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Social

Une solution de logement temporaire permet aux sans-abri de sortir des squats

Publié le 31/05/2022 • Par Solange de Fréminville • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France, Innovations et Territoires, Régions

Le collectif Luttopia, désormais sous statut associatif, œuvre depuis 2014 pour les sans-abri, en gérant des squats de Montpellier.
Le collectif Luttopia, désormais sous statut associatif, œuvre depuis 2014 pour les sans-abri, en gérant des squats de Montpellier. J. Abt / Médecins Du Monde
Même s'il permet d'éviter la rue, le squat est illégal et la précarité sociale persiste. En 2020, un squat montpelliérain abritant plus de 200 personnes a obtenu, avec le soutien d’associations, des solutions d’hébergement. La commune a mis en place un accompagnement social et de l’habitat intercalaire afin de loger temporairement ces sans-abri et faciliter leur insertion.

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[Montpellier, Hérault, 290 100 hab.] Au printemps 2020, pendant le confinement, le collectif ­Luttopia, qui gérait l’un des plus grands squats de ­Montpellier, a participé à l’organisation d’une plateforme d’aide alimentaire avec plusieurs associations (Secours populaire, Médecins du monde, Secours catholique…). Il donnait ainsi une nouvelle preuve de son utilité sociale, lui qui accueillait depuis quelques années et de manière inconditionnelle les sans-abri, en les soutenant dans leur vie quotidienne et leurs démarches. Mais, installé dans un bâtiment appartenant à la ville de ­Montpellier, le squat risquait de nouveau l’expulsion après le déconfinement.

Examen des situations des sans-abri

Le collectif, l’agence régionale de la Fondation Abbé-Pierre et le Secours catholique se sont alors engagés dans des négociations avec le préfet de l’Hérault et la ville pour une sortie accompagnée des habitants du squat, avec des solutions de logement à la clé.

Ils demandaient aussi l’ouverture d’un nouveau lieu d’héber­gement et d’accueil, géré par ­Luttopia. Selon Michel Calvo, adjoint au maire délégué à la ville fraternelle et solidaire, « tout cela résulte de la crise du logement et d’un manque de réponses apportées par l’Etat à une population en situation de grande pauvreté ou en demande d’asile qui, pour beaucoup, ne l’ont pas obtenu. Nous avons aussi été heurtés par des expulsions de squats, durant l’été 2020, qui remettaient une centaine de personnes à la rue ».

La préfecture et la ville ont alors financé conjointement deux postes d’assistantes sociales chargées ­d’aller à la rencontre des habitants du squat. Leur mission : repérer à quels droits ils peuvent prétendre. Après un examen détaillé de leur situation, environ 80 personnes ont été prises en charge. Beaucoup sont parties en hébergement d’urgence (l’Etat ayant augmenté le nombre de places à Montpellier) ou en centre d’hébergement et de réinsertion sociale, et quelques-uns en « logement d’abord » ou en logement social. Une dizaine a bénéficié de régularisations. Le lien a été fait avec les assistantes sociales de secteur ou des structures d’accueil pour qu’elles prennent le relais.

Habitat intercalaire

La commune a aussi signé une convention avec ­Luttopia, désormais sous statut associatif, pour créer un habitat intercalaire. Elle lui confie, pendant dix-huit mois à deux ans, des locaux de la ville provisoirement inoc­cupés pour qu’elle y héberge et accompagne des sans-abri – un dispositif d’occupa­tion temporaire à but d’habitat, autorisé par la loi « Elan ». « Cela permet de répondre à des situations d’extrême urgence et d’accompagner ces populations vers le logement », explique Michel Calvo. Avec l’intérêt d’un coût minime dû aux travaux d’aménagement, tandis que garder et sécuriser des locaux qui restent vacants peut représenter une charge non négligeable.

A la lumière de cette première expérience, Montpellier a ciblé deux autres squats pour les engager dans une démarche similaire, désormais anticipée et pilotée avec le CCAS. Il a embauché deux assistantes sociales pour aller à la rencontre des dizaines d’occupants de ces lieux informels.

Il s’agit à la fois d’établir un diagnostic global (combien de personnes ? D’enfants ? Sont-ils scolarisés et où ?…), qui permet de choisir un habitat intercalaire adapté et de proposer un accompagnement social pour répondre à leurs difficultés. En amont, pour le squat appelé « court-circuit », des associations ont contribué à la médiation avec les habitants.

Expérience étendue

Chaque fois, une solution d’habi­tat intercalaire a été trouvée. La vingt­aine de personnes qui ­occupait le squat « court-circuit », un immeuble appartenant à Vinci immobilier, a ainsi déménagé dans une maison, propriété de la SA3M-SERM – aménageur de la ville et de la métropole –, restructurée avec l’aide de Vinci et sous convention avec le Secours catholique pour dix-huit mois. Quant aux familles occupant une partie de la maison d’enfants Marie-Caizergues (soit 33 personnes), elles ont pu rester au même endroit. Le bâtiment appartient, en effet, au CCAS. Mais il était nécessaire d’y entamer des travaux de rénovation, en commençant par une mise aux normes de l’électricité.

Par ailleurs, la ville a mis à la disposition d’associations des maisons pour héberger temporairement des demandeurs d’asile. Mais, regrette Sylvie Chamvoux, directrice de l’agence Occitanie de la Fondation Abbé-Pierre, « la ville est un peu seule dans cette démarche, l’Etat ne met pas de moyens, alors que les places d’héber­gement ­d’urgence et les logements continuent de manquer. Il faudrait que l’Etat se mobilise et accompagne les personnes concernées dans l’accès aux droits. »

Contact: Sophie Marchand, conseillère technique au CCAS, 04.99.52.77.00.

« On intervient d’abord pour créer des liens de confiance »

estelle massal_ccas montpellier

Estelle Massal, assistante sociale au CCAS

« Les personnes que l’on rencontre dans les squats sont très anxieuses, très stressées, de crainte d’être obligées de quitter leur lieu de vie. Et elles sont très démunies. On intervient comme le feraient des “assistantes sociales de rue”, d’abord pour créer des liens de confiance dans un cadre informel.

Cela exige de se présenter clairement : pourquoi la ville nous envoie, quelle est l’intention… Et c’est mieux d’être introduite : la première fois que je suis allée dans l’un des squats, c’était avec un bénévole de Médecins du monde en qui les habitants avaient confiance. Cela demande aussi de ne pas être intrusif, mais au contraire dans un dialogue ouvert : “De quoi avez-vous envie de me parler ? Qu’est-ce qui vous anime ? Quel est votre vécu ?” On les accompagne dans l’accès aux droits de séjour et d’hébergement, la santé, la culture, l’école, les conditions de vie… »

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