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Formation

Formation : une approche globale pour mieux accompagner les exilés

Publié le 09/06/2022 • Par Solange de Fréminville • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France, Métier et carrière santé social, Toute l'actu RH

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stadtratte / Adobe Stock
A l’Université de Montpellier, le DIU exil, droit, santé, forme les professionnels qui accueillent ou prennent en charge des exilés. Une approche globale et interactive qui prend en compte la complexité psychologique, sociale, juridique de ces situations.

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Travailleurs sociaux, soignants, médecins, juristes, psychologues… dans la fonction publique, comme dans le secteur associatif, nombre de professionnels sont confrontés à la complexité de l’accueil et de l’accompagnement des exilés. Le diplôme inter-universitaire (DIU) “Exil, droit, santé”, à l’Université de Montpellier, a été conçu pour eux. « On part de leurs pratiques, de leurs questionnements, pour aller plus loin », explique Muriel Montagut, psychologue, responsable du centre Frantz Fanon (Montpellier), à l’origine de cette formation, au côté de Vincent Faucherre, médecin au CHU de Montpellier. Avec une approche globale : « La formation prend en compte les souffrances psychiques des exilés, la dimension interculturelle, le besoin d’interprètes formés à la clinique de l’exil, et le contexte social et politique qui a aussi un impact sur leur santé mentale », détaille Muriel Montagut.

Tenir compte de tout

D’Arnaud Veisse, directeur du comité pour la santé des exilés (comede), à Claire Mestre, psychiatre et anthropologue, responsable d’une consultation transculturelle à Bordeaux, en passant par des avocats spécialistes du droit d’asile et des droits sociaux des étrangers, des spécialistes très pointus dans leur domaine dispensent « des enseignements très riches », apprécie Antonio da Silva, médecin coordinateur de lits halte soins santé (LHSS) et de lits d’accueil médicalisés, à Montpellier, qui fait partie de la première promotion du DIU, formée depuis janvier.

« Je trouvais la prise en charge médicale trop mécanique, presque “vétérinaire”, ne tenant pas compte des psychotrauma, de la culture et des croyances de chaque exilé, des problèmes juridiques ou administratifs qui peuvent bloquer les soins. Je voulais savoir comment les soigner de façon plus juste, adaptée, respectueuse, dans l’échange », confie-t-il. Le DIU l’a conforté dans l’idée qu’il était nécessaire, pour tenir compte de « la complexité » des situations d’exil, de « coordonner les soins physiques, psychiques, et l’accompagnement social ».

Freins au suivi médical

Au rythme de deux jours par mois, de janvier à juin, la formation apporte également des repères essentiels sur ce que vivent les exilés en France, la temporalité de la demande d’asile, les difficultés liées à l’hébergement, aux démarches administratives et à l’accès aux soins. Des compétences qu’est venue chercher Pauline Bonnefoy, infirmière dans un foyer d’hébergement montpelliérain pour mineurs non accompagnés. « Pour les soigner, on ne peut ignorer leur situation sociale, juridique, d’autant que cela prend tellement de place qu’ils ne prennent pas soin de leur santé », observe-t-elle. « En suivant cette formation, j’ai découvert le droit d’asile, le droit de séjour, les traumatismes liés à l’exil, avec des professionnels qui amènent d’autres regards, d’autres expériences. »

Pour la prise en charge des victimes de tortures, de la traite, de violences, le DIU présente les dispositifs interculturels de clinique de l’exil, en soulignant le rôle-clé de l’interprétariat. Et pas seulement dans le cadre d’une thérapie. « Avoir recours à des interprètes, c’est très important, pour que les personnes accompagnées puissent exprimer leur être, leurs appréhensions, témoigner de leur culture, échanger avec nous sur les soins, comme sur leur situation sociale, ce qui nous permet de prendre soin d’eux », assure Pauline Bonnefoy, très sensibilisée au sujet dans le cadre de cette formation.

Lien entre spécialistes

Au quotidien, les professionnels entendent les souffrances des exilés. « Nous comme confrontés à leurs maux, pas seulement à leurs problèmes de santé, parce que tout est imbriqué. En accompagnant une personne à l’hôpital pour un rendez-vous, on se rend compte qu’elle est en souffrance psychologique parce qu’elle attend ses papiers ou redoute d’être visée par une obligation à quitter le territoire français », témoigne Valérie Coquard, aide-soignante et art-thérapeute, qui travaille dans un LHSS et suit, elle aussi, le DIU Exil, droit, santé. Au cours de la formation, des séances d’analyse des pratiques permettent aux professionnels d’échanger à ce sujet. Il s’agit de comprendre « où nous en sommes par rapport aux personnes que nous accompagnons, aux violences que nous entendons et qui viennent nous affecter », expose Muriel Montagut.

Aux yeux d’Antonio da Silva, l’intérêt de la formation montpelliéraine est aussi d’avoir découvert de précieux spécialistes nationaux de toutes les questions liées à l’exil. « Nous restons en lien avec eux, et, si j’ai une question, je sais que je peux appeler telle ou telle association pour avoir des informations juridiques ou médicales », se satisfait-il.

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