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[Portrait] élus locaux

En attendant le sacre…

Publié le 08/06/2022 • Par Olivier Schneid • dans : France

ROBINET-ARNAUD
S. Soriano / Figarophoto
Proche de l’ex-Premier ministre Edouard Philippe, dont il a rejoint le parti, le maire de Reims, Arnaud Robinet, a de nouveau manqué d’entrer au gouvernement le mois dernier.

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En 2017, il avait cru jusqu’au tout dernier moment intégrer le gouvernement d’Edouard ­Philippe. L’année 2022 ne lui a pas réservé le même suspense. « Je sais que je ne serai pas nommé ministre, confiait, dès le 12 mai, ­Arnaud ­Robinet à “La Gazette”. Si un jour ça vient, tant mieux. Aujourd’hui, ce n’est pas d’actualité. »

L’actualité immédiate du maire de Reims, ce sont ces élections législatives des 12 et 19 juin qui voient s’affronter plusieurs de ses adjoints. Dans un cas, il soutient un ex-LR devenu Horizons face à la députée LR sortante… dont il était le suppléant ; dans l’autre, il reste prudemment « en dehors » du combat entre deux adjoints, une « cuisine politicienne » dans laquelle il « ne veut pas s’immiscer ». « Un mauvais moment à passer, et que le meilleur gagne », évacue-t-il.

Tandis que son éternel opposant, l’élu PS ­Eric ­Quénard, y voit l’illustration d’un « édifice chaotique », le revers de choix politiques d’un « caméléon ». Le maire balaie l’atta­que et promet que le chaos ne s’­installera pas.

­Arnaud ­Robinet s’engage en politique en 2001, à 26 ans, dans les rangs de Démocratie libérale, le parti de droite créé par Alain Madelin à la fin des années 90. Elu sur la liste du maire Jean-Louis ­Schneiter, il en est le benjamin. Sept ans plus tard, c’est de la majorité UMP à l’Assemblée nationale qu’il est le plus jeune représentant. En 2014, il reprend la ville, qui a ­basculé à gauche le temps d’un mandat. En 2020, largement réélu au premier tour, il arrive en tête dans les 105 bureaux de vote, « ce qui ne s’était jamais vu à Reims ».

La grenade a fait pschitt

Il en tire une « légitimité » que le taux d’abstention de 69 % pourrait nuancer. LREM lui avait opposé un adversaire, une « grenade » lancée pour le « punir » d’avoir soutenu LR aux européennes de 2019, commente-t-il. L’opération fait pschitt, ledit candidat plafonne à 3,3 %. « Le délégué général de LREM, ­Monsieur ­Guerini, m’a récemment proposé de tourner la page, je lui ai répondu que c’était à lui de le faire, pas à moi… »

« De droite, libéral, proeuropéen », ­Arnaud­ Robinet a quitté LR en 2021 et il se sent chez lui à Horizons, le parti fondé par ­Edouard ­Philippe, formation « loyale mais libre » au sein de la majorité présidentielle. Il devrait en devenir le numéro 2 en juillet et présider l’assemblée des maires, d’où il portera haut et fort la voix de territoires « mis à l’écart » au début du premier quinquennat d’­Emmanuel ­Macron. « La suite a montré une évolution positive, juge-t-il, car le Président a compris que l’Etat ne pouvait répondre seul aux crises. »

Rien n’étant jamais acquis, il sera « extrêmement vigilant » face aux « menaces » pesant sur l’­autonomie fiscale et financière des collectivités, « car nous ne sommes pas des opérateurs de l’Etat ». Le nouveau président de l’Association des maires de France, ­David ­Lisnard, mène la même bataille. ­

Arnaud ­Robinet lui aurait pourtant préféré ­Philippe ­Laurent, son adversaire, « qui n’avait pas l’ambition de se servir de ce poste pour sa carrière personnelle ». Alors que le maire de Cannes a « des vues sur 2027 », lâche-t-il. Comme, cela dit, son mentor, ­Edouard ­Philippe.

De l’eau pour horizon

A cette date, ­Arnaud ­Robinet aura bouclé son deuxième mandat à la tête de la douzième commune de ­France, « qui ne se résume pas à l’image courante du champagne, de la cathédrale et d’une population riche et bourgeoise », insiste-t-il.

« Tout n’est pas rose ici », développe-t-il, en évoquant les sept quartiers de la politique de la ville, 45 % de logements sociaux, « le plus fort taux hors Ile-de-France », ou les ravages causés par le trafic de stupéfiants, contre lequel il voudrait lutter par la légalisation du cannabis… marqueur de gauche d’un élu qui assume par ailleurs un positionnement « sécuritaire », associant police municipale armée et réseau dense de caméras de « vidéoprotection ». Sans négliger pour autant la prévention.

Arnaud ­Robinet veut faire de Reims, « ville à la campagne, à taille humaine et dotée de tous les attributs d’une métropole », un lieu tourné vers l’eau, grâce à son canal. Il ­ambitionne de lui obtenir le label de capitale européenne de la ­culture 2028, candidature qu’il porte aussi comme vice-président de la région Grand Est. « Un vrai projet de territoire, souligne-t-il, créant des ponts entre les différents secteurs de la commune, mais aussi entre l’­urbain et le rural. »

Le fauteuil du bonheur

Favorable à une réduction de la place de la voiture en centre-ville, – « et c’est un fils de commerçant qui parle », allusion à une profession traditionnellement réticente à ce type de mesure –, ­Arnaud ­Robinet vante le concept de « chrono­piétonnisation », consistant à adapter l’aménagement du domaine public en fonction de l’activité. ­

Songe-t-il à un troisième mandat dans ce fauteuil de maire qui lui ­procure « beaucoup de bonheur » ? « Tant que je me lève le matin en pensant : “C’est cool, j’ai un rendez-vous pour tel projet d’aménagement”, je souhaite continuer, répond ce maître de conférences universitaire - praticien hospitalier en pharmacologie. Sinon, je pourrai retourner à la fac et à l’hôpital. »

Rêve-t-il d’un destin ministériel ? L’amateur de foot multiplie les contrepieds : « On dit que le train ne passe qu’une fois ; j’ai un contrat avec les Rémois et il vaut parfois mieux être patron chez soi ; je ne cherche rien mais servir son pays, ça ne se refuse pas »…

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