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Emploi

Collectivité cherche saisonniers désespérément

Publié le 14/06/2022 • Par Julie Krassovsky • dans : A la une emploi, Actu Emploi, Innovations et Territoires, Toute l'actu RH

Plage
photosainttropez - stock.adobe.c
Les collectivités retroussent leurs manches pour attirer des jeunes sur les emplois temporaires avec l’espoir de renouveler leur vivier et, qui sait, engendrer des vocations. Si l’emploi territorial est sous tension sur certains postes, les jobs saisonniers le sont aussi.

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Voilà trois ans que ­Gabriella, 25 ans, étudiante en psychologie du développement à la faculté de Lyon 2, passe l’un de ses deux mois d’été à visiter des personnes âgées habitant ­Caluire-et-Cuire (850 agents, 43 300 hab., métropole de Lyon). Embauchée par le CCAS, dans le cadre du programme « emploi solidarité été » créé en 2012, elle assure, avec son binôme, des visites de courtoisie à ces aïeuls isolés, une aide aux courses alimentaires ou leur transport éventuel vers un rendez-vous médical. Un job d’été rémunéré dont elle a eu connaissance par sa mère, elle-même agente de la mairie.

Recrutement de masse

« On ne pense pas vraiment à aller vers les collecti­vités pour des missions saisonnières, la plupart de mes amis trouvent des jobs d’été dans le secteur de l’animation ou dans la restauration », précise ­Gabriella. En Auvergne – Rhône-Alpes, comme ­ailleurs, le domaine de l’animation n’est pourtant pas le seul pourvoyeur d’emplois temporaires. La plupart des communes littorales embauchent nombre de jeunes pour la ­surveillance des plages et des piscines. Si ces jobs réclament, a minima, un diplôme spécifique, d’autres offres sont accessibles sans aucune qualification.

« Nous cherchons, cette année, plus de 200 saisonniers pour exercer des missions en bibliothèque, dans les parcs et jardins en tant qu’agents d’accueil ou afin d’assurer des petits travaux dans nos nombreux équipements sportifs », détaille ­Florian Glay, directeur des ressources humaines de la ville de ­Pantin.

En Haute-Garonne, la communauté d’agglo­mération du ­Muretain (26 communes, 1 800 agents, 121 900 hab.) recherche des agents d’entretien polyvalents, des surveillants de déchetterie et des ripeurs. « Le recours aux saisonniers est essentiel car il permet d’assurer la continuité du service et d’offrir à certains jeunes du territoire un emploi estival. Cependant, nous observons, chaque année, une baisse des candidatures, notamment sur les postes sans qualification », constate ­Corinne ­Claveau, responsable du service « compétences, emploi et formation ». Pour 80 postes à pourvoir (comprenant les fonctions d’animation), l’interco a enregistré seulement une centaine de candidatures contre 150 en 2021 et plus de 200 à 300, il y a encore quelques années.

Savoir-être et motivation

Afin de contrer ces défections, les collectivités revoient leur approche. Elles s’appuient désormais sur deux leviers : un allègement des critères de sélection et une communication de masse proactive et dépoussiérée. La tension générée par les besoins entraîne, de fait, une baisse d’exigence. « Pour les espaces verts par exemple, nous recrutions principalement des jeunes en orientation scolaire dans le secteur arboricole, ce n’est plus le cas aujourd’hui » vu les tensions sur le marché, souligne ­Sophie ­Recoursé, au CDG des Côtes-­d’Armor. Pour candidater, il faut généralement avoir plus de 18 ans, être polyvalent et aimer travailler en équipe.

« Hormis pour les postes qui réclament un diplôme spécifique, le savoir-être et la motivation suffisent », confirme ­Aude ­Fournier. La directrice adjointe de la transformation de la ville de ­Marseille (12 000 agents, 870 700 hab.) est engagée dans un grand plan d’embauche estival, qui monte à plus de 500 saisonniers. Si beaucoup de postes concernent la baignade, ­l’accueil et la surveillance des salles de musée ne sont pas en reste. Tout comme le travail dans les cimetières ou sous la casquette d’adjoint technique. Dans le domaine culturel, la ville peut compter sur un vivier important, constitué par les étudiants qu’elle embauche pendant les vacances scolaires annuelles. Malgré tout, l’effectif n’est pas encore au complet.

