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Développement local

Un vent nouveau souffle sur le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais

Publié le 06/07/2022 • Par Géraldine Langlois • dans : Actualité Culture, Innovations et Territoires, Régions

rse pays minier lens
G. Huchette / pôle métropolitain de l’artois
Dix ans ont passé depuis l’inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco et l’ouverture du musée du Louvre-Lens. La transformation du territoire doit concerner les 580 700 habitants du périmètre inscrit, les acteurs publics, économiques, culturels, associatifs et touristiques. Ces deux grands événements concomitants ont enclenché une dynamique de développement

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[Pôle métropolitain de l’Artois (Pas-de-Calais) 113 communes • 580 700 hab.] En 2012, l’inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais au patrimoine mondial de l’Unesco et l’ouverture du musée du Louvre-Lens dans sa capitale sont parvenues à changer le visage de ce territoire plongé dans le chômage de masse après l’arrêt de l’­exploitation minière.

« Le premier impact, recherché au départ, est d’avoir renversé cette image » du territoire, insiste Alain Bavay, président du pôle métropolitain de l’Artois (PMA), le syndicat mixte qui associe trois communautés d’agglo (1) et le département du Pas-de-Calais. Un changement d’image vis-à-vis de l’extérieur mais aussi des habitants : « cela a redonné une fierté à notre population », précise-t-il.

Culture et recherche en matière de transition écologique

En dix ans, les fragilités sociales qui frappent la population n’ont pas disparu mais, pour beaucoup d’acteurs, un vent nouveau souffle. Sur un territoire autrefois très morcelé, « on a réussi, d’abord avec les EPCI et les agglos puis sur un territoire plus large avec le PMA, à resserrer nos liens, à reconnaître ce qui fait notre bassin de vie, à concourir à des objectifs communs et à s’engager dans ces projets, poursuit Alain Bavay. Il y a vingt ans, c’était inimaginable ». Et ce, malgré les couleurs politiques différentes. Cela s’est traduit tout d’abord par le lancement d’un programme colossal de rénovation des cités minières – toujours en cours – de 300 ­millions d’euros, qui concerne plusieurs milliers de logements.

Pour Cathy Apourceau-Poly, sénatrice du Pas-de-Calais et présidente de la Mission bassin minier – outil d’ingénierie, de développement et d’aménagement du territoire –, « cette rénovation peut coûter cher, notamment à cause de l’inscription du patrimoine [génératrice de contraintes, ndlr], mais cela vaut le coup de le faire. Les habitants du bassin minier sont souvent fiers de leur territoire, de son histoire, mais il faut qu’ils retrouvent une dignité. Cela passe par le fait d’habiter des logements adaptés, avec des services publics, des écoles, des centres de santé, une qualité de vie ». Et peut-être, à terme, une plus grande mixité sociale. Les éléments emblématiques de l’exploitation minière encore sur pied qui le nécessitent sont progressivement réhabilités et cinq grands sites sont devenus des pôles structurants, axés sur la culture (musique, cinéma, histoire minière…), mais aussi l’innovation et la recherche, notamment en matière de transition écologique.

Fréquentation locale

A Loos-en-Gohelle, le Centre ressource du développement durable (Cerdd) – situé sur la Base 11/19 qui recouvre 110 hectares de terrils et d’anciens bâtiments d’exploitation minière –, est un acteur majeur de la transition écologique sur le territoire, qui accompagne la mise en place de filières ­économiques de la construction et des mobilités durables. « On a montré qu’on est capable, après avoir été le moteur industriel de la France puis les enfants cachés de cette nation, de devenir un territoire expérimentateur [dans ces domaines, ndlr] avec de vraies perspectives », poursuit le président du PMA.

Et de citer « l’archipel vert » que constitue la Chaîne des parcs : 4 200 ­hectares d’espaces naturels reliés par 420 kilomètres de voies vertes – les anciennes voies ferrées de transport du charbon – jusqu’au cœur des villes. Un autre motif de fierté, d’amélioration de la qualité de vie mais aussi de développement touristique. La hausse de 20 % de la fréquentation hôtelière du territoire entre 2011 et 2019, sans être fulgurante, est significative. Elle a doublé pour la clientèle étrangère. L’attractivité du Louvre-Lens (4,5 millions de visiteurs en dix ans) joue un rôle essentiel pour les visiteurs extra-régionaux mais ­également les locaux.

Parmi les 70 % de visiteurs régionaux, « les taux de fréquentation des habitants du territoire sont exceptionnels, souligne le président du pôle métropolitain. Cela montre qu’ils se disent “la culture c’est aussi pour nous” ». Heureusement car, comme l’a souligné la Cour des comptes, ce musée coûte cher… Une politique d’appropriation et de valorisation de l’inscription au patrimoine à l’Unesco est aussi menée afin de consolider cette « estime de soi territoriale » et de l’enraciner dans le développement local.

« Une sorte de guérison par la fierté »

Marie Lavandier, directrice du musée du Louvre-Lens

Louvre lens expert Lavandier Marie« L’ouverture du musée n’a pas uniquement représenté l’arrivée à Lens de quelque chose de beau depuis l’extérieur. Elle a contribué à un changement d’image en profondeur, fondé sur une nouvelle perception par la population de son propre territoire. Une sorte de guérison par la fierté et une réconciliation avec le passé. Il y a une très forte fréquentation du musée par les habitants. Cela ne s’est pas fait tout seul mais grâce aux ­partenariats avec les villes, les entreprises, Pôle emploi, l’Education nationale et par une politique de médiation humaine dotée de moyens exceptionnels. Le musée engendre aussi des retombées économiques importantes de 20 millions d’euros par an sur le territoire. Plus globalement, le musée – qui appartient à la région et est financé à 99 % par les collectivités – a été un catalyseur de la transformation du territoire. »

Références

Régions

Notes

Note 01 Lens-Liévin, Hénin-Carvin, Béthune-Bruay Artois-Lys romane Retour au texte

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