Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club Santé Social

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club Santé Social

Migrants

Le bilan mitigé de l’intégration des réfugiés

Publié le 29/06/2022 • Par Rouja Lazarova • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

réfugiés-asile-immigration
©Jonathan Stutz - stock.adobe.com
Quel bilan pour l’intégration des réfugiés ? Même si la France est parmi les pays européens les plus avancées en la matière, constate France Terre d'Asile, elle souffre encore de lourdeurs administratives qui entravent l’insertion sociale, professionnelle et culturelle des personnes sous protection internationale.

Ma Gazette

Sélectionnez ce thème et créez votre newsletter personnalisée

La publication du deuxième rapport du projet européen NIEM (Mécanisme national d’évaluation de l’intégration), comparant les politiques d’intégration des réfugiés de 14 pays européens, dont la France, coïncidait avec le début du nouveau quinquennat.

Aussi, la matinée organisée le 23 juin par France Terre d’Asile (FTDA) dans la Maison des réfugiés à Paris a été l’occasion à la fois de présenter les résultats du rapport, de faire un bilan de la Stratégie nationale d’accueil et d’intégration des réfugiés de juin 2018, et d’exprimer les attentes des associations des politiques publiques qui serons mises en œuvre d’ici 2027.

Des politiques territorialisés

Le délégué interministériel à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DIAIR), Alain Régnier, a souhaité défendre la territorialisation des politiques d’intégration des réfugiés qu’il a contribué à propulser. Les contrats trisannuels signés avec 18 territoires urbains avaient pour objectif de construire des projets territoriaux d’accueil englobant toutes les thématiques de l’intégration : l’apprentissage de la langue, l’accès aux droits, aux soins et au logement, l’insertion professionnelle.

Ce n’est qu’en associant les « collectivités, les associations, la société civile », qu’on peut construire une « politique résiliente » de l’intégration des réfugiés, a-t-il affirmé.

Diversification des acteurs

Le chercheur Matthieu Tardis a concédé avoir assisté à une « revitalisation des politiques d’intégration des réfugiés », ainsi qu’à une diversification des acteurs intervenant aux côtés de l’Etat : les associations, mais aussi les collectivités, les entreprises, la société civile.

« Cette diversification apporte un coup de frais, de l’innovation, de la créativité à ces politiques publiques », a-t-il témoigné. Cependant, il s’est interrogé sur la façon de structurer cet élan. Alain Régnier lui a emboîté le pas : « Je suis allé au bout de ce que je pouvais faire dans ce contexte. Désormais, il faut changer d’échelle. L’heure est aux choix politiques. »

La crainte d’une hospitalité à deux vitesses

Selon Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs Solidarité, la crise ukrainienne a démontré que la France était en capacité d’accueillir des réfugiés et de procéder rapidement à leur intégration. « Je suis cependant très inquiet sur la notion d’hospitalité, qui pourrait se diviser en fonction du pays d’origine », a-t-il ajouté.

La bonne intégration des réfugiés dépend énormément du premier accueil. « Nous considérons que le droit à l’intégration doit venir dès la présence sur un territoire », a affirmé Delphine Rouilleault, directrice générale de FTDA, qui craint également une politique d’intégration inégalitaire.

Des bilans contrastés

Différents domaines ont été passés en vue. La réforme du contrat d’intégration républicaine (CIR), qui a vu passer le nombre d’heures d’apprentissage du français de 200 à 400, voire 600, aurait amélioré la maîtrise de la langue par les réfugiés. Mais les cours commencent trop tard dans le parcours de la personne, et ils sont peu adaptés aux rythmes de vie (peu de cours en soirée ou le week-end).

L’insertion professionnelle a été boostée, notamment grâce à des appels à projets dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC), mais elle souffre encore trop de lourdeurs administratives, comme le révèle le rapport du NIEM.

Des problèmes structurels

Les deux domaines souffrent de difficultés structurelles : l’accès aux soins et au logement. Bruno Moral a notamment alerté sur la santé mentale des personnes cherchant l’asile en France. Le rapport du NIEM constate d’ailleurs les insuffisances de moyens dédiés et de spécialistes en soins psychiatriques, aussi bien dans les zones urbaines denses que dans les territoires ruraux.

Quant au logement, Bruno Morel a été catégorique : « Si les logements à coût abordable manquent, on n’y arrivera pas. J’appelle de mes vœux un ministère du Logement ressuscité, pour une production à hauteur des besoins. »

La France, bonne élève sauf dans l’accès à l’emploi et à la citoyenneté

Le projet européen NIEM suit, depuis 2017, les politiques d’intégration des réfugiés dans 14 pays de l’Union européenne, et les compare selon 150 critères. Après une première évaluation en 2021, c’est aujourd’hui la deuxième qui vient d’être publiée.

La France arrive en deuxième position en termes d’hospitalité globale, après la Suède, avec 67,5 points sur 100 (peut-être ici le lien vers la partie du rapport en français). Cependant, le NIEM révèle deux faiblesses : le faible taux d’accès à l’emploi (lié, entre autres, à des lourdeurs administratives), et les difficultés d’accès la citoyenneté, notamment à la nationalité française.

Thèmes abordés

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur le Club Santé Social

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Le bilan mitigé de l’intégration des réfugiés

Votre e-mail ne sera pas publié

Club Santé Social

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement