Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Inclusion numérique

Pourquoi lancer une deuxième vague de « hubs territoriaux » ?

Publié le 19/05/2022 • Par Isabelle Jarjaille • dans : actus experts technique, France, Toute l'actu RH

Finance and innovation concept
peshkova/Adobestock
Les « hubs territoriaux » fédèrent les acteurs de l’inclusion numérique pour répondre aux difficultés des usagers face à la dématérialisation. Mais leurs financements ne sont pas garantis et la faisabilité de leur mission nécessite d’assurer la pérennité des conseillers numériques.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

« Désormais, nous n’avons plus du tout besoin d’évangéliser sur le sujet, résume Emmanuel Vandamme, président de Pop, une entreprise sociale et solidaire coporteuse du hub des Hauts-de-France et de celui du Grand Est [lire ci-dessous]. La crise sanitaire a montré de manière évidente les difficultés liées à l’inclusion numérique. Elle a rendu le sujet incontournable. »

C’est dans ce contexte que la Banque des territoires et l’Etat ont lancé la deuxième vague de « hubs territoriaux » pour un numérique inclusif, en 2021, par le biais d’AMI dans les six régions non couvertes depuis 2019. Au total, plus de 7 millions d’euros sont mobilisés pour l’amorçage et l’élargissement de quinze « hubs territoriaux » pour un numérique inclusif, en partenariat avec l’ANCT. Mais pour faire quoi ?

Modèle économique

Inauguré le 26 avril à Rennes, le hub Bretagne fait partie des derniers nés. Porté par la fédération des centres sociaux de Bretagne, il rassemble l’Etat, par le biais du secrétariat général aux affaires régionales, la région Bretagne, Rennes métropole (43 communes, 451 760 hab.) et Brest métropole (8 communes, 210 000 hab.).

« Nous avons besoin des collectivités, mais aussi d’acteurs sur le terrain, explique Jérôme ­Tré-Hardy, conseiller régional [groupe social-démocrate de Bretagne] chargé du numérique et de la cyber­sécurité. La fédération des centres sociaux était pertinente pour porter le projet, car elle s’appuie sur un fort maillage territorial. Maintenant, nous devons construire l’outil et rallier d’autres partenaires. »

L’enjeu est « d’embarquer le plus de monde possible pour avoir un modèle économique, résume Antoine Portier, chef de projet du hub Bretagne. On arrive après une phase très compliquée sur le terrain, où la fédération faisait de l’accompagnement au numérique, mais n’avait pas d’entrée dans les institutions et où chaque acteur était seul sur son territoire ». La raison d’être de ces « hubs territo­riaux » est là : devenir la tête de pont d’un réseau dédié à l’inclusion numérique afin de garantir une ­meilleure coordination.

Acteurs privés et publics

« Le hub a vocation à animer le réseau et à former les acteurs opérationnels, aussi bien privés que publics », explique Samuel­ ­Olivier, directeur du réseau Grain, une entreprise sociale et solidaire qui porte le hub Numi, aux côtés de trois autres opérateurs privés, à l’échelle de la Normandie. « Nous avons répondu à l’appel à projets, mais le comité stratégique est composé de l’Etat, de la région et des cinq départements », précise-t-il.

Le pôle « recherche » du hub sera chargé de recenser les actions existantes dans le but de produire un ­catalogue mis à la disposition des collectivités, tandis que le pôle « appui technique et ingénierie » propo­sera aux collectivités de bénéficier d’un soutien pour mettre en place leur stratégie ­d’inclusion numérique et déployer des projets.

« Concrètement, il peut s’agir de l’installation d’un tiers-lieu numérique ou de la mise à disposition d’un véhicule numérique itinérant », illustre Samuel Olivier. A terme, le hub devrait financer dix postes, également chargés de la formation des conseillers numériques. C’est le cœur du sujet : les hubs ne font pas d’accompagnement directement auprès des usagers, mais proposent des prestations pour former les conseillers. Or, pour tenir leur mission, la question de leur financement est cruciale. A ce propos, dans son rapport publié en février 2022 et ­intitulé « La dématérialisation des services publics, trois ans après, où en est-on ? », la Défenseure des droits, Claire­ ­Hédon, relevait que les « “hubs territoriaux” censés coordonner l’offre de médiation numérique du territoire […] peineraient à remplir cette mission, seraient trop soumis à une logique de rentabilité économique se traduisant par la création de services permettant de se financer, au risque de se substituer aux acteurs locaux ».

Cartographier les besoins

C’est notamment en réponse à cette critique que le rapport du Sénat, rendu en mars 2022 et titré « Renforcer la cohésion numérique dans les territoires : vingt mesures pragmatiques et de bon sens », proposait « d’attribuer aux hubs une dotation visant à garantir l’accom­plissement de leurs missions essentielles ». Car si la Banque des territoires apporte une subvention d’amorçage (250 000 euros), « l’équilibre économique sera ­difficile à trouver, reconnaît Jérôme ­Tré-Hardy. Et il faut faire attention à l’effet lucratif, nous devons nous garder de cela ». De plus, l’action des hubs n’aura­ de sens que si le financement des conseillers numériques est lui-même assuré.

« La démarche des hubs est intéressante pour fédérer et coordonner les acteurs de l’inclusion numérique, réagit Johan Theuret, pour le think tank Sens du service public. Mais nous demandons une clarification sur la pérennisation des conseillers numériques. Il y a plus de 13 millions de personnes en situation d’illec­tronisme. Le hub ­permettra de carto­graphier les besoins et de créer de la solidarité entre les territoires, mais il faut sécuriser le devenir des conseillers. »

Sans oublier un point : « Est-ce que c’est aux collectivités d’assumer le financement de ces dis­positifs, alors que de nombreuses démarches dématérialisées concernent les services de l’Etat ? » s’interroge Patrice Allais, le directeur général adjoint de la métropole de Rennes.

« Nous ne cherchons pas à capter le marché de la formation »

Emmanuel VANDAMMEEmmanuel Vandamme, président de Pop et coporteur du projet de hub Les Assembleurs, dans les Hauts-de-France

« Le hub des Hauts-de-France a fait partie de la première vague, en 2019. Au bout de deux ans et demi d’activité, il rassemble une quinzaine de personnes qui font de l’ingénierie, de la formation, et il est en train d’être transformé en société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) pour associer toutes les parties prenantes, dont les collectivités. Le hub a démarré avec la subvention d’amorçage de la Banque des territoires, puis les fonds européens ont pris le relais, en parallèle d’autres financements publics et de prestations de marchés publics, pour former les conseillers numériques France Services, par exemple.

Il fait environ 2 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. Il répond aux marchés puis fait appel à des opérateurs auxquels il les sous-traite, comme l’Afpa, Pop School, etc. Mais nous ne cherchons pas à capter le marché de la formation : le rôle du hub est de favoriser la montée en puissance d’acteurs locaux. »

Thèmes abordés

Réagir à cet article
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Pourquoi lancer une deuxième vague de « hubs territoriaux » ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement