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PETITE ENFANCE

Relais petite enfance : des missions élargies… au détriment des assistantes maternelles ?

Publié le 12/05/2022 • Par Michèle Foin • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

bébés enfants garderie crèche maisons assistantes maternelles-UNE
highwaystarz - Fotolia
Six mois après la parution du référentiel national des Relais petite enfance, des questions demeurent sur l’ampleur des missions dévolues aux animatrices.

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Le 5 octobre 2021, le conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales adoptait le référentiel national des Relais petite enfance (RPE), dénomination qui remplace depuis les Relais d’assistantes maternelles (RAM). Avec ce référentiel, il ne s’agit pas simplement d’un changement de nom, mais bien de renforcer et d’enrichir les missions d’un « service de référence tant pour les parents que pour les professionnels », rappelle la Cnaf.

La circulaire du 1er décembre 2021 spécifie les attendus de la branche famille pour la prestation de service et le bonus relatif aux missions renforcées. Car si ce sont les collectivités qui décident de leur création, les CAF participent au financement des RPE.

Trois missions renforcées

A l’instar des RAM, les RPE continuent d’avoir deux missions principales définies autour deux principaux publics : l’information et l’accompagnement des familles et des professionnels de l’accueil individuel. Au sein de ces deux grands objectifs, la Cnaf invite les RPE volontaires à s’engager dans trois missions renforcées, au choix, pour lesquelles ils recevront une aide supplémentaire de 3000 euros par an :

  • Le guichet unique, qui consiste à centraliser les demandes d’information des familles sur le territoire
  • L’analyse de la pratique grâce à l’organisation de temps d’échange entre professionnels avec l’aide d’un intervenant extérieur spécialisé
  • La promotion renforcée de l’accueil individuel par la mise en œuvre d’une stratégie de communication pour lutter contre son déficit d’image et le manque d’attractivité du métier.

Clarifier le métier complexe

« C’était vraiment la demande des RPE que d’avoir des précisions sur leurs missions », se réjouit Sandra Onyszko, responsable communication à l’Union fédérative nationale des associations de familles d’accueil et assistantes maternelles (UFNAFAAM). Animer un RPE est un métier compliqué, qui peut aller dans tous les sens. Cela aide les animateurs à s’engager plus clairement. »

Dans la communauté de communes du Pithiverais (Loiret, 31 communes, 29 200 hab.), le nouveau référentiel a occasionné une réorganisation des trois RAM du territoires pour mettre en place le guichet unique. « L’accompagnement des familles dans la recherche d’un mode d’accueil est venu se concrétiser grâce à des locaux plus visibles. Nous assurons dorénavant les pré-inscriptions pour le multi-accueil de Pithiviers », témoigne Stéphanie Louis, l’une des quatre animatrices du RPE. Une mission qu’elle estime très enrichissante. « Cela vient lier un peu plus les services petite enfance du territoire, et nous permet d’avoir un lien plus étroit avec les familles », assure-t-elle. « Passer de RAM à REP a ouvert le champ d’intervention à toute la petite enfance, et plus uniquement à l’accueil individuel », complète Amélie Alvarez, responsable des services à la population à la CC du Pithiverais.

Mutualiser des missions

Auparavant, le temps de travail des quatre animatrices de RAM était rythmé par des temps d’accueil collectifs (pour les assistantes maternelles et les enfants dont elles ont la garde), et les permanences téléphoniques ou physiques pour les parents et les assistantes maternelles de leur territoire de référence. « Maintenant nous avons un guichet unique ouvert du lundi au vendredi, toutes les familles de la CC peuvent passer la porte ou appeler. Chaque animatrice est référente d’une partie du territoire, mais peut répondre à une famille qui habite en dehors », détaille Amélie Alvarez.

La centralisation sur un même site n’empêche pas les permanences itinérantes, et permet aux animatrices de se rencontrer et de travailler ensemble. « Notre communication interne s’est beaucoup améliorée, admet la responsable des services à la population. De même que nous avons gagné en efficacité en mutualisant certaines missions comme les achats ou la communication. »

Faire des choix

Quid des autres missions renforcées ? « Il faut forcément faire des choix. Les animatrices sont multitâches : elles sont à la fois sur le terrain et en observatoire, elles doivent accompagner les familles, les assistantes maternelles… nous avons donc remis l’analyse de pratique des assistantes maternelles à plus tard. On y trouverait un grand intérêt, mais du point de vue du temps de travail, ce n’est pas possible », constate Amélie Alvarez. Car la question du temps nécessaire pour effectuer toutes ces missions se pose. « Même si cela permet de développer de nouvelles compétences d’argumentation, de communication… le guichet unique est très chronophage », confirme Sandra Onyszko. Il ne faudrait pas que les assistantes maternelles en pâtissent. « On ne peut pas prendre une personne et multiplier ses missions à l’infini. La confiance avec les assistantes maternelles se construit lors de moments informels. S’ils sont moins nombreux, cette dernière s’étiole. Il ne faudrait pas que les temps administratifs viennent empiéter sur le travail de terrain », prévient-elle. Dans la CC de Pithiverais, les animatrices du RPE sont toujours aussi disponibles pour les assistantes maternelles, assure Amélie Alvarez. « Mais le travail de communication doit se poursuivre. Quand nous serons bien connus, peut-être que cela sera différent. »

Pour éviter cet écueil, les élus locaux accepteront-ils d’engager du renfort ? Même si la Cnaf finance une grande partie des RPE, pour certaines communes, cela reste une charge importante. « Les élus s’inquiètent de la disparition des assistantes maternelles. S’ils ne peuvent pas faire de miracle, disposer d’un RPE sur la commune est précieux pour soutenir les celles qui exercent » insiste Sandra Onyszko.

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