Gestion des risques

FR-Alert : l’alerte par SMS géolocalisé arrive le 21 juin

| Mis à jour le 10/06/2022
Par • Club : Club Techni.Cités, Club Prévention-Sécurité

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C’était une obligation européenne, une recommandation de la commission d’enquête au Sénat sur l’incendie de l’usine Lubrizol, et une demande des Sdis couvrant des zones à risque naturel ; le 21 juin, l’État aura son accès à l’envoi de SMS géolocalisés. Ce canal d’alerte pourrait être ouvert aux collectivités sous conditions.

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Pour alerter les résidents en cas de catastrophe naturelle ou industrielle, les sirènes se doublent depuis quelques années d’envois de SMS automatisés. Ce modèle possède une limite : l’envoi est conditionné à la tenue d’une liste de résidents qui ont accepté d’être prévenu de cette manière. À partir du 21 juin, l’État se sera doté de deux systèmes supplémentaires. Le cellbroadcast, qui transmet une notification à l’ensemble des appareils mobile à portée d’une antenne, et l’envoi de SMS géolocalisés. Ces deux méthodes répondent in extremis à l’article 110 de directive européenne du 11 décembre 2018 qui impose à chaque État membre la mise en place d’un système d’alerte au public avant le 22 juin 2022.

Pour les collectivités, l’envoi d’alerte sur les mobiles est toujours conditionné à la tenue de liste de résidents. « Il faudrait dépasser ce modèle », estimait Karin ­Topin-Condomitti, DGS de la ville de Cannes (74 000 hab.), dans les pages de la Gazette en novembre 2021. Elle détaillait : « Nous avons les numéros de 50 000 résidents qui nous ont confié leurs coordonnées. Mais, l’été, il faut également compter sur tous les vacanciers qui nous sont inconnus. Nous sommes dans l’attente d’un déblocage au niveau juridique pour pouvoir envoyer des alertes dans une zone plutôt qu’à un numéro particulier ».

Ce déblocage n’a pas encore eu lieu mais serait en cours selon Philippe Jauneau, président directeur général de CII Télécom. L’entreprise a entrepris des démarches auprès de la direction du numérique (DNUM) du ministère de l’Intérieur afin de demander à ce que tous les acteurs de l’alerte puissent intégrer cette technologie dans leurs systèmes. « L’enjeu est d’intégrer le cellbroadcast dans les systèmes d’alerte actuels gérés par les communes, car nous savons bien que, sur les territoires, ce sont les communes qui sont au plus proche des risques à la population pour déclencher les alertes. L’État a une vraie volonté de partager l’outil avec les entreprises et les collectivités. La question à régler est sur l’encadrement de la responsabilité des maires ». En d’autres termes : comment matérialiser l’engagement à utiliser ces outils uniquement pour l’alerte à la population.

La tentation pourrait en effet être grande d’utiliser ces services géolocalisés pour d’autres objectifs, par exemple de promotion territoriale. « Ce serait comme utiliser la sirène d’alerte pour indiquer l’ouverture du marché », plaisante Philippe Jauneau. Mais la question est bien là, puisque des cas récents d’utilisation de moyen de diffusion à des fins politiques ont déjà eu lieu, par exemple en Région Auvergne-Rhone-Alpes.

L’accès au système FR-Alert pourrait donc passer par un contrat avec l’État. « Il faut d’abord passer par une étude assez fine des cas d’usage afin de savoir quand donner la main aux collectivités mais oui, le contrat est un bon moyen de responsabiliser les maires », précise Philippe Jauneau. « Il y a une dizaine d’années, lorsque les institutions ont pu commencer à signer leurs SMS, c’est ce modèle qui avait fonctionné ».

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Commentaires

1  |  réagir

07/06/2022 04h04 - MAIRE Nicole

Beaucoup de progrès depuis le 21 septembre 2001 (catastrophe d’AZF)

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