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Développement local

En réseau, les tiers-lieux seront plus costauds !

Publié le 04/05/2022 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : France, Innovations et Territoires

Le travail en équipe
Vasyl / Adobestock
Les tiers-lieux se développent depuis plusieurs années et doivent désormais se structurer et consolider leur modèle économique. Les régions prioritairement, les départements et les intercos peuvent favoriser des réseaux de tiers-lieux. Sans piloter les projets, les collec­tivités sont à même d’apporter une aide en matière d’ingénierie ou de développement de nouvelles activités.

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Evalués à 1 800 en 2018 par la mission du président de la fondation ­Travailler autrement, ­Patrick ­Levy-­Waitz, encouragés depuis, et avec succès, à se multiplier partout sur le territoire, les tiers-lieux commencent à atteindre l’âge de raison. Dans certaines régions, le maillage territorial ambi­tionné il y a quelques années est même en passe d’être atteint. C’est le cas en Nouvelle-­Aquitaine, région pionnière, qui comptait, en 2021, 300 tiers-lieux sur les 330 projetés.

L’heure est désormais à la structuration de ces espaces hybrides. D’autant que les collectivités ont bien compris l’intérêt qu’elles pouvaient en tirer. « Les tiers-lieux sont structurants économiquement et socialement, participant en termes d’aménagement au rééquilibrage du territoire ainsi qu’à la création de lien social et à l’attractivité. Ils préfigurent aussi de nouvelles façons de travailler », résume ­Jalil ­Benabdillah, vice-président « économie, emploi, innovation et réindustrialisation » du conseil régional de l’­Occitanie. Déjà dotée de 122 tiers-lieux, la région vise à renforcer leur nombre, mais surtout à assurer leur pérennité. « Nous sommes en cours d’élaboration de notre nouvelle stratégie en la matière, qui ­contribuera à compléter et à équilibrer les activités des tiers-lieux, professionnaliser le métier d’animateur, accompagner la transformation du réseau régional de tiers-lieux pour le rendre plus autonome… » poursuit-il.

L’échelon régional, pertinent

D’ailleurs, la structuration de réseaux de tiers-lieux a été identifiée comme un levier majeur, dans lequel les collectivités ont tout leur rôle à jouer. « Le postulat est que ces structures gérées par les acteurs des tiers-lieux sont les plus à même d’assu­rer la coopération avec les régions, départements et intercommunalités », relève Marie-­Laure ­Cuvelier, secrétaire générale de l’association France Tiers-lieux, née en 2018 de la mission « Waitz » et qui accompagne au développement et à l’émergence des lieux.

Et tous les échelons sont concernés. Labellisée parmi les 300 « fabriques de territoire » issues d’un appel à manifestation d’intérêt de l’Etat, La ­Fabrique du bocage vise ainsi à créer du lien, mutualiser les compé­tences et les outils de trois tiers-lieux du bocage ornais très différents. Le ­Coliving El ­Capitan, le café - épicerie - salle de concert [K]Rabo et l’antenne locale de l’association Familles rurales participent ainsi à des ateliers communs sur leur stratégie ou leur gouvernance.

En ­Ardèche, La ­Trame 07, d’abord portée par le syndicat mixte du pays de l’­Ardèche méridionale (150 communes, 105 000 hab.) puis, depuis un an, par le parc national régional des monts d’­Ardèche, accompagne, de son côté, une quarantaine de tiers-lieux. « Nous leur apportons de l’ingénierie, mais surtout de la mise en réseau car notre valeur ajoutée est de bien connaître le territoire et de pouvoir orienter les porteurs de projet vers d’autres acteurs qui leur ressemblent, ou de les mettre en lien avec des élus ou des techniciens territoriaux. Nous sommes à la jonction des tiers-lieux et des collectivités », assure ­Loraine ­Machado, coordinatrice de La Trame 07.

L’échelon régional, qui dispose des ­compétences économiques et de formation, semble cependant le plus pertinent. C’est en tout cas ce que défend ­France Tiers-Lieux. « L’expérience montre que la région a l’avantage de pouvoir mettre en relation une large diversité d’acteurs et peut donner lieu à des briques d’activités qui contribuent à l’équilibre des tiers-lieux. L’objectif est d’essaimer, en l’adaptant à chaque territoire, le modèle de la Coopérative tiers-lieux, soutenue depuis 2010 par le conseil régional de la Nouvelle-­Aquitaine », note ­Marie-Laure ­Cuvelier, qui avait été l’une des fondatrices du réseau aquitain.

Les gérants se professionnalisent

Autre enjeu fort : la professionnalisation des animateurs et des gérants de tiers-lieux. La Coopérative tiers-lieux a ainsi mis au point une formation « piloter un tiers-lieu », que suivent une douzaine de participants par session. D’autres réseaux régionaux y sont associés comme dans les Hauts-de-­France, où le réseau La Compagnie des tiers-lieux l’a adaptée au profil de ses tiers-lieux, moins ruraux. « Nous avons également développé le parcours “tiers-lieux et dynamiques territoriales” au sein du master “gestion des territoires et développement local” de l’université de ­Valenciennes, qui accueille sa troisième promotion cette année », détaille ­Muriel ­Marandola, responsable de la communication à la Compagnie des tiers-lieux.

