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Conjoncture

Les collectivités françaises résistent bien à la crise internationale selon Moody’s

Publié le 19/05/2022 • Par Cédric Néau • dans : A la Une finances, Actu experts finances, Décryptages finances, France

©Superzoom - stock.adobe.com
L’agence de notation Moody's a publié une note sur l’impact de la guerre en Ukraine sur les finances des collectivités dans le monde. Le secteur public local français présente suffisamment de garanties pour résister à cette crise sauf si elle devait perdurer, notamment via ses effets inflationnistes.

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Même si le conflit en Ukraine met les collectivités françaises sous pression, celles-ci devrait pouvoir être capables de la gérer sans trop de dommages sur leurs fondamentaux financiers, en particulier sur leur niveau de dette, pronostique l’agence de notation Moody’s dans une note publiée le 16 mai.

La hausse des prix de l’énergie et des matières premières devraient par exemple davantage impacter les équilibres financiers des collectivités de l’Europe Orientale que les occidentales, excepté l’Allemagne et l’Italie, très dépendantes du gaz russe. En France moins de 5 % du gaz consommé provient de l’ex-URSS.

Pression sur la masse salariale et les achats

En revanche, « les collectivités et les autorités de transport en commun d’Europe occidentale sont exposées à la hausse des coûts énergétiques. L’inflation est également susceptible de faire grimper les coûts de personnel des gouvernements locaux qui représentent une part importante de leurs dépenses globales », prévient Moody’s. En France, ils représentaient déjà autour de 54 % des dépenses réelles de fonctionnement des communes en 2020. Par ailleurs, les bailleurs sociaux français pourraient également subir l’inflation plus qu’ailleurs compte tenu que, « contrairement à leurs homologues britanniques, ce sont eux – plutôt que les locataires – qui paient les factures d’énergie » remarque l’agence de notation.

Confiance maintenue

Les perturbations économiques et financières susceptibles d’accroître le risque de liquidité, ne devraient pas affecter les collectivités françaises du fait de leur solidité financière et la confiance qu’elles inspirent auprès des investisseurs publics ou privés. Elles sont également moins exposées aux baisses de produit de fiscalité économique que leurs voisines d’Outre-Rhin ou que les collectivités autrichiennes note Moody’s.

Paradoxalement, la faible compétitivité de la France, marquée par un déficit de la balance commerciale record de 84,7 milliards d’euros en 2021 et la recentralisation progressive de la fiscalité économique locale opérée par le gouvernement avec la baisse de 10 milliards des impôts de production intégralement compensée par l’Etat, a donc joué plutôt en la faveur des collectivités françaises par rapport à leurs homologues allemandes.

Du côté des bailleurs, « les français ont une part importante de la dette indexée sur le Livret A, mais le recalcul du service de la dette (mécanisme de révisabilité de l’annuité) préservera les flux de trésorerie » assure Moody’s.

Soutien efficace

La résilience des collectivités dépend de manière générale aussi de la rigidité de leurs dépenses au regard des services qu’elles offrent, de leur niveau de trésorerie et de l’aide apportée par les gouvernements centraux. Sous ces trois angles, les collectivités françaises, qui ont pu bénéficier in fine des différents plans de soutien européens destinés aux Etats de l’Union, sont bien armées, juge l’agence de notation. Même si leurs dépenses sont assez rigides, elle estime que le secteur local français « présente des marges opérationnelles élevées qui amortiront les pressions inflationnistes croissantes. » la situation des collectivités anglaises, belges ou portugaises par exemple est plus « risquée en raison d’excédents ou de déficits sensibles, d’un endettement élevé, de faibles réserves ou de liquidités. »

De plus, du fait du « soutien exceptionnel à la liquidité via des banques publiques, telles que la Caisse des dépôts, La Banque Postale ou SFIL » la qualité de signature des entités locales françaises ne devrait pas être affectée. Elles devraient accéder dans les mêmes conditions qu’avant le conflit au marché de la dette, même s’il est marqué par des hausses d’intérêt.

Investissements sur la sellette

A moins que la guerre ne s’enlise : « Un choc plus important sur la croissance mondiale poserait des défis particuliers aux collectivités et aux autorités organisatrices des transports dont les recettes fiscales représentent environ 60 % de leurs revenus d’exploitation » admet Moody’s. Dans ces conditions « nous nous attendons à ce que la plupart des acteurs choisissent de reporter certains projets si les pressions financières augmentent ou si les projets deviennent inabordables ». Une fois encore, l’investissement local risque d’être la variable d’ajustement. Dans un communiqué du 18 mai, l’Association des petites villes de France prévient le futur gouvernement : « Certaines petites villes voient leurs dépenses d’énergie bondir parfois de plus de 50 %. Ce choc conjoncturel ne sera pas facile à absorber malgré la réalisation d’économies d’énergies ou le report, voire l’annulation, de certains investissements. L’APVF constate que de nombreuses petites villes ont vu leur épargne et leur capacité d’autofinancement diminuer en 2021 et en 2022, avec un vrai risque de dégradation des services publics de proximité ».

« Nous anticipons un impact faible du conflit ukrainien sur la qualité de crédit des collectivités françaises »

Maylis Chapellier et Emanuela Colzani, Analysts

« Nous anticipons un impact faible du conflit ukrainien sur la qualité de crédit des collectivités françaises, comparées à leurs pairs européens et mondiaux. Leur exposition relativement limitée aux canaux de transmission. D’un côté, les dépenses de fonctionnement des collectivités françaises sont exposées à l’inflation (découlant des augmentations des prix d’énergie et des perturbations de chaines d’approvisionnement). Mais l’inflation reste moindre comparée à d’autres pays Européens, plus exposés aux fluctuations des prix de l’énergie et des matières premières. A court terme les collectivités françaises devraient aussi bénéficier d’une augmentation d’une partie de leurs recettes, évoluant avec l’inflation ou la croissance nominale (avec en premier lieu le produit de la TVA, mais également dans un deuxième temps une probable revalorisation des bases pour la taxe foncière). Leur solide qualité de crédit, qui n’a pas été affectée de façon durable ces deux dernières années pendant la pandémie. »

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