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Développement local

Exploitations, régie alimentaire, foncier… une politique agricole à l’échelle communale

Publié le 07/07/2022 • Par Isabelle Jarjaille • dans : Innovations et Territoires

Champ
Markus-Mainka-Fotolia
Pour maintenir et valoriser une agriculture locale, viable économiquement et respectueuse de l’environnement, Plessé conduit sa propre politique en la matière. Objectifs : aider les agriculteurs à transmettre leur exploitation, offrir des débouchés aux producteurs locaux et proposer des repas 100 % bios dans les cantines. Création d’un outil de portage foncier communal, d’une régie alimentaire, d’une épicerie bio et de produits locaux… les projets ne manquent pas.

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[Plessé (Loire-Atlantique) 5 300 hab.] « La chambre d’agriculture travaille plutôt sur un niveau départemental, la commune peut travailler au niveau local, estime ­Alexis­ ­Billiet, directeur général des services de Plessé. Cette dernière a peu de compétences et de ressources financières, mais nous avons des acteurs locaux et des moyens humains. »

A partir de ce constat, la commune de ­Plessé, dirigée par un collectif citoyen élu en 2020, conduit sa propre PAC. « Nous souhaitions que l’agriculture fasse partie d’un comité, nous ne voulions pas nous contenter d’un élu référent sur la question », explique ­Rémi ­Beslé, premier adjoint à la maire, chargé du comité « agriculture, alimentation, environnement et biodiversité », aux côtés de deux conseillers municipaux délégués.

Repreneurs potentiels

Car à ­Plessé, on ne trouve pas de commission municipale, composées d’élus, mais des comités consultatifs, composés systématiquement d’élus et d’habitants. Et ­Aurélie ­Mézière, la maire, de préciser : « Ils sont tous pilotés par un adjoint et un conseiller délégué. Une centaine d’habitants est impliquée. » De ces comités découlent des groupes projets chargés de ­travailler sur les politiques à mettre en œuvre. « Le lien entre les comités et les services a été un peu oublié au départ, reconnaît-elle. Désormais, ces groupes sont animés par un trinôme : adjoint, conseiller délégué et représentant des services. »

Sur le volet agricole, six axes ont été identifiés : maintenir les exploitations agricoles ; préserver le foncier agricole ; privilégier une agriculture durable ; favoriser les circuits courts ; protéger l’environnement et la biodiversité ; communiquer positivement sur l’agri­culture locale.

Pour mettre en place des outils, la commune se fait accompagner par CAP 44. « Notre objectif est de conserver le même nombre d’exploitants sur la commune, explique ­Rémi ­Beslé, lui-même producteur de viande bovine en agriculture biologique. Nous travaillons avec CAP 44 pour lister les exploitations susceptibles d’être cédées dans les prochaines années et les mettre en relation avec des repreneurs potentiels. Nous devons travailler avec les cédants, qui se disent souvent “mes terres peuvent partir chez le voisin”. »

Protection de la biodiversité

En face, les porteurs de projets sont là : un café « installation », ­organisé en décembre 2021, a mobilisé 25 futurs paysans. Mais la rencontre n’est pas facile : la commune a sollicité par courrier les 63 exploitations, seulement trois ont répondu ! « Les relations sont un peu difficiles avec la chambre d’agriculture, reconnaît l’élu. Il y a des craintes vis-à-vis du contrôle de l’économie agricole. »

En parallèle, le groupe projets « régie alimentaire » porte la création d’une régie pour la restauration scolaire, en lien avec les producteurs du territoire pour des repas 100 % biologiques. Dans ce groupe, les agents du service travaillent avec les élus, les habitants et les usagers de la cantine, accompagnés par le GAB 44. « Les services vont se charger de la partie juridique afin d’imaginer des appels d’offres différents, indique ­Rémi ­Beslé. Il y a un gros travail à faire sur les critères pour valoriser les spécificités du terroir, l’agri­culture biologique, les races l­aitières ou la protection de la biodiversité. » Sur ce dernier point, Plessé réalise ainsi un inventaire bocager.

