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Elisabeth Borne : une préfète à Matignon

Publié le 16/05/2022 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

elizabeth-borne
Patricia MARAIS
Ancienne représentante de l’Etat en Poitou-Charentes, la nouvelle Première ministre est un pur produit de la haute fonction publique. Une personnalité plutôt appréciée des élus locaux. Portrait.

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Pas de grand soir en Macronie. Le Président réélu a nommé ce 16 mai 2022 à Matignon Elisabeth Borne, ministre durant l’intégralité de son premier quinquennat. Une personnalité au profil proche du CV de Jean Castex.

Comme son prédécesseur, la nouvelle cheffe du gouvernement n’a jamais siégé au Parlement. La Première ministre est aussi issue de la haute fonction publique où elle a mené la plus grande partie de sa carrière. Cette X-Ponts a débuté au ministère de l’Equipement.

Dans le sillage du PS

Elle connait bien Matignon pour y avoir été conseillère technique de Lionel Jospin chargée des Transports entre 1997 et 2002. Un secteur qu’elle maîtrise sur le bout des doigts : Elisabeth Borne a dirigé la stratégie de la SNCF entre 2007 et 2012 et présidé la RATP (2015-2017).

Cette femme de devoir a aussi été directrice de l’urbanisme de la ville de Paris six années durant (2007-2013).

Mais elle connaît surtout les collectivités de l’autre côté de la barrière. Proche des milieux du pouvoir socialiste, elle a été préfète de Poitou-Charentes en 2013-2014. La présidente de cette région, Ségolène Royal (PS), qui l’appréciait, l’a d’ailleurs désignée ensuite comme directrice de cabinet au ministère de l’Ecologie en 2014-2015.

Une technicienne

Acquis, comme le général de Gaulle, aux vertus des ministres techniciens, Emmanuel Macron l’a nommée au ministère des Transports au lendemain de son sacre élyséen de 2017. Elle y a mené la réforme de la SNCF. Elle y a aussi donné le coup d’envoi de la loi d’orientation des Mobilités. « Les réponses doivent être bâties par ceux qui sont sur le terrain, au contact des populations, et donc par les collectivités. C’est une compétence décentralisée », a-t-elle mis en avant dans un entretien en 2018 à La Gazette des Communes.

Un discours auquel elle a joint des actes, avec la création des autorités organisatrices de la mobilité. Plutôt appréciée des intercommunalités et des régions, Elisabeth Borne privilégie le consensus sur le bras de fer politique. Mais son faible ancrage territorial n’a pas permis à la ministre chargé des mobilités de voir venir la crise des Gilets Jaunes à l’automne 2018.

Une fibre écologiste

Cela ne l’a pas empêché de prendre les commandes du ministère de la Transition écologique et solidaire en 2019. A ce poste, Elisabeth Borne a combattu l’étalement urbain et posé les jalons du zéro artificialisation nette. Elle y a aussi lancé les zones à faible émission qui vont interdire aux véhicules diesel et vieux de plus de dix ans d’accéder au cœur des grandes agglomérations à l’horizon de 2024.

Promue ministre du Travail en 2020, cette grosse « bosseuse » a traité une multitude de dossiers parmi lesquels la réforme du financement de l’apprentissage dans la fonction publique territoriale ou le contrat d’engagement jeune qui a privé les missions locales de certaines compétences.

A Matignon, l’environnement et le social seront ses deux dossiers prioritaires. C’est d’ailleurs elle qui pilotera en direct la planification écologique, dans le droit fil du discours d’Emmanuel Macron entre les deux tours à Marseille. Pour mener ce chantier, elle devrait avoir à ses côtés deux ministres : l’un chargé de la « planification énergétique », l’autre de la « planification écologique territoriale » en lien étroit avec les collectivités.

 

Jean Castex et « les territoires » : un pari à moitié réussi

Le Premier ministre sortant en avait fait son mantra. Les « territoires » s’étaient imposés comme le plat de résistance de son discours de politique générale en juillet 2020. Las, Jean Castex n’est pas parvenu à recoller tous les morceaux entre le pouvoir et les collectivités locales. Le couple maire-préfet, tant vanté dans les discours du Premier ministre pour gérer la crise sanitaire, a eu du retard à l’allumage, en particulier au moment de la mise en place des vaccinodromes. Le torchon brûle toujours entre LREM et l’Association des maires de France acquise aux Républicains et au PS. Jean Castex a néanmoins eu du doigté avec Régions de France. Le président de Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier (Ex-LR) s’est rallié au panache de la Macronie. Ses collègues du Grand Est et des Pays de Loire Jean Rottner (LR) et Christelle Morançais (LR) ont fait un pas vers le chef de l’Etat réélu.  Jean Castex quitte Matignon le cœur léger. Peu porté sur les honneurs, le chantre du terroir va redevenir maire de Prades, la petite cité des Pyrénées-Orientales à près de 900 kilomètres de Paris où il a été reconduit dans un fauteuil en 2020.

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