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Mobilité

Pourquoi le covoiturage mérite encore un coup de pouce

Publié le 27/06/2022 • Par Nathalie Arensonas • dans : actus experts technique, France

Covoiturage
Jean-AdobeStock
Le covoiturage domicile-travail explose, mais, pour changer la donne, le duo employeurs-collectivités doit en faire encore plus.

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Si BlaBlaCar a démocratisé l’idée de partager sa voiture sur un voyage longue ou moyenne distance pour réduire la facture de carburant, ce sont seuls au volant que les Français vont travailler. Selon le baromètre de l’auto­solisme daté d’avril 2022, huit automobilistes sur dix roulent encore tous les jours en solo. Le court-­voiturage, c’est-à-dire le covoiturage pour les trajets courts, lancé il y a plus de dix ans par des start-up, ne prenait pas. Jusqu’au jour où le prix de l’essence a dépassé le seuil psychologique des 2 euros.

Au mois de mai, on comptait 434 000 trajets du quotidien covoiturés via les plate­formes de mise en relation (le covoiturage informel, en famille ou entre amis, n’est pas mesurable), contre près de 183 000 en janvier. Cinq fois plus qu’il y a un an, en période de ­restrictions Covid.

Pas assez de voitures partagées

Les applis de mise en relation sont en surchauffe : les « lignes » de covoiturage développées par Ecov (sans réservation et avec des arrêts matérialisés) ont vu leur fréquentation quintupler. « Depuis début 2022, le nombre de trajets covoiturés a augmenté de près de 70 % sur notre application », pointe ­Olivier Binet, fondateur de Karos.

Les autres principaux opérateurs, Klaxit et BlaBlacarDaily, partagent ce constat. Mais le potentiel serait plus important si tous les candidats au covoiturage trouvaient un véhicule, surtout en zone rurale ou péri­urbaine, où l’on souffre le plus de la flambée des prix du carburant, plaident les opérateurs. Après avoir longtemps fait du surplace, ils pressent les employeurs, les élus et les responsables de campus à appuyer sur le champignon.

Il existe de fortes disparités locales : « Beaucoup de régions n’ont pas pris le volant du covoiturage, et les 40 plus grandes villes françaises non plus », constate ­Olivier Binet. « C’est en Normandie, dans le Grand Est et dans les Pays-de-la-Loire qu’il ­s’affirme le plus », constate David di Nardo, au sein de Klaxit. Récemment, la métropole de Rouen a été « victime » du succès des services subventionnés et a dû voter une rallonge budgétaire de 800 000 euros (1 million d’euros par an au total) pour indemniser les automobilistes de plus en plus nombreux à ouvrir leurs portières.

« Des centaines de milliers de Français se sont inscrits en quelques mois sur les applications, mais il n’y a pas assez de voitures partagées », constate pourtant le patron de Karos. En mai, l’observatoire du covoiturage du quotidien comptabilisait moins de 10 000 véhicules partagés chaque jour en France : cela fait « un très grand nombre de frustrés du covoiturage », regrette-t-il.

Implication des employeurs

« Les grandes absentes sont les entreprises, qui n’actionnent pas le forfait mobilité durable », reprend David di Nardo. De fait, l’implication des employeurs est cruciale pour massifier le covoiturage du quotidien. Plus les salariés d’un même site déposent d’offres, plus les possibilités de partager une voiture grandissent.

Les employeurs ont des outils pour encourager financièrement ces habitudes, avec le forfait mobilité durable qui rembourse les salariés covoitureurs jusqu’à 600 euros par an, exonérés de cotisations et de contributions sociales – 200 euros dans la fonction publique, à condition d’aligner 100 jours de covoiturage par an.

De leur côté, les collectivités peuvent subventionner les trajets pour que les passagers voyagent gratuitement ou presque, tandis que les conducteurs gagnent entre 2 et 4 euros par trajet. Efficace, cette incitation doit toutefois être pérenne. En juillet 2020, Ile-de-France Mobilités avait suspendu son financement quelques mois et les chiffres du covoiturage avaient chuté de 95 % sur le territoire francilien. Le moteur pour changer durablement les pratiques de déplacement, c’est le porte-monnaie.

« Nous avons lancé une appli pour encourager les alternatives à l’autosolisme »

VIRLOUVET Jerome_st lo agglo

Jérôme Virlouvet, vice-président de la CA Saint-Lô agglo (61 communes, 75 980 hab., Manche), chargé des mobilités

« Notre agglo est plutôt rurale, 85 % des trajets se font en voiture individuelle. Nous avons lancé une appli, Slam covoiturage en octobre 2021 pour encourager les alternatives à l’auto­solisme.

Pour le passager, le trajet coûte le prix d’un ­ticket de bus, 1,05 euro, sur un parcours de moins de 25 kilomètres, et 10 centimes par kilomètre au-delà. Le conducteur touche 2 euros. L’agglo finance la différence [budget annuel de 50 000 euros, ndlr], soit 95 centimes, dans la limite de deux trajets par jour ayant pour origine ou destination l’une des 61 communes. Au 8 juin, près de 5 000 trajets ont été covoiturés, avec près de 1 300 inscrits sur l’application. Onze entreprises, établissements, et le campus adhèrent au dispositif. »

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