Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club RH

Prévention

Les tabous sur l’alcool au travail enfin brisés

Publié le 29/06/2022 • Par Maud Parnaudeau • dans : Actu expert santé social, France, Toute l'actu RH

Alcool_travail
Adobestock
Grâce à une démarche globale de prévention des conduites addictives au travail, la parole des agents s’est libérée.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Dix ans, c’est le temps qu’il aura fallu à ­Alfortville pour adopter le principe du « zéro alcool » dans ses pots. « En 2007, c’était inconcevable, en 2015 c’était presque devenu banal, mais ce n’est qu’en 2017 que cela a été véritablement acté », rapporte Marie ­Sartori, cheffe du service « prévention, santé et sécurité du travail ». Cette mesure fait partie du protocole interne de prévention des conduites addictives en milieu professionnel, dont l’élaboration a débuté il y a quinze ans.

La collectivité ne disposait alors d’aucun cadre ni outil pour gérer les situations d’agents en état d’ébriété ou en proie à des difficultés avec l’alcool. « Nous étions interpellés par des managers qui ne savaient pas comment ils devaient réagir, quels étaient leur rôle et leur responsabilité », se souvient Marie Sartori.

Deux groupes de travail ont été constitués pour conduire la démarche : l’un sur la prévention individuelle et collective, l’autre étant chargé d’élaborer une proposition de protocole à intégrer au règlement intérieur. Il a fallu de multiples réunions avant de parvenir à un consensus. « Tout le monde n’avait pas envie du même cadre », se ­souvient Marie Sartori.

En 2010, une première version du document, ciblant le risque alcool, est validée par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), après consultation et avis des managers et des agents. Il rappelle la réglementation et donne la marche à suivre quand un agent est en état, ou suspecté, d’ébriété (personnes à contacter, conditions d’utilisation des éthylotests, etc.).

Affichage, lettre, dépliant

Pour en expliquer le contenu, une cinquantaine de réunions ont été organisées dans les services pendant près de deux ans. Après une première évaluation, de nouveaux objectifs ont été définis, tels « intégrer la prévention dans l’organisation du travail » et « apporter une connaissance générale sur les conduites addictives ». Entre 2012 et 2017, un important travail de communication est mené au moyen d’une campagne d’affichage, de la lettre RH « addiction en milieu du travail », d’un dépliant sur les ­cocktails sans alcool…

Le protocole a ensuite régulièrement été mis à jour au regard des propositions d’amélioration formulées par les managers (ce sont eux qui ont demandé les tests salivaires pour le cannabis et la fin de l’alcool dans les pots) et des difficultés qu’ils rencontraient pour sa mise en œuvre. « Par exemple, les pompiers ne voulaient pas intervenir alors que c’était, au départ, la première étape de notre procédure. On l’a remplacée par un appel au 15 ou à SOS Médecins », indique Marie Sartori.

Pas de stigmatisation

La collectivité s’est fait accompagner dès le début par le centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d’Ile-de-France et a reçu l’appui d’un assistant social du centre de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) de Choisy-le-Roi. « J’ai notamment organisé des ­ateliers sur les cocktails sans alcool, avec des simulateurs d’alcoolémie… On a réfléchi à ce qu’on pouvait faire quand un agent est en difficulté sans le stigmatiser et comment faire le lien avec les structures spécialisées », indique Gérard Gaultier, assistant social ­coordinateur du CSAPA.

Les agents et les managers connaissent désormais les règles, « mais il faut toujours avoir une attention pour inscrire le sujet dans le quotidien et le fonctionnement de l’organisation. Il faut énormément de patience et de temps pour faire évoluer les représentations et les pratiques », constate Marie Sartori.

« Il ne faut pas avoir qu’une approche individualisée »

« Il peut exister un lien entre travail et consommation de substances psychoactives. Parfois, l’alcool est un moyen de se protéger de la dureté des conditions de travail, explique

Marie-France Custos-Lucidi

Marie-France Custos-Lucidi

, psychologue clinicienne du travail, auparavant en poste à Alfortville. C’est une stratégie de défense. Raison pour laquelle il ne faut pas avoir qu’une approche individualisée. Il faut questionner le travail et l’impact qu’il a sur les comportements addictifs. La commission “santé” de la collectivité analyse, en pluridisciplinarité, les situations individuelles et identifie les actions collectives à mettre en place. Les partenariats avec des structures extérieures sont indispensables car les prises en charge sont nécessairement plurielles. L’un des enjeux est d’ailleurs de faire prendre conscience aux managers que ce n’est pas à eux de traiter directement les situations. Leur rôle est de signaler et d’orienter. »

Réagir à cet article
marche online

Aujourd'hui sur le Club RH

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Les tabous sur l’alcool au travail enfin brisés

Votre e-mail ne sera pas publié

Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement