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Métier : Inspecteur de salubrité

L’inspecteur de salubrité : sur tous les fronts, de l’habitat indigne à la qualité de l’air

Publié le 16/06/2022 • Par Julie Snasli • dans : Actu Emploi, France, Métiers et concours, Toute l'actu RH

Habitat_indigne
Adobe Stock
Les collectivités se disputent les inspecteurs de salubrité expérimentés, rompus aux territoires complexes. Toutes ne peuvent offrir des conditions de travail attractives.

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Sept agents en trois ans. Depuis sa prise de poste d’inspectrice de salubrité à la ville de Drancy (1 684 agents, 72 400 hab., Seine Saint-Denis), en 2018, Yasmina Bellara a assisté à un turnover important des techniciens sanitaires.

Peu connu, sans formation type, le métier s’apprend sur le tas, quand les pairs trouvent le temps de former les novices. Désormais directrice du pôle « hygiène, sécurité et habitat opérationnel, lutte contre l’habitat indigne », Yasmina Bellara cherche à recruter un troisième inspecteur, spécialisé « habitat indigne ». Elle a reçu de nombreuses candidatures, mais le poste reste à pourvoir : « D’ordi­naire, on recrute en interne, mais je n’ai plus le temps de former les débutants. Je recherche des agents expérimentés. »

Relations conflictuelles

Or, ceux-là, rompus aux territoires complexes, comme en Seine-Saint-Denis, sont très demandés. Et beaucoup privilégient des communes aux problématiques moins lourdes. Hygiène alimentaire, ­sécurité des bâtiments, qualité de l’eau et de l’air, pollution des sols, risques technologiques ou sociaux… « A Drancy, on prête aussi main-forte à la police municipale pour les chiens mordeurs. On passe d’une mission à l’autre. » Tout l’intérêt du métier, pour Yasmina Bellara, qui reconnaît néanmoins un risque de surmenage. « C’est intense. Nous sommes en relation avec la précarité. Il y a des visites marquantes. Sans parler des relations conflictuelles avec les personnes contrôlées. »

Poids de l’isolement

Julien Dhervillez, ancien responsable du service d’hygiène et de santé de Drancy, a quitté la ville après quinze ans de services en raison de ­l’insécurité : « J’ai été agressé et ai reçu des menaces de mort. » Inspecteur de salubrité à Nantes métropole (24 communes, 7 609 agents, 656 300 hab.) depuis 2020, il apprécie de travailler sur d’autres thématiques que l’habi­tat indigne. En outre, précise-t-il, « les moyens financiers et l’organisation de traitement sont incomparables. Ici, les inspecteurs ne gèrent pas le relogement ou les travaux ­d’office. Les dossiers sont aussi moins lourds qu’en Ile-de-France ».

Le centre interdépartemental de gestion de la petite couronne a publié un guide en début d’année pour aider les DRH à mieux recruter et à fidéliser les inspecteurs. Autonomie, rémunération, perspectives d’évolution… plusieurs leviers de fidélisation ont été identifiés. Le sentiment de solitude comptant parmi les enjeux majeurs, il est nécessaire de renforcer les synergies avec d’autres services : l’assistance sociale, les affaires juridiques, la police municipale. A ­Drancy, « celle-ci vient dès qu’on la sollicite­, c’est une chance », souligne Yasmina ­Bellara.

Pour gonfler les rangs de demain, elle donne des cours à l’IUT de Saint-Denis. Deux des seize étudiants de cette année envisagent une carrière d’inspecteur de ­salubrité.

« Il existe une culture du “prendre sur soi”  »

 

Estelle Bouchetard

Estelle Bouchetard

 « Le métier est très exigeant », estime Estelle Bouchetard, chargée d’études et conseil RH au service « emploi études » au CIG petite couronne (345 collectivités affiliées, 150 000 agents). « L’inspecteur de salubrité doit être au fait de l’actualité réglementaire, des process­ administratifs et des nouvelles techniques de diagnostic. La dimension psychosociale tient une place majeure. Lors des échanges qui ont ­nourri l’étude du CIG, j’ai trouvé les inspecteurs très humbles, il existe cette culture du “prendre sur soi”. Il est important de les accompagner, de proposer une écoute psychologique, mais toutes les collectivités n’en ont pas les moyens.  Les recrutements sont aussi trop longs : trois mois peuvent s’écouler entre l’entretien et la réponse, il y a de la déperdition. Pour les métiers en tension, il ­faudrait des procédures express. Si la collectivité peine à recruter des techniciens sanitaires, elle peut envisager de leur fournir une assistance administrative. Il y a un équilibre à trouver, en fonction des contextes locaux. » 

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