Plan de com’

Car le recours au bouche-à-oreille ou aux enfants des agents ne suffit plus à remplir les quotas. « Ce mode opératoire ne nous permet pas d’être sereins, l’idée est désormais de nous ouvrir à de nouveaux profils », indique ­Aude ­Fournier. Pour la première fois cette année, la cité phocéenne a mis en branle un grand plan de communication sur ses réseaux locaux et en ligne, et sur les sites d’emplois locaux. Elle a même placardé des affiches un peu partout dans la ville, y compris sur le mobilier urbain ! Si les encarts concernaient uniquement les postes de baignade, ils ont attiré l’œil de Juliette, 22 ans. Etudiante en BTS de management sportif, la jeune fille n’a pas le diplôme pour postuler à un poste de surveillante de baignade, alors elle a candidaté pour œuvrer cet été au sein des équipements sportifs de la ville. « Sans cette annonce, je n’aurais pas eu l’idée de me tourner vers la mairie. »

Repérer des profils et les fidéliser, c’est tout l’enjeu des jobs d’été, notamment sur des postes en tension. « Il y a une grande pénurie ­d’assistantes sociales au niveau de tous les CCAS… Nous avions un temps recruté une ex-saisonnière comme contractuelle mais, après la réussite de son concours, elle est partie dans une autre commune », déplore ­Djamila Villy-­Slimani, directrice du CCAS de Caluire-et-Cuire. Si ces postes d’appoint peuvent servir à évangéliser les jeunes sur l’emploi public, les fidéliser est une tout autre histoire.

Conditions

Selon l’article 3 de la loi du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale, les collectivités territoriales et leurs établissements « peuvent recruter temporairement des agents contractuels sur des emplois non permanents pour faire face à un accroissement saisonnier d’activité ».

En période d’accroissement temporaire des risques, un engagement de sapeur-­pompier volontaire peut être souscrit pour une durée allant de un à quatre mois. Les personnes recrutées doivent satisfaire les conditions requises par le code de sécurité intérieure (art. R.723-91 et R.723-6).

Les outils d’embauche dépoussiérés

Pour aller chercher les jeunes sur leur terrain, les annonces sur les réseaux sociaux les plus populaires sont désormais incontournables. S’y ajoutent des campagnes d’affichage avec liens et QR codes qui permettent aux candidats de se connecter directement sur les ­plateformes de recrutement. Celles-ci ont aussi été revues, comme à l’agglo du ­Muretain qui a mis en place un questionnaire facilitant la gestion des candidatures.

Tous les postes sont assortis d’informations complémentaires telles que les amplitudes horaires des ripeurs, la possibilité de travailler en soirée (domaine culturel) ou le besoin d’une voiture. De plus, aucun questionnaire n’est validé si le CV et la lettre de motivation ne sont pas téléchargés. Autre format qui monte : le job dating pour recevoir les candidats.

Des missions qui doivent servir de tremplin

Sophie Recoursé, responsable du service des missions temporaires

Situé dans un département très rural, le CDG des Côtes-d’Armor dispose d’un service « emploi » proactif sur les missions temporaires qui gère en moyenne 150 offres d’emploi chaque été, émanant des communes du territoire. Un dynamisme qui ne suffit pourtant pas. « L’année passée, une zone a connu des difficultés pour trouver des candidats afin d’assurer des fonctions d’accueil polyvalent en mairie. Nous avons alors réalisé un sourcing ciblé à l’université de Rennes 2, à ­Saint-Brieuc, auprès d’étudiants en gestion et en droit », rapporte ­Sophie ­Recoursé, responsable du service des missions temporaires. Formés sur quatre semaines à des savoirs théoriques, par exemple sur l’état civil, ils n’ont toutefois pas rempilé.

« Nous sommes conscients qu’il nous faut travailler sur notre marque employeur et nous doter d’une bannière fédératrice entre nos quatre CDG pour mettre en avant le tremplin que représentent les missions temporaires. » Cette marque employeur devrait voir le jour d’ici l’automne.

Contact : Sophie Recoursé, 02.96.58.64.00.

Un QR code a suscité de nombreuses candidatures

Florian Glay - IMG_1879707_01.jpg

Florian Glay, directeur des ressources humaines

Afin de pourvoir les quelque 200 postes saisonniers ouverts aux jeunes de 18 à 25 ans, Pantin a décidé cette année de chambouler ses habitudes et d’élargir son panel de candidats. « La ville est très peu identifiée comme employeur et c’est un paradoxe car nous avons des besoins. Nous ne pouvons plus recruter par petites annonces, il faut aller au-devant des jeunes », assure ­Florian Glay, qui a pris ses fonctions de directeur des ressources humaines à la ville il y a seulement quelques mois.

Pour ce faire, la commune a répandu sa campagne « Pantin recrute » sur tous les réseaux sociaux, doublé par des encarts dans toute la ville, les maisons de quartier et les missions locales. L’email n’étant pas le médium préféré de la jeunesse, un QR code sur les affiches renvoyait directement sur la page de recrutement de la ville.

Il suffisait ensuite de cocher les trois domaines d’activité et d’y associer un CV et une petite lettre de motivation. « Une fois les candidatures dépouillées – nous en avons reçu plus de 300 –, nous avons fléché les candidats, en fonction des domaines de leur choix, vers les services recruteurs concernés. Ces derniers les ont accueillis en groupe pour ensuite procéder à des entretiens individuels. » Et si, cette année, l’accueil des candidats n’a pas été possible sous la forme de journées « job dating », le directeur compte bien y parvenir l’année prochaine.

Contact : Florian Glay, 01.49.15.41.04.

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