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Economie

Disneyland Paris fête ses 30 ans, les collectivités aussi

Publié le 27/05/2022 • Par Pascale Tessier • dans : A la une, A la Une finances, Actu experts finances, Régions

Disneyland UNE
Disney
Les collectivités franciliennes tirent un bilan positif de l’implantation trentenaire du parc à thème qui leur offre un coup de projecteur permanent, tandis que Disneyland Paris vante « une relation plus forte que jamais avec les communes du territoire. » Bilan d'une symbiose économique.

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30 ans de magie en Seine-et-Marne ! Depuis le 6 mars, Disneyland Paris fête ses 30 ans avec son public national et international. Mais la satisfaction ne vient pas que de la direction d’un parc d’attractions qui est devenu désormais la première destination touristique européenne. Elle vient également de ses partenaires et particulièrement des collectivités qui ont accueilli sur leur territoire une infrastructure de 22,3 KM2, sur les 5 anciens villages -Bailly-Romainvilliers, Chessy, Coupvray, Magny-le-Hongre et Serris- qui forment désormais Val d’Europe Agglomération.

Un autre anniversaire en plus pour les collectivités

Au-delà de l’ouverture de Space Mountain, du château de la Belle au Bois Dormant et autres symboles des deux parcs aux 59 attractions, les collectivités célèbrent aussi en 2022 un autre anniversaire, celui des 35 ans d’une convention -toujours inédite à ce jour- entre public et privé. Un document qui accompagne le développement du territoire qui visait un rééquilibrage de l’est par rapport à l’ouest francilien. Bien qu’elle n’en ait pas été signataire, l’agglomération est parvenue à être citée dans l’avenant 9 de la convention, et d’être désormais « consultée. »

Car si l’ex parc EuroDisney -devenu Disneyland Paris- est un emblème dont la France s’enorgueillit, c’est parce que l’État a posé sur son berceau des regards émerveillés et conciliants sur la base d’objectifs à atteindre en terme d’hectares, d’acquisition de foncier, de construction de logements, d’emplois, d’infrastructures routières et ferroviaires, d’équipements ou encore d’environnement à préserver.

« On finit toujours par trouver un accord »

Mickey et Minnie ont accueilli leurs premiers visiteurs le 12 avril 1992 et ils sont aujourd’hui 375 millions (dont 56 % d’étrangers) à avoir goûté à la magie. Mais si les premiers coups de pelleteuse ont pu être donnés, c’est grâce à la signature d’une convention entre État, région Ile-de-France, département de Seine-et-Marne, RATP et les sociétés américaines et françaises du groupe Disney, le 24 mars 1987. Dans cette optique de donner naissance à un parc, une ville et un centre urbain, ont été créés l’établissement public d’aménagement du secteur IV de Marne la Vallée (Epafrance) et l’agglomération nouvelle du Val d’Europe.

Pour Philippe Descrouet, président de cette dernière, tout continue d’être discuté, puisque s’achève la phase IV de la convention et que la phase V « est en négociation », confirme Damien Audric, directeur de l’aménagement et de l’environnement Real Estate Development by Euro Disney.

« Disney suit à 100 % sa feuille de route et c’est lui qui développe la ville », précise le président de l’agglomération. De fait, il est l’aménageur exclusif des terrains viabilisés -par EpaMarne- qui lui sont cédés à un prix bien inférieur à celui auquel il les revend aux promoteurs. « Disney développe le parc et l’activité touristique, la ville avec des logements de tous types, les commerces, l’activité économique, et les pouvoirs publics prennent en charge les infrastructures », complète Damien Audric.

Marquée par l’expérience de son parc californien de Anaheim, qu’elle ne peut agrandir faute d’avoir anticipé, « la Walt Disney Company a souhaité ici assurer le long terme, tout est bien organisé car bien réfléchi au départ. » Concrètement, « tout fait l’objet de discussion, on se voit tout le temps, pour régler tous les problèmes, depuis la planification générale jusqu’au balcon, on discute et on finit toujours par trouver un accord », assure le directeur de l’aménagement. Des nuages ont pu planer par le passé, lorsque les collectivités reprochaient à Disney de vouloir tout régenter, mais de l’eau a été mise dans le Coca et la volonté d’avancer dans la même direction est commune et manifeste. « Ils nous considèrent comme des partenaires, on travaille bien avec eux », confirme Frédéric Alphand, directeur de l’aménagement au conseil départemental de Seine-et-Marne.

« C’est un partenariat qui fonctionne en bonne intelligence et c’est plutôt une belle réussite en terme de ville nouvelle », complète Laurent Calvalido, directeur général adjoint (DGA) logement aménagement transports au conseil régional Ile-de-France, qui précise que la collectivité reste « très vigilante sur le développement du territoire au-delà du développement touristique ».

