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FORMATION

Des formations maison aux petits oignons

Publié le 12/05/2022 • Par Maud Parnaudeau • dans : A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

Businessman is making speech at conference room
ASDF - stock.adobe.com
Pour donner aux agents l’envie de se former et s’adapter aux besoins de chacun, de plus en plus de collectivités créent des écoles internes, aux méthodes pédagogiques plus innovantes les unes que les autres.

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La création par les collectivités de dispositifs de formation interne n’est pas totalement nouvelle. Dans les années 1990, la communauté urbaine de Lyon formait déjà ses ripeurs, agents d’entretien et leurs encadrants. En 2010, elle se dotait d’une école de management, tout comme le département des Vosges un an plus tôt.

Ce n’est toutefois qu’au tournant du milieu des années 2010 que le phénomène a commencé à prendre de l’ampleur. Quand les collectivités ont dû trouver des moyens agiles pour faire évoluer en quasi continu les compétences des agents, mais aussi de (re)créer de la culture commune, à la suite des réorganisations territoriales notamment. Capitaliser sur les savoirs est aussi devenu un enjeu.

Transfert de connaissances

« Je voulais organiser le partage d’expériences et le transfert de connaissances entre les agents », illustre Bernard Agarini, directeur général des services de Caluire-et-Cuire (600 agents, 42 800 hab., métropole de Lyon). Avec les écoles internes, l’idée n’est pas de couvrir tous les besoins, mais d’élargir les possibilités pour rendre les formations plus attractives et accessibles.

« Nous avons conçu notre dispositif comme un complément au CNFPT, notamment pour apporter une réponse aux agents qui rencontrent des ­difficultés pour se déplacer ou s’absenter trop longtemps. Notre budget formation n’a pas diminué, il n’y a pas de finalité économique », rapporte Bernard Agarini.

L’offre interne de la collectivité, baptisée « TRUC² », pour « temps de rencontres utiles pour se connaître et se comprendre », rassemble une soixantaine de formations (prise en mains des outils informatiques, compétences métiers, conférences d’actualité, préparation aux concours, écogestes, codéveloppement), dispensées en grande partie par les 33 formateurs internes. Selon un sondage réalisé en 2021 auprès des agents formés, 85 % des répondants estimaient avoir acquis des compétences utiles pour leur activité professionnelle.

Evolution des métiers

Au-delà de l’aspect pratique de l’intra, la formation « maison » permet d’adapter facilement l’offre aux réalités de la collectivité. « Nous pouvons proposer du sur-mesure appliqué à notre fonctionnement et à nos pratiques. Nous avons par exemple un corpus complet sur le mode projet. Former sur nos outils rend aussi tout de suite opérationnel », rapporte ­Bernard Agarini.

« L’école des savoir-faire », lancée par la Seine-Saint-Denis (8 000 agents) en septembre 2021 à destination des agents des collèges et des cuisines centrales (soit plus de 1 400 agents), servira à former à la transition écologique, alors que le département entend passer à une restauration scolaire 100 % bio et/ou en circuit court d’ici à 2027. Plus globalement, la Seine-Saint-Denis veut permettre aux personnels concernés de monter en compétences et de se préparer à l’évolution des métiers.

« Notre  objectif est de diversifier l’offre existante en proposant par exemple un “parcours d’entrée” à la prise de poste (dans un autre établissement que le sien), des rencontres intermétiers et établissements, des concours internes, du mentorat, une chaîne YouTube avec des tutos… » détaille Samira Ouardi, cheffe du service « accueil, restauration durable, entretien » des collèges. La programmation sera coconstruite avec les agents et renouvelée chaque trimestre. « Il faut transformer les façons de former pour mobiliser », affirme Samira Ouardi.

Offre revisitée

« Au départ, les écoles internes utilisaient des méthodes de formation relativement classiques. Elles s’orientent, aujourd’hui, de plus en plus vers des approches innovantes, à travers de la formation-action et le développement personnel, avec le coaching notamment », observe Guillaume ­Colinmaire, chef de mission Manag’Est (école des managers) à la région Grand Est (7 500 agents), coordinateur du réseau des écoles de management internes des collectivités territoriales.

En témoigne la métropole de Lyon (59 communes, 9 400 agents, 1,4 million d’hab.), qui a complètement revisité l’offre de son école interne de management autour de cinq blocs : apprendre sur soi, les bases, en situation de travail, des autres, en continu. « Derrière ces pavés, nous avons différents dispositifs tels, notamment, les parcours “primomanager”, “conduite de projet”, ou “être ou ne pas être manager” » détaille ­Catherine ­Todini, chargée de formation.

