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Elections législatives

Les politiques nationaux préfèrent-ils une circonscription dans la capitale ?

Publié le 27/05/2022 • Par Mathilde Elie • dans : France

Sandrine Rousseau, candidate Nupes pour la 9ème circonscription de Paris
Sandrine Rousseau, candidate Nupes pour la 9ème circonscription de Paris By Greenbox - Own work, CC BY-SA 4.0
Centre médiatique et politique du pays, Paris attire les convoitises de ceux qui veulent être au plus près du pouvoir. Les élections législatives peuvent être une occasion de s’en approcher, quitte à y être parachuté. Effet loupe sur certaines candidatures ou volonté des candidats de se présenter dans la capitale ? Tout est une question de contexte politique.

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Quelques jours seulement après le second tour de l’élection présidentielle, la finaliste de la primaire écologiste Sandrine Rousseau, était investie dans la 9ème circonscription de Paris, aux dépens de Claire Monod, pourtant plébiscitée par les militants EELV.

Ex-conseillère régionale de la région Nord-Pas-de-Calais, enseignante-chercheuse en économie à l’université de Lille, Sandrine Rousseau a invoqué des « motifs personnels » justifiant sa venue à Paris. Dans un autre style, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, résidant à Paris, se présente dans le Loiret, à seulement 140 kilomètres de la capitale…

Siège des institutions, des partis et des médias, Paris apparaît comme le centre névralgique de la vie politique. Ces candidatures sont-elles un miroir grossissant ou existe-t-il une demande spécifique de la part des candidats pour être présentés à Paris, ou au moins, pas trop loin ?

Exil volontaire ou forcé

Historiquement non, selon Emeric Bréhier, directeur de l’observatoire de la vie politique de la fondation Jean Jaurès et ancien député PS. « C’est même plutôt le mouvement inverse avec des exfiltrations de parisiens envoyés en province ! »

Plusieurs raisons peuvent donner lieu à un exil, volontaire ou forcé : un besoin de restructurer ou de redynamiser l’activité politique dans un territoire donné, ou encore la nécessité d’envoyer une personnalité nationale pour aplanir des différents locaux.

« Au mitan des années 70 par exemple, Henri Emmanuelli est renvoyé chez lui dans les Landes à la demande de François Mitterrand pour relancer le parti socialiste, rappelle Emeric Bréhier. Il crée alors des sections dans toutes les petites communes du département et parvient à son objectif. On peut aussi citer le cas d’Alain Juppé qui quitte son poste d’adjoint à la mairie de Paris pour prendre la succession de Jacques Chaban-Delmas à la mairie de Bordeaux en 1995. Plus récemment, Jean-Luc Mélenchon, qui a longtemps été élu en Essonne, s’est présenté dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône. Les études électorales avaient montré que la couleur politique pouvait basculer. En l’occurrence, Marseille était la ville dans laquelle il était arrivé en tête au premier tour de la présidentielle. Le fait de l’y envoyer pouvait finir d’inverser la tendance… »

Mais il peut aussi y avoir des échecs, le parachutage n’étant pas une science exacte. Peut en témoigner ce même Jean-Luc Mélenchon candidat dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais en 2012, terre historiquement de gauche, où il avait échoué face à Marine Le Pen. « Ces parachutages ne doivent pas être reniés ou combattus. Ils se justifient car ils peuvent donner un coup de fouet à une formation politique sur le plan local. Il y a un courage, une prise de risque qui peut être salutaire. »

Pour le scrutin à venir, plusieurs parachutages sont à observer comme celui de Gabriel Amar, gendre de Jean-Luc Mélenchon, ancien élu en Essonne et candidat à Villeurbanne, dans le Rhône ; Marc Ferracci, proche d’Emmanuel Macron, conseiller de Jean Castex, candidat pour les Français de Suisse ; Stanislas Rigault,  président des jeunes avec Zemmour et originaire du Maine-et-Loire, pour la 2ème circonscription du Vaucluse ; Emeric Salmon, délégué départemental du RN dans le Morbihan, qui se présentera en Haute-Saône.

