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Analyse

Comment faire face au 3e choc énergétique

Publié le 01/07/2022 • Par Auteur associé • dans : A la Une finances, Actu experts finances, Billets finances, Décryptages finances, Fiches Finances, France

Boules de Newton
Fotolia
Le Covid s’est révélé être une crise sanitaire historique qui a emporté près de 3 millions de personnes dans le monde. À l’aune de ce chiffre, son impact sur les finances locales peut apparaître bien secondaire, même s’il s’est révélé significatif. Au sortir de cette séquence, une crise énergétique encore jamais connue se dresse devant tous les agents économiques et en particulier les collectivités, structurellement en charge d’un important patrimoine.

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C’est clairement un 3e choc énergétique que la planète connaît, comme quelques chiffres en permettent la mesure :

  • le prix de l’électricité était de 50 euros le mégawatt (MWT) sur la moyenne du premier trimestre 2021 , autour de 70 euros en moyenne lors du second trimestre ; au 22 juin 2022, il était supérieur à 300 euros !
  • le prix du baril de pétrole brut a oscillé entre 20 et 60 dollars en 2020. Il le fait dorénavant entre 110 et 120 dollars depuis mars 2022;
  • le cours du gaz est mesuré en MBTU c’est-à-dire Million de British Thermal Unit (304,8 mètres cubes de gaz = 1 MBTU). Il a passé le premier semestre 2022 en deçà de 2 dollars et a grimpé depuis jusqu’à 9 dollars ces dernières semaines.

Si les ménages bénéficient d’un certain nombre de tarifs « administrés », ce n’est pas le cas des collectivités qui, comme tout agent économique, se fournissent sur le marché concurrentiel.

cours énergie 2019-2022

Un budget important

Or, les dépenses d’énergie constituent un poste budgétaire majeur pour les collectivités locales en particulier pour le bloc communal qui exige un important patrimoine pour assumer ses compétences (écoles, crèches, gymnases, centres nautiques, centres sociaux , locaux associatifs, établissements culturels…) et gère l’éclairage public.

Pour une commune normalement constituée, les dépenses d’énergie peuvent correspondre jusqu’à 3% de leurs dépenses de fonctionnement si elle opère l’éclairage public. Pour mieux appréhender ce qui se joue, la hausse réelle ou encore à ce stade potentielle des dépenses énergétiques est susceptible de retrancher 10% d’autofinancement brut à l’exercice 2023… Sans beaucoup d’espoir de les retrouver.

Ce choc énergétique devient donc un vrai choc financier qui va s’impacter en 2022 , 2023 et 2024 selon les marchés que les collectivités avaient passés.

L’exercice 2023 sera indéniablement l’année qui devra amortir le plus gros choc… alors même que la préparation budgétaire du BP 2023 devait par ailleurs absorber une inflation très significative. Une telle contrainte exige une vive réaction de la part des collectivités.

D’abord mieux acheter son énergie qui exige dorénavant une ingénierie experte : les collectivités ne doivent pas hésiter à se faire assister par un consultant sur ce sujet d’une grande complexité. Ensuite bien distinguer les mesures court-termistes qui peuvent générer des effets immédiats des mesures moyen-long termistes qui n’en sont pas moins indispensables.

Agir au plus vite

En gestion patrimoniale, moins consommer d’énergie se traduit naturellement par une gestion différente des températures.

En période hivernale, celles-ci sont admises au niveau suivant :

  • dans les bureaux, médiathèques, écoles : 19 °C ;
  • dans les crèches : 21 °C ;
  • dans les gymnases, palais des sports : 14 °C (vestiaires 19 °C) ;
  • dans les piscines et hall : 27 °C (eau grand bassin 28 °C, eau bassin ludique 29 °C et vestiaires 24 °C) ;
  • quant à l’été, avec la climatisation : 26 °C.

Modifier d’un degré la température génère 8% d’économie et c’est un choix que certaines collectivités instruisent pour l’hiver prochain afin de contenir la dérive de leur facture.

Les beaux jours venus, l’occultation des surfaces vitrées et la pose de stores peuvent édulcorer la température de plusieurs degrés. L’éclairage public offre plusieurs leviers si la gestion centrale des points lumineux est possible, même si ces décisions sont largement conditionnées par la sécurisation de la voirie et de l’espace public.

La diminution de l’intensité lumineuse de 50 %, en particulier la nuit pour la rendre plus acceptable : par exemple sur une tranche 22 heures-6 heures. L’extinction totale à partir d’un horaire marquant la fin de soirée (entre 22 heures et 24 heures).

Le parc automobile offre des marges de manœuvre très rapides : en réduisant les kilométrages, en modifiant les modes de transport, et en décarbonant la flotte.

Investir massivement pour économiser

À moyen/long terme, les collectivités doivent absolument accélérer la rénovation thermique de leur patrimoine bâti, stimulées en cela par le décret Tertiaire.

Ce dernier, entré en vigueur fin 2019, précise les modalités d’application de la loi Elan sur les objectifs de réduction de la consommation énergétique des bâtiments à usage tertiaire dont la surface dépasse 1000 m². À noter que les industriels sont également concernés dès lors que la surface cumulée des bâtiments (ou partie de bâtiment) à usage tertiaire présents sur site (bureaux, restauration…) dépasse cette valeur. La superficie cumule plusieurs étages et plusieurs bâtiments. Les objectifs de consommation énergétique sont fixés par décennie, soit une réduction de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, réduction faite par rapport à une année de référence, ne pouvant être antérieure à 2010.

Les travaux neufs sont quant à eux soumis à la RE2020 qui est une exigence environnementale synonyme de grandes vertus en matière de sobriété énergétique. L’éclairage public doit aussi être lourdement investi afin d’achever la mutation vers la led nettement moins gourmand.

De plus, les collectivités doivent développer les capacités de production d’énergie afin de favoriser leur autoconsommation. Utiliser chaque mètre carré disponible pour installer du photovoltaïque ou de l’éolien horizontal doit être étudié… voire des mini-centrales hydrauliques.

Enfin, pour ceux qui en ont la taille critique, développer des réseaux de chaud et de froid publics afin d’y raccorder tant les besoins privés que publics constitue aussi un excellent palliatif à la dépendance aux marchés de l’énergie devenus fous.

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Commentaires

Comment faire face au 3e choc énergétique

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Odin

01/07/2022 12h14

Pourquoi ne précisez-vous pas que non seulement la France est autosuffisante en électricité, mais en plus, elle est à 93% décarbonée. Mais notre pays subit en fait les conséquences du mécanisme européen de fixation des prix basé sur les cours du charbon et du gaz et sur les prix de la tonne de CO2.
Donc rien à voir avec une pénurie ou une surconsommation en France.

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