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[Edito] Salaire fonction publique

Un nouveau souffle pour la fonction publique

Publié le 13/05/2022 • Par Romain Mazon • dans : France, Toute l'actu RH

pansement
v.poth
Pour rendre aux métiers de la fonction publique leurs lettres de noblesse, c’est tout un système de carrière attractif et lisible qu’il faut reconstruire. Le président réélu ne pourra pas se contenter d'un effet "pansement" concernant les salaires.

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L’ère de l’austérité salariale dans la fonction publique, inaugurée en 2010 lors de la présidence ­Sarkozy, devra s’achever avec le quinquennat qui s’ouvre. La tâche ne pourra se limiter aux salaires. C’est tout un système de carrière attractif et lisible qu’il faudra reconstruire. Car le gel du point d’indice adopté par les trois derniers présidents de la République (1), et ses effets en cascade, font trembler tout l’édifice. Et depuis si longtemps que celui-ci menace, maintenant, ruine.

Face aux besoins induits par l’inévitable transition écologique, c’est même la capacité de la puissance publique à remplir ses missions qui est questionnée, faute de pouvoir attirer les compétences indispensables.

Carrières publiques

Les différents sparadraps imaginés au fil des années pour corriger les conséquences les plus lourdes du gel du point d’indice – ciblant tout particulièrement les bas salaires – n’ont en rien corrigé les effets structurels d’une si longue stagnation. Au contraire, ils ont généré des effets pervers nécessitant de nouveaux sparadraps. A tel point que tous ces pansements ne suffisent plus à maintenir le système debout.

C’est ainsi que des carrières publiques autrefois prestigieuses n’attirent plus grand monde, la crise du Covid faisant apparaître au grand jour à la fois leur caractère indispensable à notre société (soignants, enseignants, éboueurs…) et la très faible attractivité, désormais, de ces métiers.

Attractivité

L’engagement d’Emmanuel Macron d’augmenter le point d’indice au mois de juillet ne peut être que le début d’un travail « en profondeur », ainsi qu’il s’y est engagé pendant la campagne électorale. En profondeur et en largeur, si l’on peut dire, s’agissant de la fonction publique territoriale. En effet, les employeurs territoriaux font face, à ce stade, à une équation impossible : augmenter les salaires et donner de l’attractivité aux nouveaux métiers, tout en étant soumis à une très forte contrainte sur leurs dépenses, dans le quinquennat qui s’achève, comme dans celui qui débute. Pour donner un nouveau souffle indispensable aux métiers du secteur public, il faudra aussi sortir des injonctions contradictoires.

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Notes

Note 01 A l’exception de l’augmentation, en deux temps, de 1,2 %, décidée à la fin du quinquennat Hollande. Retour au texte

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Commentaires

Un nouveau souffle pour la fonction publique

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Sancho

15/05/2022 08h59

On ne parle quasiment jamais de la filière animation qui pourtant est toujours présente sur les temps périscolaires ou extrascolaires. Et sans cette filière animation qui a été fortement mobilisée lors de la période covid il eut éte difficile pour les enseignants, parents de continuer leur activité.

Mika

15/05/2022 03h05

Jusqu’à récemment je travaillais en collectivité territoriale. CDD en Centre de Gestion. On était considéré comme « intérimaire de la fonction publique »… intérimaire sans les avantages de l’intérim. Pas de prime de précarité, pas le droit de vote aux élections professionnelles donc pas de représentants pour nous défendre. On devait se soumettre aux horaires de nos collègues qui eux étaient en contrat département ou titulaire. On travaillait donc 38h mais payé 35h. Avait-on droit aux RTT, non bien sûr. Pas plus droit au CET.

Les Centres de Gestion c’est le nid de crabe sur lequel il faudra à un moment se pencher. Ça sert ni plus ni moins qu’à précariser des contractuels déjà précaires.

J’ai aujourd’hui quitté la fonction publique territoriale. Je suis dans le privé à exercer le même métier. Et qu’est-ce que je me sens mieux.

EricV

15/05/2022 06h10

Comment rendre attractif le métier d’inf psy a 1900 euros net avec des horaires impossibles et surtout illégal et le risque permanent de subir des violences physiques ?

GROUCHO

16/05/2022 10h30

L’auteur de cet article oublie de dire que M. Sarkozy n’a pas eu l’initiative de décorréler les salaires de l’inflation. Non cela revient à M. Mitterrand (je pense même que M. Jospin était alors Premier ministre).

A cette époque bien lointaine, le gouvernement a décidé de prendre en compte la GVT pour comparer l’inflation avec l’évolution des salaires. Le mal était fait et chaque Président de la République s’est alors engouffré dans cette méthode pour contenir l’évolution de la masse salariale. M. Macron n’a donc fait que suivre ses prédécesseurs, tout comme M. Sarkozy, sans oublier M. Hollande, chacun avec sa petite touche personnelle.

Bien sûr, dans un premier temps il faut revaloriser les salaires de la fonction publique de manière significative. L’idéal serait de fixer le taux à 15%, ce qui est la perte de salaire au cours de ces vingt dernières années… mais cette solution risque de tuer le malade!
Augmenter les salaires du montant de l’inflation attendue pour 2022 serait plus rigoureux.

Dans un second temps, inutile de créer un comité Théodule pour revoir les grilles de la fonction publique… l’expérience montre que les grilles existent par exemple pour les industries électriques et gazières. Pourquoi ne pas appliquer ce modèle qui met en place un GVT avec des mesures d’évolution tenant compte des fonctions?
L’avantage de ces dernières est de mettre un terme aux filières pour s’attacher à la fonction exercée, son niveau de responsabilité… Ainsi, chacun peut construire sa carrière en accédant à de nouvelles fonctions plus rémunératrices, ou bien se contenter du GVT en conservant son emploi.

Mais cela ne suffira pas… M. macron s’est déjà inscrit dans cette évolution: rapprocher (pour fusionner?) les règles de fonctionnement des agents de la fonction publique de celles du privé. Dit autrement, appliquer le Code du Travail aux fonctionnaires!

C’est d’ailleurs dans cette logique que s’inscrit la gestion des retraites de la fonction publique.

Les solutions existent donc et elles sont à portée de main. Il reste aux élus à avoir le courage pour les proposer et aux organisations syndicales de jouer leur rôle qui consiste non pas à batailler contre mais à trouver la meilleure adéquation dans l’intérêt de tous.

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