Un parcours de douze jours, baptisé « le campus des managers », est également proposé à douze encadrants, sur une thématique différente à chaque promotion, définie par les participants eux-mêmes. « Nous maquettons le parcours en fonction des besoins exprimés et, à la fin, ils doivent proposer un livrable qui servira aux autres managers ou challengera l’administration », indique Fabien ­Trévisan, chargé de formation.

L’offre évolue quasiment en permanence, pour s’adapter aux besoins, qui eux-mêmes évoluent. En projet, notamment, un centre d’entraînement au management afin d’apporter un caractère encore plus opérationnel aux formations.

« Le manager doit remettre en question ses pratiques régulièrement et, en parallèle, il a peu de temps. Il faut proposer des formats qui permettent de former de manière plus efficiente », estime Catherine Todini.

L’aide d’un référentiel

Les écoles de formation interne ne sont pas, au contraire des autres organismes de formation, soumises à la certification Qualiopi, mais rien n’empêche les collectivités de s’inspirer de son référentiel.

« Guide du référentiel national Qualiopi ».

Des collectivités organisées en réseau

Initié en novembre 2020, le réseau des écoles de management internes des collectivités, « Remix », regroupe à ce jour près de cinquante collectivités. Ouvert à des structures de toutes tailles, il a été créé pour partager et initier des pratiques innovantes en matière de management, de formation et d’accompagnement des encadrants. La lettre x de l’acronyme fait référence à la « volonté de croisement des univers ».

Un premier séminaire de travail, organisé le 25 mars au laboratoire d’innovation publique du Centre national de la fonction publique territoriale, a notamment permis d’échanger sur les dynamiques d’innovation à l’œuvre dans le champ du management territorial et sur les articulations entre les dispositifs de formation internes des collectivités et l’offre du CNFPT.

Un catalogue de 80 cursus

Laure Vildari, directrice des ressources humaines mutualisée

[Ville, CA et CCAS de Pau (Pyrénées-Atlantiques) 31 communes • 3 000 agents • 161 900 hab.] Le dispositif de formation interne de Pau a vu le jour en 2017. Il est destiné à tous les agents, avec un volet dédié au management. Le catalogue s’est enrichi et propose 80 cursus, assurés par des formateurs internes et  externes. Une offre que le directeur général a souhaité redynamiser. « Il fallait repenser les contenus et les formats pour les rendre plus opérants », rapporte Laure ­Vildari, DRH mutualisée à la ville, à l’agglo et au centre communal d’action sociale. Le déploiement se fera entre 2022 et 2024, avec l’ouverture d’un lieu dédié en 2023.

« L’idée est de créer un espace où les gens auront envie d’échanger. Nous voulons lui donner une dimension culturelle par le biais d’ateliers théâtre et d’écriture, proposer du développement personnel… » explique la DRH. En projet aussi, une plateforme numérique pour l’e-learning et des formations expérientielles via la réalité augmentée et la ludopédagogie. Le but : développer des partenariats public-privé, proposer des parcours sur les métiers en tension dans le cadre de la mobilité interne, des formations.

Contact : Laure Vildari, l.vildari@agglo-pau.fr

Des modalités pédagogiques variées, discutées avec les directeurs

Hortense de Royer, directrice des ressources humaines

[Isère 4 650 agents • 1,26 million d’hab.] Le département de l’Isère a lancé son campus des cadres en janvier 2022. Ce dispositif interne de formation s’adresse aux encadrants ­stratégiques (directeurs et adjoints), intermédiaires (chefs de service et adjoints), de proximité (responsables de pôle, chefs d’exploitation…) et à certains cadres non-encadrants (chefs de projet et chargés de ­mission). Une chargée de développement de compétences a été recrutée pour l’ingénierie de formation et la structuration du projet. ­Projet monté avec l’aide d’un collectif de directeurs qui continuent à être associés à la démarche. Ils sont consultés chaque mois sur les orientations et les parcours de formation.

« Nous testons nos propositions auprès d’eux. En étant informés en amont, ils peuvent promouvoir l’offre auprès de leurs cadres », indique Hortense de Royer, directrice des ressources humaines. Cette offre se déploie progressivement, avec un leitmotiv : la variété des modalités pédagogiques. Un nouveau programme sera élaboré chaque semestre afin de « susciter l’intérêt et que chacun puisse piocher en fonction de ses besoins individuels ».

Des conférences, des séances de codéveloppement et de coaching en visio avec les sept coachs internes sont d’ores et déjà proposées. Le parcours « primomanager » sera lancé fin mai. En parallèle, la collectivité travaille sur un dispositif de détection des futurs encadrants. « Le campus des cadres s’inscrit dans notre volonté de donner la priorité à la mobilité interne et de développer les parcours professionnels », souligne Hortense de Royer.

Contact : Hortense de Royer, 04.76.00.36.09.

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