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Management

Comment apprivoiser le nouveau temps partiel thérapeutique

Publié le 23/05/2022 • Par Solange de Fréminville • dans : A la Une RH, France, Toute l'actu RH

Jardinier municipal-6552
Catherine Clavery - FRANCE
Plus facile à appliquer depuis novembre 2021, le temps partiel thérapeutique s’installe doucement dans la FPT. Ce dispositif de maintien dans l’emploi séduit mais il a des répercussions sur les collègues.

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« S’il y a un besoin urgent, on réagit plus vite. » ­Karine ­Viacroze-Perrin, DRH de la ville et de la commu­nauté d’agglomération Rochefort Océan (25 communes, 750 agents, 63 500 hab., Charente-­Maritime), voit d’un bon œil la réforme du temps partiel thérapeutique intervenue en novembre 2021. Il n’est plus nécessaire d’avoir été en arrêt de maladie pour y avoir droit, ni de recourir à un médecin-expert agréé afin d’autoriser une première période de trois mois. « Cela a simplifié l’accès au dispositif », salue également ­Christine ­Furon, médecin du travail du CDG du Nord (943 collectivités, 25 700 agents). En évitant aux agents de passer par la case « arrêt de maladie », il en devient même « un outil de prévention », souligne ­Karine ­Viacroze-Perrin.

Reprise progressive

En effet, « si un agent doit suivre une rééducation ou un traitement complémentaire, il suffit d’aménager un temps partiel thérapeutique », explique ­Christine ­Furon. Moins de fatigue pour l’agent et du temps pour se soigner. De quoi préserver sa santé et assurer son maintien dans l’emploi, avec tous les ­avantages que cela comporte. « Cette solution permet de ne pas décrocher, de maintenir le lien avec les collègues et d’être au fait des changements, car le travail évolue, des gens partent, d’autres arrivent », relève ­Nathalie ­Privat, cheffe de service « cellule appui et développement » de ­Perpignan ­Méditerranée métropole (36 communes, 900 agents, 268 500 hab.).

A contrario, si un agent a un arrêt de maladie de longue durée, « reprendre le travail peut s’avérer compliqué et difficile », remarque ­Nathalie ­Privat. Le temps partiel thérapeutique a cet intérêt majeur de permettre une reprise progressive. Il est possible de commencer par un mi-temps, puis de l’augmenter tous les trois mois, par exemple à 70 %, en finissant à 90 %, avant de repasser à temps plein. Quant au rythme, il est variable, les demi-journées de travail étant parfois préférables à des journées pleines. « Selon les pathologies, il est intéressant de moduler le temps de travail », assure le médecin du CDG du Nord. Depuis la réforme de novembre 2021, un agent peut demander la prescription d’un temps partiel théra­peutique à plusieurs reprises au cours de sa carrière. Seule limite imposée : retravailler durant un an dans les conditions habituelles entre deux temps partiels thérapeutiques qui, eux-mêmes, ne peuvent dépasser un an.

Recalibrage du poste

Les effets ne sont pas négligeables. A Clermont-Ferrand (2 300 agents, 147 900 hab.), « les agents sont plus nombreux à bénéficier de ce dispositif et leur reprise d’activité se fait plus facilement, de manière plus progressive », constate ­Dolorès ­Laope, directrice générale adjointe chargée des ressources humaines et de la qualité du service public. Au sein de la ville de Rochefort et de sa communauté d’agglomération, douze agents de la catégorie C et deux de la catégorie A travaillent sous ce régime particulier, sur un total de 750 agents.

Pourtant, même si le nombre d’agents qui bénéficie d’un temps partiel thérapeutique tend à augmenter, son application reste ponctuelle et limitée. Principale difficulté pour les DRH et les services de santé au travail qui veulent appliquer cette mesure : l’organisation. Comment recalibrer le poste visé et répartir les tâches au sein de l’équipe concernée ? D’autant que, le plus souvent, il n’est pas question de remplacer l’agent sur le temps où il ne peut être présent.

Contraintes budgétaires

« Nous n’avons plus les moyens de remplacer cette absence partielle ou de compléter une équipe en raison des contraintes budgétaires », témoigne ­Karine Viacroze-Perrin. C’est pourquoi « la charge de travail est reportée sur les collègues », admet-elle. Cependant, nuance Christine Furon, « les collectivités ont des stratégies différentes pour les remplacements de personnel en arrêt ou à temps partiel thérapeutique, en fonction de leur adhésion ou pas à une assurance statutaire qui les protège face à ces aléas ».

Autre difficulté : « Il s’agit, parfois, de chercher des tâches adaptées aux problèmes de santé de l’agent, ce qui peut s’avérer complexe, notamment dans la filière technique », indique ­Nathalie ­Privat. Ainsi, « à chaque fois, il faut inventer une solution, souligne-t-elle. Selon les capacités de l’agent et les besoins du service, on tente de trouver quelque chose qui correspond, sans surcharger le reste de l’équipe ».

