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[PORTRAIT]

Olivier Klein, la jambe gauche d’Emmanuel Macron

Publié le 02/05/2022 • Par Olivier Schneid • dans : France

olivier klein_clichy sous bois
D.R.
Proche du président réélu Emmanuel Macron, dont il incarne l’aile sociale, le maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Olivier Klein, veut « bouger les lignes » dans les quartiers populaires.

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Ici, les portraits officiels d’Emmanuel­ Macron, ­de François Mitterrand­ et ­de François ­Hollande ; là, un tableau intitulé « Diversité », représentant Marianne sous les traits d’une femme africaine ; plus loin, des cartes postales réalisées par des petits Clichois pour remercier les personnels soignants, « héros du quotidien » pendant la crise sanitaire. Dans une armoire, des cadeaux d’enfants palestiniens venus d’Hébron, un livre sur l’­Internationale, une truelle miniature offerte lors d’une pose de première pierre, un rapport sur l’école et une photo de son prédécesseur et mentor, Claude Dilain, qu’il a remplacé lorsque celui-ci a rejoint le Sénat. Le bureau du maire divers gauche de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Olivier Klein, est un condensé de son parcours politique. Dans sa phase récente, celui d’un élu local mis à l’index du PS pour avoir un député LREM sur sa liste aux municipales de 2020. Il a, depuis, rejoint le camp du chef de l’Etat, dont il incarne la « jambe gauche ».

Pas un béni-oui-oui

L’ex-militant communiste, puis socialiste a, ces dernières semaines, activement mené campagne pour le candidat Macron, portant sa parole sur « la ville et les quartiers » dans des manifestations officielles, distribuant des tracts sur le parking d’un hypermarché ou faisant du porte-à-porte. Cela n’en fait pour autant « ni un idolâtre ni un béni-oui-oui », insiste-t-il. Les deux hommes se sont rencontrés en 2015, à l’occasion d’une action de lutte contre les discriminations. Deux ans plus tard, l’ex-ministre promu chef de l’Etat l’invite à l’Elysée pour lui proposer la présidence de l’Anru. « Un tête-à-tête d’une heure. Il voulait comprendre le phénomène de paupérisation des copropriétés », se souvient-il.

Maire depuis 2011, après avoir été premier adjoint pendant seize ans, Olivier Klein connaît sur le bout des doigts l’histoire de sa commune, « résidentielle dans l’esprit, devenue ville-dortoir, puis ghetto ». Il l’a vécue de l’intérieur jusqu’à ses 21 ans, au huitième étage d’une des barres du Chêne-Pointu, où ses parents avaient ­acheté un appartement en 1966, un an avant sa naissance. A l’époque, les promoteurs promettent l’arrivée d’un métro… qui sera opérationnel en 2026. Le tramway annoncé en 1998 a, lui, été inauguré en 2019. Ce manque de transports en commun explique en partie la situation actuelle, commente l’élu local. En se réjouissant de l’arrivée d’une ligne qui « va multiplier par dix, de 300 000 à trois millions, le nombre d’emplois accessibles en quarante-cinq minutes. Une révolution. »

La transformation en écoquartier de cette zone, qui rassemble 40 % de la population, devrait s’achever en 2030. Une « lenteur » de l’action publique qu’il « comprend, mais a du mal à accepter, tandis que, pour les habitants, c’est incompréhensible et inacceptable ». « Les gens doivent parfois se dire qu’on se fout de leur gueule, lâche-t-il. J’essaie de leur expliquer pourquoi, seulement moi, je ne vis pas là et je n’ai pas un ascenseur et un chauffage en panne un jour sur deux. »

Changer la vie

Maire de l’une des communes les plus défavorisées de France, avec un taux de pauvreté de 43 %, culminant à 70 % dans le « bidonville vertical » du Chêne-Pointu, ­Olivier ­Klein ambitionne de « changer la vie » de ses 28 800 administrés et faire de Clichy-sous-Bois « une ville normale ». Lui enlever enfin l’image qui lui colle à la peau des émeutes de 2005, réponse de jeunes en colère après la mort de deux adolescents qui s’étaient réfugiés dans un transformateur électrique pour fuir la police. Une « tragédie ».

A son poste de président de l’Anru, il porte ce même dessein de « bouger les lignes » dans les ­collectivités au profil similaire. Un ministère de la Ville l’aiderait-il en cela ? « Je ne me place pas dans cette hypothèse, mais je n’aurais pas le snobisme de dire que je refuserais », confie-t-il. Au risque de « se faire broyer », comme le craint ­Isabelle ­Huppert, qui incarne une maire de banlieue dans le film « Les ­Promesses », en partie ­tourné ici ?

« J’ai une oreille attentive en Macronie, assure-t-il. Mon grand regret est de ne pas avoir été ­écouté par mon ex-très cher parti… » Le portefeuille de l’Education, nationale ou prioritaire, pourrait tout aussi bien convenir à cet ancien enseignant en physique, qui regorge d’idées sur l’école. « Je suis polyvalent », glisse-t-il.

Attachement viscéral

Petit-fils d’immigrés polonais et hongrois, un grand-père tailleur, l’autre, cordonnier, une mère couturière, un père ouvrier ­typographe, militant syndical et communiste… élu pendant trente-quatre ans à Clichy-sous-Bois, Olivier Klein se dit « inquiet » de la « petite musique “On a tout essayé sauf eux” » qu’il a entendue pendant la campagne électorale et d’un retour au « vocabulaire du Kärcher » visant les quartiers populaires. « Viscéralement attaché » à une ville qu’il sait « fragile », comptant 40 % de moins de 20 ans et « riche » de 90 nationalités porteuses d’un « multiculturalisme qui ne doit pas être un multi­communautarisme », il prédit dans le magazine municipal de janvier que « Le meilleur est à venir ! ».

Il espère que les Jeux olympiques de Paris 2024 offriront emplois et bénévolat à sa population, qui ne sera alors pas réduite à les regarder à la télé. Des habitants qui, « contrairement aux “gilets jaunes”, n’ont pas peur du déclassement, de la relégation. Car, chez nous, on a dépassé ça ».

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