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Mobilité

Les commerces en centre-ville dépendent-ils de la voiture ?

Publié le 01/07/2022 • Par Géraldine Langlois • dans : Innovations et Territoires, Régions

Grand Place Lille
Ralfik D — Fotolia.com
Le lien entre fréquenta­tion des commerces et usage de la voiture faisant débat, une étude a été menée à Lille. Les automobilistes sont moins captifs que prévu.

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[Lille (Nord) 234 500 hab.] Quel impact a la voiture sur le dynamisme commercial des centres-villes ? « Le sujet est hyper-polémique, avec, d’un côté, des riverains qui ont une forte appétence pour un rééquilibrage de l’espace public et des élus engagés sur un programme électoral ; de l’autre, des commerçants arc-boutés sur l’idée que beaucoup de leurs clients viennent en voiture. Mais ce n’est pas basé sur des études objectives », pointe Mathieu Chassignet, ingénieur « mobilités et qualité de l’air » à l’Agence de la transition écologique (­Ademe). Il a donc décidé de réaliser une étude sur le cas lillois.

En octobre 2021, en semaine et le week-end, 220 personnes ont ainsi été interrogées sur la manière dont elles s’étaient rendues dans trois quartiers du centre-ville. Les questions ont été préparées avec la Fédération indépendante du commerce de la métropole européenne de Lille (­Ficomel). Les résultats montrent que les personnes ayant utilisé la voiture sont finalement peu nombreuses (21 %), moins que celles ayant pris les transports collectifs (28 %) et bien moins que les piétons (42 %). Deux tiers des personnes interrogées arrivaient d’ailleurs de Lille ou de moins de 5 kilomètres alentour.

Vases communicants

De plus, près de neuf personnes venues en voiture sur dix utilisent parfois d’autres moyens de transport pour rejoindre le centre-ville, que ce soient les transports en commun (58 %), la marche (16 %) ou le vélo (13 %). Sept sur dix concèdent que, si elles n’avaient pas pu utiliser la voiture ce jour-là, elles se seraient quand même rendues dans le centre, mais autrement.

« Cela nous a un peu étonnés­ », signale ­Mathieu ­Chassignet. Mais, selon lui, « ce sont des vases communicants : si, demain, davantage de place est accordée à la voiture, il y aura des automobilistes en plus, certes, mais aussi des piétons ou des usagers des transports en commun en moins. Et s’il est plus facile d’entrer en ville en voiture, en sortir le sera aussi pour se rendre, par exemple, au centre commercial voisin. »

Alors qu’il est reproché au plan de circulation, mis en place en 2019, d’avoir compliqué l’accès et le stationnement au centre-ville, les automobilistes les estiment plutôt faciles. Enfin, plus des trois quarts des répondants sont favorables au renforcement des mobilités alternatives, à la limitation de la vitesse à 30 kilomètres/heure et à la piétonnisation de l’hyper-centre le samedi.

Enjeu du premier kilomètre

Ces résultats n’ont « pas vraiment surpris » Jacques Richir, élu chargé des mobilités : ils confirment son « intuition » sur l’importance des déplacements à pied. Selon lui, le chiffre d’affaires des commer­çants pâtit davantage de la concurrence des grandes surfaces et de l’e-commerce que du plan de circulation.

Hélène Natier, présidente de la ­Ficomel, affirme au contraire que 66 % de ses clients ne viennent plus à cause du nouveau plan de circulation. Des personnes de plus de 50 ans au fort pouvoir d’achat et qui ne prennent pas les transports en commun, ajoute-t-elle. « Pas surprise » non plus par les résultats de l’enquête, elle en relativise la portée : l’âge des répondants n’a pas été recueilli et, surtout, les personnes qui ne fréquentent plus le centre-ville n’ont pas été interrogées.

Elle reconnaît que la piéton­nisation du centre-ville le samedi amène un nouveau public, plus jeune, mais dont le panier d’achat est inférieur à celui des clients qu’on ne voit plus. « La société évolue… ces personnes consomment différemment. A nous de nous adapter », note-t-elle, fataliste. Pour Jacques Richir, il s’agit d’« adopter des stratégies sur le premier kilomètre », comme l’enlèvement de marchandises, la livraison et le dépôt près des parkings en périphérie de produits achetés en magasin.

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Commentaires

Les commerces en centre-ville dépendent-ils de la voiture ?

Votre e-mail ne sera pas publié

EL

05/07/2022 09h36

Bonjour, Il aurait été plus judicieux de questionner les consommateurs qui ne sont pas et ne vont pas dans ces quartier commerçants car inaccessibles. Votre enquête aurait été plus juste. Il est bien évident que ceux qui viennent en voiture sont peu puisqu’ils ne viennent déjà plus et j’en fait partie.
Cordialement

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