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[Portrait] Jérôme Michon

Les marchés publics, autant en rire

Publié le 29/06/2022 • Par Gabriel Zignani • dans : Actu juridique, France

Jérôme Michon, Professeur en droit des marchés publics et privés à l'ESTP
Claude Almodovar/La Gazette
Jérôme Michon, le conseiller des collectivités territoriales ès marchés publics, auteur régulier pour « La Gazette », a fait du travail sur mesure son quotidien. Sans négliger l’humour.

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La passion est omniprésente. Quelle que soit la question posée, Jérôme Michon ne met que quelques dizaines de secondes avant de bifurquer pour raconter en détail une anecdote. Entendez : le montage d’un marché public pour l’un de ses clients. Du moins, quand on arrive à lui poser une question… On le sait éloquent lors des conférences dans lesquelles il intervient. Cela se perçoit aussi dans ses articles pour « La Gazette ». On aurait pu penser qu’un échange en visio le freinerait. Que nenni. Eloquent, il l’est dès que ça parle de marchés publics. On sent le vrai passionné. A un point tel qu’il a lu entièrement le code des marchés publics algérien à sa sortie, sans que cela lui soit utile dans le cadre de son travail !

Une matière « chiante »

Passionné, certes, mais lucide : « Les marchés publics, c’est une matière “chiante”. » C’est pour cette raison qu’il fait de l’humour lors de ses interventions, considérant que « les gens comprennent mieux » ainsi. Il en a même fait sa marque de fabrique (tout comme sa fameuse moustache). « La première fois qu’on le voit, on est impressionné. Avec son look, sa carrure, on dirait quelqu’un sorti d’un ministère. Mais, finalement, on se rend compte qu’il a beaucoup d’humour et, surtout, qu’il maîtrise­ très bien son sujet », témoigne ­Olivier ­­Darrouy, du syndicat mixte d’équipement des communes des ­Landes, qui l’a vu pour la première fois lors des journées d’information organisées par le CNFPT-Aquitaine­, et qui continue à travailler avec lui sur différents dossiers.

Jérôme Michon explique sa facilité à faire rire par les caractéristiques de la matière « marchés publics » : « Ce qui m’intéresse, c’est toutes ses dimensions. Le droit de l’urbanisme, je n’aurais pas envie d’en rire. Alors, oui, il faut un minimum maîtriser la matière, parce que je joue sur des subtilités. » Humour qu’il met parti­culièrement en œuvre durant les journées d’information ou les formations qu’il donne un peu partout en France pour le CNFPT ou « La Gazette ». On aimerait aussi être une petite souris pour l’observer en cours – qu’il dispense depuis 1998 à l’Ecole spéciale des travaux publics, du ­bâtiment et de l’industrie.

Pourquoi l’aime-t-il autant, cette matière « chiante » ? Réponse inattendue : pour l’amour des mots ! « Le juridique, c’est des mots. Beaucoup d’écrivains célèbres étaient juristes. » Ecrivain, il l’est lui-même. Il y a évidemment toute la panoplie de livres qu’il a écrits sur les marchés publics. Mais aussi son secret : il s’essaie au roman et au poème ! (impossible de mettre la main dessus). Selon lui, pas de doute, pour être juriste, on doit de toute façon aimer le mot. Au moins la lecture. « Sinon, il faut faire autre chose. »

On peut jouer

Cet amour du mot, il le met en pratique au quotidien. « Voyez le localisme, c’est interdit. Mais on peut travailler les mots pour y arriver, en écrivant par exemple “approvisionnement direct des produits de l’agriculture”. C’est romantique, mais ça veut simplement dire qu’on va acheter au producteur du coin. »

Jérôme Michon insiste sur le fait que les marchés sont une matière vivante – ce qui, il en convient, peut être pénible pour les praticiens –, avec laquelle on peut jouer. Entre droit et économie, car il s’agit aussi de réaliser des économies. Et lui – instant promo – aime faire de l’optimisation de la dépense publique. « On peut même passer des marchés à zéro euro ! Par exemple en en signant un avec un bureau d’études pour qu’il réfléchisse aux moyens d’optimiser la dépense énergétique sur tous les bâtiments de la collec­tivité. Et celui-ci se rémunérera sur les économies que vous réalisez. Faire des économies financières n’est pas difficile grâce à des marchés publics à zéro euro. »

La matière permet en outre une carrière diversifiée. Il a commencé par le contrôle de légalité des marchés publics en préfecture, a été journaliste chez nos confrères du « Moniteur », avant d’enfin trouver sa voie : être dans la pratique, « faire les choses lui-même », comme il dit.

Globe-trotter

C’est devenu son quotidien, par le biais de sa structure de conseil et de formation, qu’il a appelée sobrement « Institut de la commande publique » : monter des marchés publics sur mesure pour des structures de taille différente, du petit hôpital à la grosse collectivité, et inversement. « Il faut s’adapter à chaque situation, c’est ça qui me plaît. Je ne peux pas avoir un marché type que je copie-colle à l’infini. Un marché public, on le construit différemment à Paris et dans les Ardennes­, où la difficulté première est de trouver­ des entreprises qui vont soumissionner. J’aime aller sur place pour voir à quels problèmes ils sont confrontés. »

Jérôme Michon le fait avec rigueur. Ce n’est pas lui qui le dit, c’est ­Caroline Françoise­, responsable des marchés publics à Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) : « Il nous accompagne dans le cadre de deux opérations à fort enjeu. Il nous aide à nous projeter vers la ville de demain, plus résiliente et responsable. C’est précieux car avoir une vision transversale n’est pas toujours évident en tant que juriste. Il nous apporte également une rigueur juridique et financière. »

Il le fait partout sur le territoire. Et insiste dessus, s’auto­qualifiant de « globe-trotter des marchés publics ». Il a d’ailleurs deux bureaux : à Paris et à ­Marseille, « c’est-à-dire un en haut et un en bas ». Un choix qui n’a donc rien à voir avec la plage de sable fin à quelques minutes du bureau.

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