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Santé publique

Gestion des addictions : les travailleurs sociaux concernés

Publié le 13/06/2022 • Par Séverine Cattiaux • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, Métier et carrière santé social, Toute l'actu RH

Addiction-alcool-jeunes
stokkete - Fotolia
Si l'addiction est souvent vu sous le seul prisme du sanitaire, la formation des travailleurs sociaux à cette question permettrait une meilleure prise en charge.

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Comment les experts entrevoient-ils l’évolution des politiques autour des addictions  ? Quelles sont les tendances à réfréner et les orientations à encourager ? Des questions auxquelles ont tenté de répondre les participants de la dernière plénière du congrès de la Fédération Addictions, à Grenoble, le 20 mai 2022.

Repérer et reproduire les « pratiques probantes»

Il faudra davantage diffuser et généraliser « les pratiques probantes » dans le secteur des addictions. Tel est l’un des vœux que formule pour les prochaines années, Michel Laforcade, ancien directeur général de l’ARS Nouvelle-Aquitaine et rapporteur national de la mission sur l’attractivité des métiers de l’accompagnement à la personne dans le cadre du Ségur de la santé. Il serait profitable à tous que « les innovations et pratiques probantes fassent système », poursuit-il.

Mais on en est loin. Le hic ? Un manque de visibilité de ces expériences, selon Michel Laforcade qui propose de créer « un observatoire des innovations dans le champ de l’addiction ». Qui pour s’en occuper ? Les ARS. Les bonnes pratiques sont aussi à aller chercher à l’étranger, renchérit Benjamin Rolland, psychiatre et addictologue, PU-PH, responsable du service universitaire d’addictologie de Lyon. « Nous devons aller voir ce qu’il se passe ailleurs, échanger avec les praticiens des autres pays. Ces comparaisons font ressortir les forces et les faiblesses de notre système de santé. »

Outiller les médecins…

Beaucoup de personnes souffrent d’addiction et sont dans le déni. Les médecins demeurent, pour ces personnes, le premier et le seul recours. Sauf que ces derniers « ne sont pas outillés pour prévoir ce type de prise en charge » observe Michel Laforcade. Outre un manque de formation, la rémunération à l’acte « n’est pas facilitante ». Une réforme semble nécessaire, de l’avis de l’ancien directeur de l’ARS pour parer ces écueils.

« Si on perd les généralistes, on va s’appauvrir dans le rapport “in between” de notre discipline à l’interstice de nos professions » redoute, pour sa part, Benjamin Rolland. L’addictologie médicale dérive tout doucement vers une branche spécialisée de la psychiatrie, observe, inquiet, celui qui est lui-même psychiatre. Au contraire, le contingent des médecins qui se spécialisent en addictologie, ne cesse de diminuer.

… et les professionnels du social

Dans le social et médico-social, les professionnels sont, eux aussi, bien souvent en première ligne face à des publics aux prises avec les addictions, relève Marine Jeantet, déléguée interministérielle à la prévention à et la lutte contre la pauvreté. Et d’illustrer son propos avec le cas des éducateurs de l’aide sociale à l’enfance. Ces professionnels s’occupent de Mineurs non accompagnés qui ont vécu des « parcours terribles » et, avec cela, rencontrent parfois des problèmes d’addiction.

En formant les travailleurs sociaux à ces pratiques, ces derniers seraient moins démunis face à ce phénomène, et en capacité de « faciliter le parcours amont des patients » est d’avis Marine Jeantet.

Approche globale et coordination des parcours

L’efficience de l’intervention des professionnels passe par le développement du travail en transversalité, soutient également Michel Laforcade, avec ce corollaire : la création de « nouveaux métiers du parcours et de la coordination ». Un modèle existe, indique l’ancien directeur d’ARS, celui des plateformes territoriales d’appui (PTA) constituées pour que des coordinateurs mettent en lien l’ensemble des acteurs, fluidifient les parcours des personnes et leur évitent des ruptures de prise en charge…

Dans cet esprit de prise en charge globale des patients, Marine Jeantet cite l’exemple du nouveau dispositif Contrat d’engagement jeune ciblé vers les « jeunes en rupture » qu’elle a mis en place. L’originalité ? Ces jeunes seront suivis par un seul et même référent formé aux problématiques du sans-abrisme, des troubles psy et addictologiques.

Toutefois ce genre de dispositif n’est pas aisé à démultiplier, considère Marine Jeantet. « Ce n’est pas seulement un problème de financement et de moyens, mais un problème de pratiques professionnelles, de fonctionnement aussi, de la méconnaissance des autres acteurs. »

Recherche et patients experts

Pour avoir vécu l’aventure du baclofène, Pascal Gache, médecin spécialisé en addictologie en Suisse croit beaucoup à l’implication des patients eux-mêmes pour bousculer les pratiques. « On a vu des associations d’usagers orienter les débats, modifier le cours des choses. » Sans le combat du collectif de patients Baclohelp, qui a porté l’affaire en justice, la limitation de la posologie baclofène serait toujours maintenue et le traitement inopérant.

«Il faut désormais sortir de l’idéologie de la bienveillance, et s’interroger sur ce que veulent vraiment les patients » estime Pascal Gache. Le médecin a, également, bon espoir que les labos découvrent de « nouveaux médicaments plus puissants pour le bien des personnes qui en bavent ». Cela ne pourra toutefois, se faire que si la recherche y est encouragée. Les neurosciences devraient également continuer à apporter leur lot de connaissance, en fait le pari le médecin suisse, pour aider à mieux comprendre tous les versants de la prise en charge, les tenants et aboutissants de l’addiction, du décrochage, des rechutes…

Pour des financements à la hauteur des enjeux

« L’ARS nous a dit : il faut que vous vous occupiez des personnes ukrainiennes qui ont des problèmes d’opioïdes, mais sans argent supplémentaire à la clé. Sur les Centres de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), l’enveloppe des traitements de substitution aux opiacés n’a pas bougé depuis des années. De manière générale, il faut supplier l’ARS pour avoir l’augmentation d’un petit iota alors même que les demandes soit du terrain ou du financeur lui-même ne cessent d’augmenter ! » Se faisant le porte paroles de ce que vivent bon nombre de professionnels dépendant des financements de l’ARS, Benjamin Rolland a appelé de ses vœux un système de financement plus évolutif et en adéquation avec les besoins. « Si on veut que les acteurs aient des idées innovantes, il faut aussi que les financements le soient », a ainsi lancé le responsable du service universitaire d’addictologie de Lyon.

D’autant qu’à côté des addictions aux substances sont en train de monter en flèche les comportements addictifs liés aux écrans, jeux vidéo en ligne, réseaux sociaux, touchant les jeunes et moins jeunes. Le fléau n’en est qu’à ses débuts, et ce sont des cohortes de « médiateurs » qu’il va sans doute falloir former, présage Marine Jeantet. « On n’a jamais autant financé ces pratiques addictives que ces dernières années » a souligné, graphique à l’appui, Jean-Félix Savary, secrétaire général du groupement romand d’étude des addictions. Entre 2005 et 2022, les industriels de la tech ont non seulement détrôné les autres secteurs mais leurs capitaux atteignent des montants jamais égalés.

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