Stratégie des petits pas

« Les élus sont sur le “quoi” dans le comité consultatif et les fonctionnaires sur le “comment”, résume ­Alexis ­Billiet. Au début, la nouvelle équipe bossait un peu dans son coin et arrivait avec des projets difficiles à mettre en œuvre, désormais, avec la présence d’agents au sein des groupes, on travaille ensemble. »

Autre projet envisagé dans le cadre de la PAC : monter une ­épicerie bio et de produits locaux, portée par la collectivité, les habitants et les producteurs. Les nouveaux élus avaient aussi imaginé une production maraîchère communale pour approvisionner les cantines, toutefois, « les maraîchers ont eu peur de la concurrence, ­reconnaît le premier adjoint. Nous avons abandonné l’idée, mais cela nous a permis de les réunir et de leur dire : on va réfléchir ensemble pour vous associer à la restauration collective ». Une stratégie des petits pas assumée : « L’objectif n’est pas de mener des projets de grande envergure mais d’être très efficient, résume ­Alexis ­Billiet. Si ça réussit, cela peut avoir un effet ­d’entraînement. »

Fonctionnement : un comité consultatif « agriculture, alimentation, environnement et biodiversité », six groupes projets et des comités de pilotage associant élus, habitants et agents.

Contact : Rémi Beslé, premier adjoint à la maire, 02.40.79.60.14.

Les acteurs clés du projet

« Les adjoints ont plus de marges de manœuvre »

Alexis Billiet - IMG_1825093_01.jpg

Alexis Billiet, directeur général des services

« Dans une petite commune, les services ont l’habitude d’un fonctionnement extrêmement centralisé, avec un couple maire-DGS très fort. A Plessé, les adjoints ont plus de marges de manœuvre, au sein des comités consultatifs et des comités de pilotage. Les agents y trouvent leur compte, ils sont plus autonomes. Puisqu’ils ont un contact régulier avec l’adjoint référent, les dossiers avancent plus vite. Mais cela nécessite aussi de rappeler régulièrement aux élus le cadre normatif. Il y a des moments où l’on ne peut pas aller plus vite, il existe des procédures à respecter. Et comme nous n’avons pas pléthore de services et de moyens, le traitement juridique et technique peut prendre du temps. »

« La place des agents est fondamentale »

Aurore Guerre - IMG_1825093_02.jpg

Aurore Guerre, responsable du service « enfance et jeunesse »

« Je suis entrée dans le comité de pilotage “régie alimentaire” fin 2021, à la suite de ma prise de poste. Il regroupe des élus, des parents d’élèves, des représentants de l’équipe pédagogique et les agents qui souhaitent s’y intégrer. La place de ces derniers est fondamentale, il faut les entendre. Ils sont 28 dans le service de la restauration scolaire, plus un cuisinier et un aide-cuisine employés aujourd’hui par notre prestataire. J’ai alerté les élus sur la partie technique. Au début, ils avaient annoncé une mise en œuvre pour septembre 2022. Mais beaucoup de nouvelles missions vont nous incomber, notamment concernant ­l’hygiène et le sanitaire. On sera prêt pour la rentrée de 2023. »

« Un outil pour aider au maintien des fermes »

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Juliette Muguet-Guenot, chargée de mission à CAP 44

« Rémi Beslé nous a sollicités pour accompagner le comité consultatif “avenir paysan”. Nous devons déterminer les besoins de la commune sur la thématique du foncier agricole, afin de développer un outil pour aider au maintien des fermes sur le territoire et préserver le nombre de paysans : aujourd’hui, plus de la moitié ont plus de 50 ans. Comment la commune peut s’engager ? Via du portage foncier ? Peut-elle conserver les bâtiments et les terres, s’il n’y a pas de repreneur dès le départ ? Une commune voisine le fait déjà. En parallèle, nous créons un réseau de potentiels porteurs de projets, majoritairement non issus du milieu agricole, et les mettons en lien avec les exploitations à reprendre ou en recherche d’associés. »

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