La moitié seulement des 2230 ha aménagée

De 5000 habitants en 1987, les 5 communes de Val d’Europe agglomération sont passés à 36 000 aujourd’hui, avec autant d’emplois (dont 16 000 emplois directs dans les parcs à thème). L’objectif des 60 000 habitants et emplois à l’horizon 2030 -et 80 000 en 2040- semble accessible aux différentes parties. Ce qui n’empêche pas Philippe Decrouet d’être inquiet d’un potentiel revers de fortune, alors que « 75 % de l’activité tourne autour du tourisme. » Sur les 2230 ha acquis par l’État et réservés à Disney, la moitié seulement est aménagée. Si la perspective d’un troisième parc n’est pas prévue à moyen terme, la poursuite du développement immobilier ne montre pas de signe de ralentissement -car rentable pour l’entreprise-, alors que l’expansion économique a pris un peu de retard que Disney s’attèle à rattraper. 6300 entreprises de plus de 2 salariés sont implantées sur le territoire du Val d’Europe, et Disney compte sur l’arrivée -récente ou planifiée- de grands noms (Orange, Deloitte, …) pour être des locomotives. Outre ses 16000 cast-members (membres du personnel), Damien Audric affirme que Disney « génère 63000 emplois. »

Les collectivités sortent le chéquier

Mais rien n’aurait pu se faire sans que les collectivités investissent. Car pour accueillir les nouveaux habitants, il a fallu construire des écoles, 4 collèges pour le département, 1 lycée avec internat à Serris (60 M€) pour la région, des équipements sportifs ou culturels, une caserne d’incendie et de secours, des routes, renforcer les lignes de bus ou encore développer la fibre optique. « Sur son dernier bilan de 2016, le département avait investi 116 millions d’euros sur un investissement public global de 700 M€ », indique Frédéric Alphand.

Avec un objectif à 80 000 habitants, le département est conscient « qu’il y aura des aménagements de routes à faire, et sans doute bien plus. » Pour sa part, la région a soutenu des aménagement de ZAC (2,17 M€ versés à Epafrance et à la commune de Coupvray), et voté des financements de transport pour des ouvrages routiers (10,5 M€ pour les phases IV et V de la convention) ; 11,55 M€ ont été affectés depuis 2013 au développement des gares routières et nouvel accès RER et 509 000€ consacrés à des aménagements cyclables. Encore à l’étude, la nouvelle ligne de RER A2 qui relierait Châtelet à Chessy-sud sera financée par la région.

« Dans le cas d’un troisième parc, il faudrait réfléchir à un échangeur, à l’ensemble des mobilités, et pour un éventuel palais des congrès, porter la réflexion sur la gare de Chessy », ajoute Laurent Calvalido, qui admet que s’écoulent « généralement 10 ans entre l’idée et le premier coup de pioche. Le plus vite peut être perçu comme une frustration car en France, on a des procédures. Mais on ne peut plus urbaniser comme il y a 30 ans, l’aménagement doit ménager le territoire, s’appuyer sur la sobriété foncière et prévoir les mobilités douces et des espaces verts. »

« On a le temps de prévoir »

Fier d’avoir apporté « 6 % des recettes touristiques françaises », Disney affirme avoir investi 9,1 milliards d’euros depuis 1992 (2 nouveaux milliards ont été annoncés en 2018 pour le développement du parc) et d’avoir contribué « à hauteur de 84,5 milliards d’euros à l’économie française. Pour le territoire, Disney est évidemment une bonne manne. Bien que la firme américaine reste fidèle à sa réputation de discrétion sur le détail des chiffres, Damien Audric résume être « très content de contribuer financièrement au territoire. » Du côté du département, Disney génère, par le biais des droits de mutation (DMTO) « une très bonne recette » et Frédéric Alphand frémit à l’idée d’une éventuelle réforme qui en priverait la collectivité. À noter qu’en 2016, la fiscalité économique et la taxe d’aménagement ont rapporté au département « 247 M€, sans doute revus un peu à la baisse depuis ».

Pour sa part, la région perçoit des recettes provenant d’une part de TVA, le produit de la taxe sur les bureaux et les surfaces de stationnement et des DMTO (55 M€ au total en 2021).

Pour l’agglomération, les 12 000 chambres font du pôle touristique le second français après Paris. Les 12 M€ de taxe de séjour perçus en 2019 ont baissé depuis, mais « le retour en masse de la clientèle frontalière » laisse Philippe Descrouet espérer un rebond dès cette année. La CVAE a reculé de 25 M€ avec la crise sanitaire et la fermeture du parc, mais les compensations de l’État ont permis de maintenir un équilibre financier.

Quand on parle d’inconvénient lié au développement du pôle, Frédéric Alphand évoque juste « des difficultés de circulation les jours de soldes » autour de Val d’Europe et de la Vallée Village. Pour sa part, le DGA de la région Ile-de-France se dit juste « très fier d’avoir cette locomotive qu’est Disney » sans reconnaître de nuages, quand le président de l’agglomération ne voit que du ciel bleu : « On a tous les avantages et aucun inconvénient. Bien sûr, il faut mettre en adéquation le développement, les équipements et la voirie. Mais comme tout est décidé sur 30 ans, on a le temps de temps prévoir la suite des opérations. » Damien Audric y voit donc le signe que « tout le monde y trouve son compte. »

Restriction à venir sur la location touristique

Chessy et Serris concentrent « la moitié des offres Airbnb de la Seine-et-Marne » affirme Philippe Descrouet, président de l’agglomération Val d’Europe. Face à la grande difficulté de logement des employés des entreprises du territoire, il prépare « un arsenal pour que nous ne construisions pas que des meubles touristiques. Nous allons devenir le territoire le plus restrictif et les champions de la jurisprudence », promet-il en préambule d’une délibération qui doit être votée en juillet prochain et qui devrait rendre « obligatoire l’autorisation pour un changement d’usage. On ne construit pas des logements ici pour qu’ils soient réservés au tourisme » L’envolée des prix est telle que certains programmes neufs « se vendent 6000€ du m2 et que certains immeubles sont entièrement vendus avant que l’on pose la première pierre. »

De son côté, Disney assure faire un travail avec les collectivités. « Il y a des mesures prises, chacun regarde ce qu’il peut faire de son côté, assure Damien Audric, pour Real Estate Development by Euro Disney.

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