Quand un agent est reconnu comme étant en situation de handicap, la mise en place du temps partiel thérapeutique peut s’accompagner d’un aménagement de son poste et de son environnement de travail, financé par le FIPHFP. Mais il est parfois nécessaire d’organiser un changement de poste, voire une reconversion. L’agent peut y voir une opportunité. « L’un des effets inattendus, à mon sens, est l’ouverture à d’autres pistes pour les agents plus prompts à engager une mobilité professionnelle, voire qui en expriment le besoin et l’envie », remarque ­Dolorès ­Laope. « Nous avons ainsi accompagné deux agents sur d’autres postes que ceux d’origine dans une dynamique de rebond vers une nouvelle phase de leur vie professionnelle. »

Le décret n° 2021-1462 du 8 novembre 2021 met fin à l’obligation d’avoir été en arrêt de maladie pour avoir droit au temps partiel thérapeutique. Il met aussi fin au contrôle du médecin-expert agréé pour la première durée de trois mois.

Le casse-tête des remplacements

D’après Pierre de Rotalier, médecin de prévention du centre de gestion de Loire-Atlantique (300 collectivités, 16 300 agents), il arrive que le temps partiel thérapeutique suscite des réticences parce que les agents ne sont pas remplacés sur leur temps ­d’absence. « Les agents s’inquiètent de savoir qui va faire le travail à leur place », rapporte-t-il. Dans les petites collectivités, la difficulté n’est pas seulement budgétaire. Il s’agit aussi de remplacer partiellement des « couteaux suisses », les postes étant très polyvalents, et donc de former des personnes pour quelques mois seulement. Les remplaçants font figure de perles rares. « Il n’y a pas de “remplaçants volants“ prédésignés pour appuyer les services en déficit de personnel », regrette le médecin.

Le télétravail apporte une latitude

florence carruel

Florence Carruel, médecin du travail

[Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) 2 000 agents • 67 900 hab.] « C’est très positif ! » Médecin du travail de Noisy-le-Grand, Florence Carruel trouve bien des avantages au temps partiel thérapeutique. « Son intérêt majeur, c’est de permettre aux agents de revenir au travail plus rapidement », souligne-t-elle. D’autant que l’on peut désormais « appliquer ce dispositif sans que l’agent ait été en arrêt de maladie », relève-t-elle. Il a ainsi bénéficié à des agents d’entretien ou de la cantine ayant souffert de ruptures tendineuses.

« On les met sur des tâches où il n’y a pas de risques et, pendant le temps partiel thérapeutique, on étudie avec le service RH comment les repositionner », explique le médecin. Il arrive aussi que des agents souffrent de pathologies chroniques qui les obligent à des soins réguliers. Dans tous ces cas, « le télétravail, quand c’est possible, apporte une latitude supplémentaire », selon ­Florence ­Carruel. Mais, bien souvent, le temps d’absence ne peut être compensé. « C’est la limite du dispositif », constate le médecin. Sauf dans les écoles où il arrive que le remplaçant reste en poste quand l’agent revient en temps partiel thérapeutique.

Contact : Florence Carruel, medecine.du.travail@ville-noisylegrand.fr

Une gradation du retour au travail est utile

Nathalie MEUNIER, directrice des ressources humaines

[Croix (Nord) 470 agents • 20 900 hab.] A Croix, trois agents sont en temps partiel thérapeutique. Leur nombre est stable même si le dispositif est plus facile d’accès depuis le décret du 8 novembre 2021. « Cela est intéressant en termes de prévention et permet de réintégrer l’agent à son poste », remarque ­Nathalie ­Meunier, DRH. Mais elle craint « une utilisation pas toujours à bon escient du dispositif ».

Ainsi, il arrive que des agents, en mi-temps thérapeutique, restent à 50 % durant un an, au lieu d’augmenter leur temps de travail tous les trois mois pour une réintégration progressive. « S’il s’agit de faire face à des risques psychosociaux, une parenthèse à 50 %, puis un retour à temps complet, ne résout pas la ­situation. Il est important qu’il y ait une ­gradation », estime ­la DRH. Il serait nécessaire de mieux informer le corps médical et le personnel de la possibilité de moduler le temps partiel dans la durée.

Le dispositif pourrait-il être du ressort du médecin de prévention, qui prend en compte les conditions de travail et l’état de santé des agents ? Quelle que soit la solution, « une gradation est utile, par exemple, en passant à 70 % au bout de quelques mois », note-t-elle. Et d’ajouter : « Il faut agir sur d’autres leviers de prévention, comme un soutien psychologique, le temps partiel thérapeutique n’étant qu’un élément d’un accompagnement plus large. »

Contact : Nathalie Meunier, nathaliemeunier@ville-croix.fr

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