Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Vie locale

La transparence des indemnités des élus n’est-elle pas une forme de non-respect de leur vie privée ?

Publié le 16/05/2022 • Par Léna Jabre • dans : Réponses ministérielles, Réponses ministérielles finances

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Réponse du ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales : Les articles 92 et 93 de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique imposent de nouvelles obligations de transparence en matière d’indemnités perçues par les élus locaux. Sont ainsi concernés les communes (article L. 2123-24-1-1 du code général des collectivités territoriales, CGCT), les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre (EPCI-FP – article L. 5211-12-1 CGCT), les départements (article L. 3123-19-2-1 CGCT) et les régions (article L. 4135-19-2-1 CGCT).

Aux termes de ces articles, il revient à ces collectivités et EPCI-FP d’établir chaque année un état récapitulatif des indemnités de toute nature dont bénéficient les élus siégeant à leur conseil, « au titre de tout mandat ou de toute fonction » exercé en leur sein d’une part, et d’autre part : au sein de tout syndicat mixte ou pôle métropolitain, au sein de toute société d’économie mixte/société publique locale. S’agissant de la compatibilité de ce dispositif avec le droit au respect de la vie privée, il convient de rappeler que les indemnités de fonction des élus locaux font l’objet d’une délibération votée par l’organe délibérant de la collectivité ou de l’établissement concerné, qui est publiée et consultable par tout administré. Cette mesure de transparence consiste donc à titre principal à rassembler sur un même document des informations qui étaient déjà publiques, comme c’est le cas pour de nombreuses autres fonctions électives ou publiques (parlementaires, membres du conseil économique, social et environnemental, membres du Gouvernement, etc.).

Elle ne constitue donc pas une obligation nouvelle de publicité. Son objet est, à titre principal, de renforcer la transparence applicable aux indemnités des élus locaux. Ce domaine relève de la compétence du législateur, conformément à l’article 34 de la Constitution aux termes duquel relèvent de la loi la fixation des garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques d’une part, ainsi que les conditions d’exercice des mandats électoraux d’autre part. La loi doit donc établir un dispositif conjuguant ces exigences.

Dans sa décision n° 2013-675 DC du 9 octobre 2013 sur la loi relative à la transparence de la vie publique, le Conseil constitutionnel a été amené à se prononcer sur le caractère public des déclarations d’intérêts établies par les élus locaux. Il a ainsi rappelé que lorsque la publicité de telles déclarations porte atteinte au respect de la vie privée, elles ne peuvent être conformes à la Constitution que si elles sont « justifiées par un motif d’intérêt général et mises en œuvre de manière adéquate et proportionnée à cet objectif » (point 13).

En l’espèce, le Conseil notait qu’en prévoyant la publicité des déclarations d’intérêts des élus locaux, le législateur « a entendu permettre à chaque citoyen de s’assurer par lui-même de la mise en œuvre de garanties de probité et d’intégrité de ces élus », et, « s’agissant de personnes élues, l’atteinte portée au droit et au respect de la vie privée ne revêt pas un caractère disproportionné au regard de l’objectif poursuivi » (point 19). Le même raisonnement trouve à s’appliquer s’agissant de la transparence des indemnités de fonction des élus locaux.

L’état récapitulatif des indemnités des élus n’a d’ailleurs pas à mentionner l’existence ou l’absence d’autres ressources (salaires, pensions, revenus patrimoniaux, etc.).

Il en découle qu’il ne permet pas, à lui seul, de déterminer l’ensemble des revenus d’un élu. Au surplus, son contenu est moins large que celui prévu pour la déclaration d’intérêts qui est systématiquement rendue publique.

Au cours des dernières années, le législateur a donc établi un ensemble de dispositions permettant de parvenir à un équilibre entre les obligations légitimes de déontologie, de probité et de transparence, et le droit des élus au respect de leur vie privée.

1 Réagir à cet article
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

La transparence des indemnités des élus n’est-elle pas une forme de non-respect de leur vie privée ?

Votre e-mail ne sera pas publié

GROUCHO

17/05/2022 09h55

M. Frédéric Reiss, je trouve votre question au Gouvernement concernant la transparence des indemnités des élus indécente.

Déjà, lors du vote de cette transparence, les députés et sénateurs ont mis des barrières importantes pour cacher au citoyen l’usage que les élus font de leurs indemnités et autres frais. par exemple, alors qu’un député tout comme un sénateur est représentant de la Nation, seule la préfecture du département où il a été élu peut présenter les éléments le concernant. Et attention, il est interdit de faire des photocopies, des photos ou de prendre des notes. Enfin, le citoyen qui a obtenu ces informations n’a pas le droit de les divulguer.

Si on fait le parallèle avec un particulier, la comparaison va encore plus loin: tout citoyen est en droit de se rendre aux services des impôts pour consulter la déclaration d’une quelconque personne. Il peut même accéder aux informations relatives aux propriétés qu’il détient et aux entreprises dans lesquelles il a des droits.
Mais si ces principes s’appliquent à tous, les garde-fous sont nombreux pour éviter que les élus soient impactés.

Après ces mêmes élus s’étonnent que le citoyen ne se rende pas aux urnes pour voter!

Faites comme dans les pays du nord de l’Europe ou chaque citoyen peut aller sur un site internet dédié pour rechercher toutes les informations « financières » sur leurs élus. N’oublions pas enfin, qu’en tant qu’élu vous communiquez de manière importante… mais sur certains points cette communication ne devrait pas, selon vous exister.

Il est temps que l’on applique en France les mesures qui existent dans d’autres pays plus favorables à la transparence, ce qui éviterait que l’on traine parfois pendant plus de vingt ans des affaires.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement