été changé à sa demande), qui assure : « Nous serons, certes, la première promotion “100 % INSP”, mais à partir du moment où l’on a réussi le concours d’­entrée, cela ne veut pas dire que nous acceptons tacitement les termes de la réforme ! »

En stage dans une préfecture du sud de la ­France, le jeune homme s’étonnait aussi de la nature de certains des postes offerts à la sortie de l’école « qui ne correspondent pas à des fonctions d’encadrement supérieur corrélées avec notre formation. Alors que, dans le même temps, les postes ouverts en administration centrale ne diminuent pas et sont ouverts aux contractuels ». 

De fait, sur les 90 postes offerts, une vingtaine concernait des postes en services ­déconcentrés, mais, surtout, certains d’entre eux « s’avéraient être des postes d’adjoints ou de chargés de mission dans des administrations non ­prioritaires, contrairement à l’environ­nement ou au social », ­précise Jan ­Martin.

Des pistes intéressantes, selon la CGT

Alors que le cabinet du ministre de la Transformation et de la fonction publiques assurait ne pas compter revenir en arrière sur la réforme, il semble que la grève ait néanmoins porté ses fruits. Une dizaine de postes supplémentaires ont été offerts aux élèves. Quant à la refonte de la scolarité, actée par le conseil d’admi­nistration du 15 juin, dont le contenu a été dévoilé par le magazine spécialisé « Acteurs publics », il lui reste encore à être validée par le gouvernement.

En attendant, Jan ­Martin observe : « Ce projet ­comporte des pistes intéressantes d’amélioration que la CGT réclame depuis plusieurs années, notamment sur la durée de la scolarité, le stage “territoire”… Pour le reste, nous défendons un plan de formation plus lisible. Une spécialisation des élèves, alors qu’ils sont appelés à rejoindre un corps unique d’administrateur de l’État, peut paraître contradictoire. »

Nul doute que les élèves de la promotion 2023-2024, ­alertés par l’action de leurs camarades, seront eux aussi plus que ­vigilants !

Un projet de scolarité encore revisité

Le projet prévoit un retour à vingt-quatre mois de scolarité. Le référentiel se décline autour de trois compétences, « concevoir, mettre en œuvre et évaluer les politiques publiques » ; « piloter la transformation de l’action publique » et « exercer les missions essentielles de l’État », ainsi que de deux socles de capacité, l’un qui est comportemental et l’autre, technique.
De « nouveaux enseignements » apparaissent, comme « l’apprentissage de postures et techniques managériales », un « module pratique d’initiation à l’autorité judiciaire » et une « préparation militaire supérieure ». Concernant les stages, actuellement réalisés à l’international et en entreprise, la direction de l’INSP souhaite un « stage territoire », soit une immersion obligatoire dans les services déconcentrés de l’État, correspondant à une politique publique dans laquelle les élèves voudraient se spécialiser. Le projet de réforme évoque aussi une « immersion obligatoire de deux semaines à un guichet ».

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