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[ENTRETIEN] EHPAD

« Dégradée ou malmenée, la qualité du travail peut amener au mépris de soi et des autres » – Mylène Zittoun

Publié le 20/05/2022 • Par Solange de Fréminville • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France, Toute l'actu RH

MYLENE ZITTOUNjpg
M. Z.
Mylène Zittoun est membre de l’équipe de recherche « psychologie du travail et clinique de l’activité » du Conservatoire national des arts et métiers. Elle a engagé, dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ephad), un dialogue avec les agents sur la qualité du travail.

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Quel était l’objectif de votre intervention ?

Dans l’établissement public départemental de Grugny (550 agents, Seine-­Maritime), le climat social se dégradait, avec des incidences sur la santé des agents. La condition de la santé au travail, c’est la ­qualité du travail. Quand celle-ci est source de satisfaction et de ­fierté, elle porte en elle les ressorts de la santé. Dégradée ou mal­menée, elle peut amener au mépris de soi et des autres, à la honte et parfois à la maladie.

Notre objectif est de développer le pouvoir d’agir des salariés, en tant qu’experts de leur métier, de manière à les engager dans un dialogue professionnel qui permet de coconstruire des solutions concrètes aux problèmes rencontrés et auxquelles personne n’avait pensé tout seul.

Comment engager ce dialogue professionnel ?

Nous avons d’abord bâti des collectifs de travail et désigné des référentes « métiers », en premier lieu parmi les aides-­soignantes et les aides-médicopsychologiques. Ces référentes ont eu pour mission de recueillir auprès de leurs collègues les difficultés auxquelles elles étaient confrontées, pour réaliser ce qui, à leurs yeux, était un travail de ­qualité et faire émerger des propositions de solutions.

Ensuite, elles échangeaient avec leur cadre de santé pour hiérarchiser et préciser ces éléments. L’ensemble était ­adressé à l’instance de dialogue sur le métier, qui réunit les référentes « métiers », la direction du pôle, le cadre de santé, les fonctions ­support et l’équipe de recherche du Cnam, puis, si besoin, à un ­comité d’établissement ­présidé par le directeur.

Sur quoi a porté la discussion ?

Chacun, en fonction de son métier, a des critères de qualité du travail. Pour la toilette des résidents, les aides-soignantes pensent qu’elles font du bon travail si les résidents sont lavés tous les jours de la tête aux pieds. Les aides médico­psychologiques estiment pour leur part qu’il s’agit de maintenir la socialisation et l’autonomie des résidents, donc de préserver des temps d’activités. Les agents, dont l’effectif est en tension, ont parfois le sentiment de malmener des résidents de plus en plus dépendants.

De quelle manière a été conduit le dialogue professionnel ?

L’une des méthodes a consisté à conduire des dialogues filmés à partir de séquences de travail qui cristallisaient, selon les agentes, les difficultés rencontrées. Une fois chacune filmée dans son ­activité, elles ont croisé les regards, deux par deux : chacune a commenté ce qu’elle avait vu du travail de l’autre – des échanges également filmés.

Les montages, réalisés avec leur accord, ont ensuite alimenté les débats avec la direction. L’intérêt de cette expérience est de développer les ressources psychologiques et sociales des équipes.

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