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Transports scolaires

« 7 000 à 8000 conducteurs de bus manqueront à la rentrée »

Publié le 06/07/2022 • Par Valérie Brunet • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire, actus experts technique, France, Toute l'actu RH

Des cars scolaires
A. Chanut / Tunach17 / Adobestock
La France manque de chauffeurs de bus. Ces derniers vieillissent. La pandémie est aussi passée par là. Et le métier reste peu attractif. Faute de personnel, le transport scolaire n'est plus toujours assuré. Les acteurs, collectivités locales en tête, se mobilisent pour trouver des solutions à moyen terme.

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« Avant la crise, nous avions un besoin de recrutement annuel de 10 000 conducteurs de bus. Aujourd’hui, c’est 15 000. À la rentrée 2022, en France, il manquera 7 000 à 8 000 conducteurs », détaille Jean-Sébastien Barrault, président de la fédération nationale des transports de voyageurs. En Bretagne, 550 conducteurs de bus manquent à l’appel. Pour le président de la FNTV, « la pénurie est nationale. Lorsque l’on se rapproche du cœur des agglomérations, la situation est moins difficile ».

Covid et temps partiel

Les difficultés de recrutement s’expliquent, entre autres, par une pyramide des âges défavorable. Certains conducteurs sont partis en retraite. « La situation s’est accentuée avec la Covid. La rentrée scolaire sera compliquée », s’inquiète Christophe Trebosc, secrétaire général de l’association nationale pour les transports éducatifs de l’enseignement public.

Pendant deux ans, sur le temps scolaire, les transports d’élèves vers les lieux sportifs et culturels ont diminué. Les voyages de tourisme n’ont repris qu’en 2022, ce qui a impacté le temps de travail des conducteurs. Pendant la pandémie, certains se sont formés sur les métiers de la logistique ou tournés vers le transport routier de marchandises, qui a perduré. Cette succession de départs n’a fait qu’accentuer le besoin de recrutement dans un contexte national où d’autres secteurs embauchent.

Autre menace pour le métier : des temps de travail partiels, peu attractifs. En période scolaire, les conducteurs de bus travaillent tôt le matin puis seulement en fin de journée « pour gagner entre 450 € et 700 € par mois », note Eric Breton, directeur des études à l’association nationale pour les transports éducatifs de l’enseignement public (Anateep). Du côté de la Bretagne, un conducteur touche en moyenne 450 € par mois. C’est souvent un métier d’appoint pour des retraités, des agriculteurs. « C’est compliqué de trouver une activité en parallèle », poursuit Christophe Trebosc.

Enchaîner les circuits

Un travail entre les transporteurs, les collectivités compétentes, les chefs d’établissements de l’Éducation nationale est encouragé pour trouver des marges de flexibilité sur les horaires. Point de mire : procéder à la succession des transports lycées, collèges, écoles.

La communauté urbaine du Grand Reims gère les transports scolaires depuis le 1er janvier 2019. Elle travaille avec l’Éducation nationale pour que les horaires des établissements scolaires s’enchaînent et assurent un volume d’heures de travail suffisant aux conducteurs. « Nous avons même des horaires entre deux collèges qui permettent à un même conducteur de desservir les deux établissements », précise Catherine Kreutzer, chef de service des transports non urbains à la communauté urbaine du Grand Reims.

Rendre le métier plus attractif

La région Bretagne est l’autorité organisatrice des mobilités du réseau BreizhGo. 100 000 enfants empruntent chaque jour un bus scolaire. « Nous sommes la collectivité en charge du transport scolaire et de la formation professionnelle. Nous avons travaillé à créer une attractivité du métier », indique Michaël Quernez, premier vice-président au conseil régional de Bretagne en charge du climat et des mobilités.

La Région propose des actions pour communiquer sur le métier et des parcours qualifiants permettant aux entreprises d’embaucher. Dans l’attente de décisions nationales, elle souhaite aller plus loin et envisage l’adoption d’une charte dont les termes ont été travaillés avec la FNTV Bretagne.

La valorisation de la période d’inactivité des conducteurs se traduirait par une hausse de salaire pouvant atteindre 150 € brut par mois, ce qui porterait la rémunération à 600 €. « Cela peut attirer de futurs conducteurs », argumente le vice-président. La Région prendrait à sa charge plus de 60 % de ce nouveau coût durant les trois prochaines années, soit un soutien de dix millions d’euros. L’autre mesure consisterait, pour les opérateurs de transports, à appliquer le droit à l’indemnité conventionnelle de treizième mois dès l’embauche, sans considérer l’ancienneté.

L’importance du sourcing

La communauté urbaine du Grand Reims est compétente en matière d’affaires scolaires et de services péri et extra scolaires, sur une partie de son territoire. Dans le cadre de la construction d’un marché public d’exploitation des transports non urbains, en plus des transports scolaires, l’intercommunalité a intégré les lignes régulières interurbaines ainsi que les transports pédagogiques des écoles et des accueils de loisirs du mercredi et des vacances.

« Lors de l’élaboration du marché, nous avons rencontré tous les prestataires de transports scolaires recensés sur le territoire. Ces réunions ont confirmé l’intérêt de penser le nouveau marché en deux lots, est et ouest, plutôt que quatre », développe la chef de service des transports non urbains.

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