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Sécurité

Mutualisée, la vidéoprotection élargit sa focale

Publié le 13/06/2022 • Par Nathalie Perrier • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu experts prévention sécurité, France, Innovations et Territoires

Le centre inter­urbain de vidéoprotection de Nîmes métropole
Nîmes métropole
Les communes seules manquent de moyens pour déployer une vidéoprotection exploitable en temps réel. La mutualisation permet de rationaliser les coûts et de mettre en œuvre un dispositif performant, avec visionnage 7 jours sur 7. Il peut être porté par plusieurs communes, une interco ou un syndicat mixte, depuis la loi « sécurité globale ».

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C’est une disposition de la loi « ­sécurité globale » du 25 mai 2021 qui était très attendue par les collectivités. Désormais, les syndicats mixtes peuvent installer et entretenir des systèmes de vidéo­surveillance mutualisés. « Les communes pouvaient déjà, avant cette loi, installer sur la voie publique des caméras de vidéo­protection et les intercommunalités pouvaient les aider à acquérir du matériel et à faire le visionnage des images », rappelle ­Patrick­ ­Stefanini, conseiller départemental des Yvelines et vice-président du syndicat mixte ouvert Seine-et-Yvelines Numérique (295 collectivités, 3 millions d’hab., SYN), l’opérateur chargé des services numériques pour les départements des ­Yvelines et des Hauts-de-­Seine.

« Mais, dans les faits, à de rares exceptions près, les intercommunalités n’ont pas les moyens financiers d’accompagner véritablement les communes : l’acquisition du matériel, le visionnage “H 24”, jour et nuit, des images captées coûtent beaucoup trop cher », observe-t-il. Très impliqué dans la mise en œuvre de cette nouvelle disposition offerte par la loi, le SYN a d’ores et déjà lancé un projet de vidéoprotection mutualisée avec, pour une première tranche pilote cette année, une dizaine de communes de la haute vallée de ­Chevreuse. « Nous disposons déjà d’un centre départemental de supervision des images, auquel sont reliées les caméras de 66 collèges, treize bâtiments départementaux et quatre services départementaux d’incendie et de secours des ­Yvelines. Nous avons donc une expertise en matière de vidéoprotection des bâtiments du département que nous mettons à profit pour celle de la voie publique », explique ­Laurent ­Rochette, directeur général de SYN.

La vidéoprotection, qui relève d’enjeux pénaux et de ­sécurité, nécessite en effet un fort professionnalisme que les communes, seules, ne sont pas toujours à même d’assurer. « Les conseils départementaux ont une puissance financière que ne peut avoir une commune. Ils ont aussi, par le biais des syndicats mixtes, une expertise, ajoute ­Patrick ­Stefanini. La mutualisation via les syndicats mixtes est un formidable atout pour les communes. » Dans la lignée de la loi « ­sécurité globale », le département du Val-d’­Oise, lui aussi à travers son syndicat mixte Val-d’Oise Numérique (195 collectivités, 1,2 million d’hab.), se dotera, l’an prochain, d’un centre de supervision permettant de centraliser la vidéosurveillance des communes qui le désirent. « Certaines petites et moyennes collectivités, y compris des villages, se sont dotées de caméras sans avoir les moyens humains de les visionner en temps réel, et encore moins 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, souligne Rachid ­Adda, le directeur du syndicat mixte. Très souvent, les images sont stockées quelques jours, dans l’attente d’une requête de police ou de la gendarmerie pour élucider une affaire. Demain, les collectivités qui le souhaitent pourront relier leurs caméras à notre centre mutualisé et ainsi avoir accès à un dispositif performant et réactif. »

Des services de secours et d’analyse d’images

Egalement, le syndicat ambitionne d’offrir des services de secours ou d’analyse d’images, notamment, aux communes adhérentes. « Les plus grosses communes ou intercommunalités qui ont déjà un CSU [centre de surveillance urbain] ne vont pas ­basculer leurs caméras sur notre centre. Par contre, nous pouvons leur proposer un catalogue de services, être, par exemple, un centre de secours en cas de panne », précise ­Rachid ­Adda.

La mutualisation des équipements de vidéoprotection n’a toutefois pas attendu la loi « s­écurité globale ». Elle est en effet aussi possible à l’échelle d’un établissement ­public de coopération intercommunale (EPCI) ­compétent en matière de dispositifs locaux de prévention de la délinquance ou, par convention, entre plusieurs communes qui disposent chacune d’un système de vidéoprotection.

