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Aménagement numérique

Raccordements à la fibre : industriels et opérateurs ont identifié trois axes pour sortir de l’impasse

Publié le 01/06/2022 • Par Martine Courgnaud - Del Ry • dans : actus experts technique, France

Philippe Le Grand, président d'Infranum
Philippe Le Grand, président d'Infranum D.R.
Couverture en fibre optique, qualité des raccordements, avenir du plan France très haut débit... Le président d'Infranum, Philippe Le Grand, dévoile en exclusivité pour La Gazette les principaux enseignements de l'Observatoire du très haut débit 2021, rendus public le 1er juin, et confie ses principaux thèmes de travail en cours.

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Vous présentez le 1er juin l’Observatoire du très haut débit 2021. Où en est le déploiement de la fibre optique ?

La vitesse de déploiement de la fibre optique demeure extrêmement soutenue, avec plus de 5,5 millions de prises construites en 2021, soit quasiment le même niveau qu’en 2020, où il s’élevait à 5,7 millions. Au 31 décembre, on comptait 29,7 millions de locaux raccordables. Et ce nombre augmente avec le temps, car on continue à construire, ce qui induit de nouveaux raccordements à effectuer : on estime qu’il y a 42,7 millions de locaux à raccorder en 2022 et qu’il pourrait y en avoir 44 millions en 2025…

La cible de départ n’est pas la même que la cible d’arrivée. Le déploiement s’est intensifié, notamment dans les zones rurales, et le rythme est porté par les réseaux d’initiative publique, où les déploiements sont pourtant plus compliqués. La France est toujours largement en tête en Europe, avec 2,5 fois plus de déploiements qu’en Allemagne et 3,5 fois plus qu’en Italie, par exemple, comme cela a été rappelé à la « FTTH Conference » de Vienne (Autriche), la semaine dernière. En 2025, 98% des locaux seront raccordables. Les 2% restant à fibrer (670 000 locaux) utiliseront les technologies alternatives en attendant la fibre optique, qui reste bien entendu la cible.

Quelles sont les conditions pour améliorer encore les déploiements ?

D’ici 2025, certains réglages sont encore nécessaires pour amplifier et accélérer la couverture. L’arrêté du 24 décembre 2021 qui permet d’utiliser les poteaux Enedis pour déployer la fibre optique (« appuis communs ») et facilitera l’arrivée du FTTH pour deux millions de citoyens et d’entreprises, représente une avancée. L’adoption du modèle d’interopérabilité des données, Grace THD, qui en est à sa troisième version, doit être « industrialisée », afin que les systèmes d’information des collectivités et des différents opérateurs puissent communiquer avec des champs de données normalisés. Et restent encore à régler les problèmes d’élagage qui causent des pannes sur les réseaux fibre comme c’était déjà le cas sur le réseau cuivre, ainsi que les problèmes d’adressage. Mais la loi 3DS du 21 février 2022 tend à refondre et uniformiser les bases adresses locales ; on peut donc espérer que cela s’améliore…

Ces dernières années, les raccordements désastreux effectués par les sous-traitants des opérateurs commerciaux (« mode Stoc ») sont régulièrement pointés. Est-ce que cela va évoluer ?

J’ai été saisi par la présidente de l’Arcep, Laure de La Raudière et l’ancien secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques, Cédric O, sur la qualité des raccordements : si elle ne s’améliore pas rapidement, des mesures seront prises. Le risque est de voir le mode Stoc remis en cause et interdit par la loi, ce qui pénaliserait les déploiements FTTH durablement. Or, les chiffres montrent que la part du mode Stoc dans les échecs de raccordement est loin d’être majoritaire. Pour autant, il faut améliorer la situation et je suis en train de finaliser les négociations avec les opérateurs commerciaux (OC), les opérateurs d’infrastructures (OI) et les intégrateurs pour sortir de l’impasse.

Nous avons identifié trois axes d’évolution. Tout d’abord, la labellisation des intervenants qui serait un gage de qualité et de compétences professionnelles. Elle serait organisée sous l’égide d’Infranum, sous forme de concertation autour des OI et des OC. La seconde piste serait de permettre à l’OI de contrôler les interventions sur son réseau à l’aide de plannings, y compris celles qui sont réalisées par le sous-traitant de l’opérateur commercial — ce qu’aujourd’hui, il ne peut pas faire : il ne sait ni qui intervient ni quand. Et le troisième sujet auquel nous travaillons consiste à redéfinir la présentation du compte rendu d’intervention (CRI) des opérateurs sous-traitants, pour l’homogénéiser et en faire une « clef de paiement ». En effet, ces comptes rendus sont souvent incomplets. Désormais, s’ils sont mal définis, il n’y aura pas de paiement. Cela permettra de sortir d’une situation ubuesque car aujourd’hui, alors que l’opérateur d’infrastructures est responsable de la qualité des raccordements sur son réseau, il n’a aucun moyen de s’en assurer. Il faut lui donner les moyens d’être garant de la qualité.

Et quid de l’avenir du plan France très haut débit ?

Nous voulons « enraciner » le plan France très haut débit autour de trois mots : « égalité, pérennité, solidarité ». L’égalité, c’est de pouvoir raccorder tout le monde en zone RIP ; or, 30% des raccordements sont complexes. Pour achever les 670 000 prises qui ne pourront pas être réalisées pendant la première phase de déploiement, il faudrait 3,3 milliards d’euros… Pérenniser, c’est sécuriser les infrastructures : enterrer les réseaux aériens, déplacer les points de mutualisation fragilisés…

Quant à la solidarité, l’exploitation des réseaux ne relève pas de la même logique dans les zones urbaines et dans les zones rurales où le coût d’exploitation est deux fois plus élevé. Il faut donc trouver des mécanismes de solidarité, par des solutions nationales (financements, fonds de péréquation comme pour l’énergie…) ou locales (tarifs…). Nous avons donc trois axes d’investigation pour l’avenir du plan France THD : le raccordement, la sécurisation, et l’exploitation avec de meilleurs modèles économiques y compris dans les zones rurales.

Où en sont les territoires connectés ?

Nous avons effectué une petite enquête sur les territoires « connectés et durables » qui montre l’enthousiasme des collectivités les plus structurées : 80% des villes et territoires de plus de 20 000 habitants sondés ont entamé des réflexions ; 40% ont déjà déployé des cas d’usages et peuvent se projeter dans un nouveau programme plus structurant. Ils se lancent souvent modestement, avec des projets pilotes. La phase de généralisation devrait arriver assez vite, mais pour l’accélérer, il faut à la fois un accompagnement national et une mutualisation locale.

Nous avons demandé avant les élections la création d’un ministre de plein exercice sur l’aménagement numérique mais nous n’avons malheureusement pas été entendus ; en tout cas, il faudra que le nouveau gouvernement ajoute davantage de transversalité dans ses politiques publiques de façon à ce que le numérique soit mieux intégré.

La commercialisation s’accélère aussi

La vitesse de commercialisation s’est multipliée par trois en huit ans. En 2014, il fallait huit ans pour atteindre un taux de pénétration de 50% sur un réseau donné ; fin 2021, il fallait seulement deux ans et demi.

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