Nouvelle ère

L’autre raison pour laquelle les candidats peuvent saisir l’opportunité de sortir de la capitale est mathématique, ajoute Emeric Bréhier. « Pendant longtemps Paris était la chasse gardée du RPR et du PS. Les circonscriptions étaient extrêmement sectionnées à gauche et à droite. Avec une vingtaine de sièges, la marge de manœuvre était donc faible… » Jusqu’en 2017.

Avec l’arrivée du parti présidentiel La République en marche, rebaptisé Renaissance, la carte électorale parisienne est totalement rebattue. « De nombreux sièges PS et UMP ont été perdus. Ce renouvellement de la vie politique a permis de libérer des circonscriptions, explique Thomas Ehrard, docteur en sciences politiques et auteur d’une thèse sur le découpage électoral des circonscriptions législatives sous la Vème République. 13 sièges ont ainsi été remportés par la majorité. Par exemple, la 2ème circonscription de François Fillon est allée à Gilles Le Gendre qui l’a emporté face à Nathalie Kosciusko Morizet. La 11ème circonscription, historiquement socialiste, a été acquise par Marielle De Sarnez pour le Modem, allié d’En marche. » Autre facteur : la fin du cumul des mandats qui a entrainé un repli vers des mandats locaux et donc libéré d’autres sièges de députés.

Rétribution pour les plus fidèles

Sociologue du politique, Etienne Ollion (1) a observé de près cette nouvelle assemblée : « Si vous regardez la carte des arrondissements parisiens, on voit bien que ce sont les proches de Emmanuel Macron qui ont été placés là. Des personnes que l’on considérait comme éligibles et assez dans la ligne. C’est une sorte de rétribution pour les plus fidèles comme Gilles Legendre, Benjamin Griveaux, Stanislas Guerini… »

Selon lui, cela témoigne d’une volonté des candidats à être sur Paris pour des raisons pratiques mais aussi stratégiques. « Le fait d’être à Paris ou en région parisienne est considéré comme un avantage car cela permet à la fois d’être à l’Assemblée nationale et dans sa circonscription. On peut mêler plus facilement dans la semaine les deux types de travaux sans des temps de transport délirants. De plus, Paris et sa banlieue représentent un feuilleté de préférences politiques. Vous pouvez donc facilement trouver un endroit qui vous sera favorable. Grossièrement LREM dans le 91 et LFI dans le 93. Et enfin, c’est à Paris que tout se passe : les invitations média, les rencontres aux ministères, les réunions et événements informels… »

Circonscriptions gagnables

Des arguments nuancés par Thomas Ehrard qui estime que les candidats visent avant tout des circonscriptions gagnables. « Il se trouve qu’il y a des circonscriptions particulièrement gagnables en Ile-de-France. Pour Sandrine Rousseau, c’est la 9ème de Paris qui correspond au 13ème arrondissement découpée en 2010 de manière favorable à la gauche. Aux élections législatives de 2017, LFI y avait fait 45 % au second tour. » A noter qu’au premier tour de l’élection présidentielle, les scores additionnés de la gauche dans le 13ème arrondissement représentent 48,63 % des voix.

Thèmes abordés

Notes

Note 01 auteur de l’ouvrage Les candidats, novices et professionnels en politique, PUF Retour au texte

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Commentaires

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books bites brews

28/05/2022 05h48

De cette facon, l’Etat espere s’accommoder des contraintes budgetaires qui lui imposent de reduire ses actions, tout en retrouvant des leviers d’action et des capacites d’initiative et de controle dans les domaines prioritaires. Cette evolution favoriserait une bonne gestion publique, economique et centree sur l’essentiel, c’est-a-dire sur les fonctions regaliennes et le pilotage strategique des politiques publiques. Elle consacre un

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