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élection présidentielle

Vote des villes, vote des champs : qu’en est-il exactement ?

Publié le 26/04/2022 • Par Alexandre Léchenet • dans : France

Traitement des champs par un agriculteur
Fotolia
Le résultat des deux tours de l'élection présidentielle a parfois été réduit à un vote des villes en faveur d'Emmanuel Macron qui s'oppose un vote des champs pour Marine Le Pen. Une vision simpliste qui gomme les spécificités régionales du monde rural.

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Avec 6,1 millions de voix contre 5,9 millions pour Marine Le Pen, Emmanuel Macron est arrivé légèrement en tête dans les communes rurales. Si c’est dans les villes qu’Emmanuel Macron creuse l’écart, le duel entre les deux candidats ne peut être résumé à un « vote des villes » contre un « vote des champs ».

Effets régionaux

« Le fait de vivre dans le rural ne conduit pas à voter plus pour Marine le Pen, pas plus que le fait de vivre dans l’urbain ne conduit à voter moins pour elle, explique dans un billet de blog, Olivier Bouba-Olga, chercheur en aménagement du territoire, qui a réalisé un travail statistique sur les résultats des deux tours de l’élection. « Si le score de Marine Le Pen augmente quand on s’éloigne des villes, c’est avant tout lié à la composition sociale des territoires, ainsi qu’à des effets macro-régionaux », poursuit-il, identifiant ainsi des places fortes du Rassemblement national, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, dans les Hauts-de-France ou en Corse et dans les outre-mer au second tour.

Le sociologue Benoît Coquard, qui a étudié le monde rural, était interrogé par Mediapart et rejette également cette lecture : « On ne vote pas en fonction du nombre de kilomètres qui nous séparent d’une ville, on ne retrouve pas un plus fort vote RN à mesure qu’on va vers des villages plus isolés. (…) Il y a un comportement politique qui est localement légitime, et comme la campagne est un espace d’interconnaissance avec un plus fort conformisme qu’en ville, le mode de pensée qui s’impose a tendance à gagner nettement la partie et pour longtemps. » Electoralement, la Bretagne rurale n’a donc rien à voir avec le sud du Massif central ou les campagnes du Nord de la France.

Peur du déclassement

Certaines campagnes votent donc plutôt pour Marine Le Pen. Analysant les résultats dans sa circonscription de la Somme, le député insoumis François Ruffin résumait dans Libération : « Sur Amiens, Mélenchon devance Macron, presque à égalité : le président domine dans le centre-ville, mais on cartonne dans les quartiers populaires, avec plus de 60 %. Sauf que, dès que tu t’éloignes de la métropole, à Flixecourt par exemple, qui est ouvrier pourtant, c’est la cata : Jean-Luc plonge à 15 %, Marine Le Pen grimpe à 44 %. »

« Au premier tour, le vote Marine Le Pen est constitué de tout un pan de la France périurbaine dont une partie est paupérisée, c’est vrai, mais aussi de toute une partie de cette classe moyenne qui ne l’est pas forcément mais qui sent son pouvoir d’achat se dégrader », explique à StreetPress le chercheur en sciences politiques Julien Audemard.

Un choix de l’extrême-droite qui peut aussi s’expliquer par une crainte du déclassement. Les électeurs du Rassemblement national « affichent une conscience sociale triangulaire qui ajoute un troisième pôle plus précaire qu’eux, des catégories sociales stigmatisées et racisées, dont il s’agit de se distinguer », explique ainsi à Libération Violaine Girard, qui a notamment travaillé sur le vote FN dans le Bugey à une quarantaine de kilomètres de Lyon.

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