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[édito] élection présidentielle

Gestionnite aiguë

Publié le 29/04/2022 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

dossiers-gestion
Oleksandr / Adobestock
De critères de ­Maastricht en contrats de Cahors, la classe politique s’est soumise au diktat des normes comptables. Des standards qui font office de corpus idéologique. Cette gestionnite aiguë engendre une grande fatigue démocratique, qui se retrouve dans les résultats du scrutin présidentiel.

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Emmanuel ­Macron a donc été ­reconduit. Plus largement que ne le laissaient présager les sondages au soir du premier tour. Pour autant, il est, en pourcentage d’inscrits, le chef de l’Etat le plus mal élu depuis ­Georges ­Pompidou, en 1969.

Et, surtout, le scrutin laisse apparaître une fracture sociale et territoriale béante. D’un côté, les classes moyennes supérieures macroniennes, archi-dominatrices dans les centres urbains. De l’autre, la clientèle du Rassemblement national, majoritairement formée de CSP- vivant à l’écart des hubs mondialisés. Une lutte des classes larvée qui n’augure rien de bon, après des élections locales où seuls, ou presque, les plus anciens ont voté. Bilan des courses : une nette majorité de ­Français se situe désormais en dehors du système politique.

Fin des grands récits

Cette grande fatigue démocratique puise ses racines dans une gestionnite aiguë. De critères de ­Maastricht en contrats de ­Cahors, la classe politique s’est soumise au diktat des normes comptables. Des standards qui font office de corpus idéologique.

Aux élections nationales comme locales, les programmes se résument le plus souvent à un empilement de mesures plus ou moins inspirées par des cabinets de conseil et des think tanks en vogue. Le tout agrémenté de déclarations ­obscures en faveur des « transitions » et de la « résilience ». Un magma indifférencié qui tourne le dos aux grands récits.

Management abstrait

Ce sont pourtant eux qui, du « changer la vie » au « changer la ville », font le sel de la politique. On ne déplace pas les foules avec les chiffres de la dette ou de la masse salariale municipale.

Les électeurs en ont soupé de cette mauvaise cuisine. Y compris, et peut-être même surtout, lorsqu’ils œuvrent au salut du service public. Dans une interview à « La ­Gazette », le politologue Luc ­Rouban le dit on ne peut plus clairement. Si les agents de la catégorie C de la fonction publique territoriale mettent davantage que les autres un bulletin Marine Le Pen dans l’urne, c’est parce qu’ils ont le sentiment d’être « livrés à eux-mêmes par un management abstrait ». Une coupure hiérarchique qui ne sera pas la moindre à résorber…

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