La communauté d’agglo­mération Plaine vallée (18 communes, 182 600 hab., Val-d’­Oise) a ainsi été la première à s’emparer de la possibilité offerte par la loi du 5 mars 2007 autorisant les EPCI à mutualiser la vidéoprotection. « On l’a lancée en février 2007, dans le cadre d’une expérimentation, se souvient Luc ­Strehaiano, maire de Soisy-sous-­Montmorency et président de l’interco. A l’époque, on avait installé 85 caméras pour huit communes. Aujourd’hui, on en a 212 sur 18 communes. »

Une extension contre l’effet « plumeau »

Dès la première année, les effets positifs se sont fait sentir. « ­Enghien venait de se doter de caméras et toutes les communes alentour craignaient l’effet “plumeau”. Grâce à l’intercommunalité, elles ont pu se doter de caméras elles aussi et éviter un report de la délinquance, qui a même très largement chuté, de -22 % la première année », poursuit l’élu, pour qui « la vidéoprotection ne peut se penser, pour être efficace, qu’à l’échelle d’un territoire ». Les ­caméras ultra-performantes, qui surveillent aussi bien ­Piscop et ses 700 habitants que Deuil-la-Barre et ses 24 000 habitants sont reliées au CSU intercommunal « H24 », du lundi au dimanche. Et les images sont visionnées par 21 et bientôt 27 opérateurs, qui bénéficient d’une formation initiale et ­continue. « Le coût de fonctionnement, c’est 1,4 à 1,6 million par an. C’est impossible à assumer pour une collectivité petite ou moyenne », résume Luc ­Strehaiano.

­Nîmes métropole (39 communes, 260 000 hab.) a, elle aussi, choisi la mutualisation. L’installation de caméras, en 2003, avait, il est vrai, entraîné un report de la délinquance sur les communes alentour. En 2013, après de longues discussions, la ville de Nîmes a mis son CSU à disposition de l’­interco, lequel est devenu le centre inter­urbain de vidéoprotection (CIUVP). Neuf ans plus tard, 22 communes y adhèrent. « La mutualisation permet d’étendre la couverture de l’espace vidéoprotégé, de passer d’une vidéo passive à une vidéo active avec des opérateurs présents 7 jours sur 7, jour et nuit, de renvoyer les images vers la police ou la gendarmerie nationale et de faire des économies d’échelle en termes d’investissements et de coûts de fonctionnements », se félicite ­Richard ­Tibérino, adjoint au maire à ­Nîmes et membre du bureau délégué à la ­sécurité à l’intercommunalité.

Des recherches sur réquisition judiciaire

Le CIUVP nîmois compte ainsi 26 opérateurs, dont quatre encadrants, tous employés par l’interco. « Grâce à la mutualisation, nous avons pu les professionnaliser et créer une unité de recherches, avec trois agents spécialisés dans la recherche sur réquisition judiciaire », souligne ­l’élu. ­Nîmes métropole dispose, par ailleurs, de sa propre centrale d’achat, ce qui lui permet d’offrir une uniformité technique et une qualité de fonctionnement à toutes les communes, y compris les plus petites et les moins fortunées.

Elle aussi convaincue des bienfaits de la mutualisation, la ville de ­Grigny (9 700 hab., ­Rhône) planche depuis quelques mois avec cinq autres communes sur la création d’un centre superviseur urbain mutualisé. « Nos villes, qui ont entre 5 000 et 20 000 habitants, ont des caméras mais pas d’opérateurs pour les visualiser en temps réel. Ces caméras se contentent donc d’enregistrer, déplore Xavier ­Odo, maire de ­Grigny, qui pilote le projet. Ce CSU, qu’aucune de nos six communes n’aurait pu financer seule, va nous permettre d’embaucher des opérateurs qui visionneront les images en journée et une partie de la soirée. Nous aurons également un déport vers la police et la gendarmerie nationales. Nous allons donc passer d’une vidéosurveillance passive à une vidéosurveillance active, et donc beaucoup plus efficace. »

Une structure à l’expertise éprouvée qui fait intervenir des patrouilles d’opérateurs

Pierre Marcheux

Depuis plusieurs années, le département de l’Oise et son syndicat mixte Oise Très haut débit (626 collectivités, 580 000 hab.) souhaitaient pouvoir s’impliquer davantage dans le déploiement de la vidéosurveillance. C’est donc avec satisfaction qu’ils ont accueilli le nouveau dispositif de la loi « ­sécurité globale ». « On a largement participé, comme d’autres syndicats mixtes, aux discussions et on a retrouvé dans le texte plusieurs de nos propositions », se félicite ­Pierre ­Marcheux, directeur général du syndicat.

D’ores et déjà, une quinzaine de communes de l’­Oise, déjà dotées de caméras, ont exprimé leur volonté de se raccorder au centre de supervision départemental, qui visionne, depuis 2008, les collèges et autres bâtiments départementaux. « Le maire garde évidemment la compé­tence “police”. Mais, en tant que syndicat, nous sommes à même de lui apporter notre expertise et de lui permettre d’optimiser son dispositif avec une vidéosurveillance active », indique ­Pierre ­Marcheux.

Concrètement, le syndicat envoie des patrouilles d’opérateurs vérifier régulièrement le fonctionnement des caméras et les réparer si besoin. « Nous disposons, par ailleurs, d’opérateurs formés qui visionnent les images “H24”, 7 jours sur 7, ajoute Pierre Marcheux. Nous organisons également un déport vers la gendarmerie, ce qui permet, en cas de faits graves, d’intervenir en temps réel. Le syndicat, de par son expertise, est la structure idéale pour déployer la vidéoprotection, notamment dans les petites et moyennes communes. »

Contact : Pierre Marcheux, contact-smothd@oise.fr

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