En Nouvelle-­Aquitaine, la Coopérative tiers-lieux entend aussi mettre les moyens administratifs et de communication de son organisme de formation à la disposition des tiers-lieux qui souhaitent porter leurs propres formations. « La formation devrait devenir l’un des axes de développement des tiers-lieux, qui comptent un vivier de ­compétences variées », juge ­Chloé ­Rivolet, animatrice du réseau à la coopé­rative. C’est aussi la conviction de ­France Tiers-Lieux, qui lance ce mois-ci un appel à projets, régiona­lisé, avec le ministère du Travail et le Haut-Commissariat aux ­compétences. « Il s’agit de rapprocher la filière “formation” et les tiers-lieux. Dans ces derniers, la montée en ­compétences se fait naturellement, voire de façon informelle par les échanges au quotidien. Les formes pédagogiques y sont innovantes et n’ont rien à voir avec ce qui se fait en organisme de formation. Il s’agit de structurer cette dynamique », indique ­Marie-­Laure ­Cuvelier.

Un diagnostic sur une foncière

Développer les activités de formation consoli­dera d’ailleurs le modèle économique de tiers-lieux, encore souvent fragiles. La réflexion de chaque lieu est propre à son histoire et aux besoins auxquels il entend répondre sur son territoire, mais, fréquemment, la réflexion porte sur un mix entre activités lucratives (coworking, café…) et d’autres qui ne le sont pas. Les collectivités ont davantage à gagner à se positionner comme des accompagnatrices permettant aux tiers-lieux de trouver leur propre équilibre. « Ces lieux sont beaucoup dans l’informel, ce qui est à la fois leur force et leur faiblesse. L’intervention des collectivités ne doit pas ­consister à les institutionnaliser, mais permettre de les cadrer », recommande ­Eugénie ­Michardière, chargée de mission « tiers-lieux, inclusion numérique et e-santé » à la région Nouvelle-­Aquitaine.

De son côté, la métropole européenne de ­Lille (95 communes, 1,17 million d’hab.) conduit plusieurs réflexions. « Nous nous appuyons sur les tiers-lieux pour développer des actions numériques, mais aussi pour faire émerger des comptoirs de service, qui répondraient à des besoins de proximité pour les habitants et généreraient du flux dans les tiers-lieux. Une expérimentation sur les conciergeries s’achèvera dans le courant de l’année et l’idée serait de financer des structures en mesure d’aider les espaces à faire apparaître ce type d’activités », décrit ­Magali ­Roger, chargée de mission « innovation sociale et médiation numérique » à la métropole.

L’interco planche, par ailleurs, sur un projet de foncière de tiers-lieux. « Nous sommes encore en phase de diagnostic, mais nous nous orientons vers un modèle plus hybride qu’une foncière stricte, de façon à ce que les lieux deviennent autonomes et puissent s’offrir leur immobilier. La structure proposerait à la fois un fonds d’investissement et de l’ingénierie », continue ­Magali ­Roger. Une pierre de plus pour consolider l’assise de ces espaces.

« Notre volonté, désormais, consiste à consolider le secteur »

Eugénie MichardièreEugénie Michardière, chargée de mission « tiers-lieux, inclusion numérique et e-santé » au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

« La nouvelle stratégie de la région est en cours de rédaction et devrait être présentée en assemblée plénière en juin. Parmi les grandes orientations déjà arrêtées, la finalisation du maillage des tiers-lieux, en ­Corrèze et dans le Lot-et-­Garonne. Avec déjà un tiers-lieu pour 18 000 habitants, nous atteindrons bientôt les 330 tiers-lieux et 90 % de ceux que nous avons soutenus sont toujours en activité. Notre volonté est désormais la consolidation du secteur, qui passe par une professionnalisation des conditions d’accueil et le développement d’activités permettant de renforcer le modèle économique. Parmi celles que nous allons encourager : la formation et l’emploi­, les ateliers partagés et l’artisanat, les activités agricoles ainsi qu’un champ expérimental à ­défricher autour de la santé, du logement… »

 

Des communs numériques, pédagogiques…

Créer une infrastructure autour des communs des tiers-lieux, ces outils élaborés par quelques-uns et partagés avec tous, c’est tout le travail, piloté notamment par La Compagnie des tiers-lieux et soutenu par ­France Tiers-Lieux, auquel s’attellent les réseaux de tiers-lieux. Les communs numériques (outils de gestion et d’animation, plateformes d’information) sont les plus nombreux. Il peut aussi s’agir de ressources pédagogiques ouvertes ou d’échanges de bonnes pratiques. Mais l’enjeu ne se limite pas au partage d’expérience, la réflexion portant également sur le recrutement ou le financement de contributeurs et de communautés à même de faire avancer les projets.

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