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  • Guillaume Decocq : « Planter des essences exotiques pour sauver la forêt est une fausse bonne solution »

[Entretien] Guillaume Decocq

Guillaume Decocq : « Planter des essences exotiques pour sauver la forêt est une fausse bonne solution »

Publié le 11/05/2022 • Par Isabelle Verbaere • dans : France, Innovations et Territoires

Guillaume_Decrocq_
Université de Picardie
La Société botanique de France pointe les risques de l’introduction d’essences exotiques en forêt dans un livre blanc. Mise au point avec son coauteur, Guillaume Decocq, directeur d’une unité de recherche sur l’écologie forestière au CNRS.

 

Pourquoi avoir publié ce livre blanc (1), qu’est-ce qui vous inquiète ?

Adapter la forêt aux changements climatiques est une nécessité. Nous avons été interpellés par la solution qui consiste à introduire des essences exotiques, surtout en découvrant la liste de celles qui sont encouragées à la plantation. Il y en a dont on sait pertinemment qu’elles sont dangereuses, parce que leur introduction en France ou dans d’autres pays a pu induire de graves crises. Par exemple, certaines sont invasives, tels le chêne rouge ­d’Amérique ou le robinier faux-acacia, et représentent déjà un coût pour les finances publiques, en matière de lutte et de contrôle.

Or, en même temps, on subventionne leur plantation dans le cadre du plan de relance, sans précautions. La composition de cette liste n’a pas fait l’objet de validation scientifique préalablement à l’introduction en masse de ces espèces dans les forêts françaises. On ne sait même pas comment elles ont été choisies.

Espèces éligibles 

La plantation d’espèces qui résistent à la sécheresse est l’une des principales orientations du Programme national de la forêt et du bois (2016-2026). Le plan de relance accélère la mise en œuvre de cette stratégie ; 129 espèces sont éligibles aux subventions, dont 52 % sont exotiques. 

Quels autres risques ces plantations peuvent-elles représenter ?

Ce peut être l’occasion de l’introduction de ravageurs ou de maladies. On a l’exemple de la chalarose, provoquée par un champignon originaire d’Asie orientale qui s’attaque aux frênes. Il a été introduit en Europe­ par l’importation de frêne de ­Mandchourie. Une espèce dont la plantation est subventionnée en région Centre – Val de Loire. Encore une fois, c’est aberrant !

Plus de la moitié des problèmes sanitaires sur les arbres sont liés à l’introduction d’espèces exotiques en même temps que des plants ou du bois. Ces végétaux peuvent aussi nuire à la biodiversité. Il suffit de se promener sous une plantation de chênes rouges ou de certains résineux exotiques pour en faire le constat : il n’y a pas grand-chose qui pousse en dessous car l’espèce, lorsqu’elle devient dominante, provoque une réorganisation de l’ensemble de l’écosystème et altère les propriétés physico­chimiques et biologiques du sol.

Comment aider la forêt à s’adapter ?

En favorisant la diversité génétique par la régénération naturelle par semis plutôt que par plantation. On a longtemps cru que les arbres ne s’adaptaient que très lentement, en raison de leur longévité. Mais des travaux publiés ces deux dernières années montrent que des mutations sont induites par l’environnement dans lequel l’arbre pousse, via des marques épigénétiques. Puis elles sont transmises à ses descendants, par l’intermédiaire des graines. Chaque année, les graines d’un arbre possèdent un patrimoine génétique et épigénétique différent de celles de l’année précédente, ce qui permet une adaptation locale rapide, y compris pour ces organismes qui vivent très longtemps.

 

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