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Santé mentale

Faire réseauter la santé mentale

Publié le 02/05/2022 • Par Solange de Fréminville • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, Régions

Alzheimer manipulation secte mental cerveau -UNE
Sangoiri / Fotolia
Du montage d’une cellule psychologique pendant le premier confinement aux analyses de cas complexes entre pairs, les deux réseaux de santé mentale du bassin alésien continuent leur action avec le soutien de Reseda, dispositif original dans le giron de la métropole d’Alès.

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Une cellule d’écoute psychologique, c’est le dispositif créé par les deux réseaux de santé mentale du bassin alésien (Gard) lors du premier confinement, en mars 2020. Là, comme ailleurs, l’anxiété a gagné chacun et éprouvé les plus fragiles, entraînant un repli sur soi, ou des tensions, et pour les jeunes, du décrochage scolaire.

Accessible via un numéro vert de la Croix-Rouge de fin mars à fin juin 2020, la cellule d’écoute se composait de psychologues cliniciens libéraux, en mesure d’orienter les appelants vers une prise en charge sur le territoire. Si elle n’a servi, in fine, que pour quelques dizaines de personnes, « parce que des numéros régionaux et nationaux ont pris le relais », selon Noémi Bonifas Corriol, coordinatrice des réseaux, elle a mis en lumière la capacité d’adaptation de professionnels coopérant depuis plus de dix ans.

Travail en réseau

« Comme nous travaillions ensemble avant la pandémie de Covid-19, c’était plus facile de préserver l’essentiel et de se soutenir entre professionnels », souligne Charly Carayon, pédopsychiatre et fondateur du réseau clinique pluri-institutionnel du lien, du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent dans le bassin alésien. En visioconférence dès le printemps 2020, professionnels de santé et partenaires (assistantes sociales, associations, institutions…) ont continué à partager leurs points de vue sur les patients pour mieux les soigner et les accompagner dans leur vie quotidienne.

Des rencontres cliniques, pluri-disciplinaires et pluri-institutionnelles, autour d’une « mission commune », explique Charly Carayon : « Comme pédopsychiatre, je soigne ce qui est au cœur de la souffrance psychique, une pathologie du lien à l’autre, mais les éducateurs, enseignants, assistantes sociales, etc., peuvent aussi créer du lien avec l’enfant et faire alliance pour aider celui-ci. »

Au plus fort de l’épidémie de Covid-19, tout ce qu’organise par ailleurs le réseau « clinique du lien » – les rencontres-formations, les colloques avec le monde de l’art et de la culture, ou encore les conférences destinées au grand public –, ont été suspendus. Cependant, d’après les associations, les bénéfices, moins visibles, mais réels, de ce travail en réseau se sont fait sentir plus que jamais. « Cela facilite l’accès aux soins, car les professionnels de santé ont un autre regard sur les patients, ils les comprennent mieux et les orientent mieux aussi », estime Céline Lemaistre, coordinatrice du Groupe d’entraide mutuelle (GEM) L’Emeraude 30, une association d’usagers de la psychiatrie, qui participe au réseau de santé mentale. « Cela permet d’aborder tous les non-dits, par exemple des problèmes intimes ou des comportements plus qu’embarrassants dont les familles n’osent habituellement pas parler aux professionnels de santé », pointe Lyse Vannière, déléguée gardoise de l’Unafam.

Lien sur le social

Des problèmes intimes, ou qui, à première vue, ne paraissent pas relever de la santé, mais que la coopération entre les associations d’usagers et les professionnels permet d’appréhender, dans l’idée que l’accompagnement des patients concerne aussi leur vie quotidienne, le logement, les activités, ou encore le travail. « L’intérêt est de faire jouer nos complémentarités : qui peut répondre à quoi en fonction des besoins des personnes ? », relève Céline Lemaistre. Une approche globale des patients qui fait également l’objet d’ateliers et de conférences ouverts à tous, lors de la semaine sur la santé mentale, rééditée chaque année. En novembre 2021, elle portait sur « le droit à l’intimité ».

Ce travail en réseau a suscité des dispositifs innovants qui se sont maintenus malgré la crise sanitaire. Ainsi, depuis 2019, deux groupes d’échange et d’analyse de pratiques qui réunissent des enseignants et d’autres membres des équipes éducatives, venus de différents collèges du bassin alésien. Un psychologue et un psychopédagogue du Centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) du Gard animent des séances d’une demi-journée, environ trois fois par an, avec l’ambition d’améliorer les pratiques, de repérer des situations de mal-être des adolescents et de chercher collectivement des réponses aux difficultés rencontrées.

Objectif CLSM

Dans un secteur mis à mal par la pénurie de psychiatres et les fortes restrictions budgétaires, sans doute rien n’aurait-il pu se faire, et surtout perdurer, sans Reseda. Association de coordination des réseaux de santé, dans le giron d’Alès Agglomération et de son service de santé publique, « elle décharge les professionnels de la coordination, de la logistique, de la gestion, des questions juridiques et comptables, des compte-rendu de réunions, des bilans annuels, ou encore du montage des projets », détaille Noémi Bonifas Corriol, qui est elle-même employée par Reseda.

Son dernier projet : créer un conseil local en santé mentale (CLSM) dans le bassin alésien. « La plupart de ses missions sont déjà assurées par les deux réseaux de santé mentale, mais cela permettrait un cadrage sous la présidence d’un élu, comme le demande l’agence régionale de santé, une meilleure reconnaissance de l’action des réseaux, et la création d’une cellule de crise », plaide la coordinatrice. Selon elle, le point fort du CLSM, c’est « l’implication des élus, de plus en plus confrontés à des questions en lien avec la santé mentale, par exemple quand quelqu’un décompense en pleine rue, ou se met en danger ».

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