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Services publics

« Les fonctionnaires ne sont pas des citoyens à part »

Publié le 21/04/2022 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : A la une, France

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Clod
François Thomazeau, cofondateur avec 14 autres fonctionnaires issus des trois fonctions publiques du collectif "le Sens du Service Public", est administrateur territorial, actuellement en disponibilité. Il a travaillé pendant 7 ans dans plusieurs collectivités locales (Conseil départemental du Vaucluse, de l’Hérault, aux finances de la ville de Clermont-Ferrand), mais aussi dans la FPE en tant qu’inspecteur des finances, et dernièrement en tant que DGA pour l’Université de Clermont-Auvergne. Dans un entretien avec la Gazette, il appelle les agents publics à faire barrage à Marine Le Pen au second tour et revient sur la place qu’ont eu les services publics dans la campagne présidentielle, mais aussi sur les impensés des candidats sur le sujet.

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thomazeauComment expliquer le haut score qu’aurait réalisé Marine Le Pen au sein de la fonction publique, en particulier les catégories C ?

Les fonctionnaires ne sont pas une catégorie de citoyens à part et les tensions et crispations qui traversent la société française les concernent comme tous les autres. Entre contestation et adhésion, il n’est pas étonnant que le score pour le RN soit élevé chez les agents publics aussi.

Une frustration peut se ressentir et découler du décrochage du pouvoir d’achat, au manque de perspectives liées aux grilles salariales et au gel point d’indice, créant les conditions d’un décrochage. Il peut également y avoir une perte de sens par rapport à un discours sur le rôle d’une puissance publique trop longtemps prise dans une logique seulement gestionnaire, et on peut espérer qu’au regard de la crise cela change.

Enfin il y a sans doute aussi une minimisation par méconnaissance de ce que veut dire l’extrême-droite au pouvoir, alors que les expériences à la fois locales comme à Hénin-Beaumont, comme Marine Tondelier en a témoigné, mais aussi européenne et internationale comme en Hongrie ou au Brésil montrent que la gouvernance d’une administration, d’un Etat, d’une collectivité, par l’extrême-droite, c’est le clientélisme érigé en méthode, un flicage des agents et des relations d’intérêt de type mafieux au sommet du pouvoir. Il faut que les fonctionnaires ouvrent les yeux sur ce que signifierait l’extrême-droite au pouvoir, et à ce titre le collectif dénonce cette hypothèse et nous soutenons l’idée de lui faire barrage.

Selon votre collectif, le programme d’extrême-droite porté par Marine Le Pen porterait atteinte à nos services publics…

Le programme porté par Marine Le Pen porte en lui la préférence nationale qui serait imposée par voie de référendum, lui-même inconstitutionnel, une sortie du cadre de l’Etat de droit, un principe de discriminations généralisées pour l’accès au logement, l’embauche, etc.

Il y a d’ailleurs un sujet qui est monté ces derniers jours et qui est de savoir comment les agents publics soumis à un devoir de réserve et de loyauté devraient se positionner par rapport à un pouvoir dont les pratiques avérées et les projets se situent à rebours des valeurs de celles de la fonction publique et des services publics…

Si l’on tire le bilan, quelle a été la place des services publics dans les discours des candidats tout au long de la campagne ?

Il y a d’abord eu une prise de position sur les moyens attribués aux services publics au sens large, avec une logique du chiffre, avec un axe droite-gauche assez prononcé. A droite, c’est la proposition des suppressions de postes comme argument de campagne invoqué par Valérie Pécresse ou Eric Zemmour. A gauche, il y avait au contraire des annonces de création d’emplois allant d’une logique assez ambitieuse du côté d’Anne Hidalgo et de Yannick Jadot jusqu’à être très à la hausse pour Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel.

Emmanuel Macron a lui modifié son discours initial sur la recherche d’économies, notamment sous le coup de la crise Covid, et affiche aujourd’hui bien davantage un discours de soutien en apparence, tout en chiffrant des milliards d’euros d’économies peu précises tant sur les collectivités que dans la fonction publique d’Etat. Mais lui ainsi que Marine Le Pen ont été dans une sorte d’entre-deux avec des promesses d’économies assez ambiguës et donc peu engageantes. Par exemple, hier encore à l’occasion du débat, ils n’ont pas fait de propositions concrètes sur cette question.

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Cet article fait partie du Dossier

Présidentielle 2022 : quelle place pour les collectivités territoriales ?

Sommaire du dossier

  1. Macron/Le Pen : 1 minute pour comparer leurs programmes « fonction publique »
  2. Retraites : les programmes des finalistes au banc d’essai
  3. La priorité nationale, quel impact dans les collectivités ?
  4. « Les fonctionnaires ne sont pas des citoyens à part »
  5. Macron et Le Pen, faux jumeaux sur la décentralisation
  6. Macron – Le Pen : deux visions pour l’école
  7. Présidentielle : la démocratie participative au second plan
  8. Une campagne bien peu sportive
  9. Sur l’écologie, tout oppose Macron et Le Pen, sauf le nucléaire
  10. Le logement social au cœur de l’opposition Macron/Le Pen
  11. « Marine Le Pen veut une école plus autoritaire ; Emmanuel Macron, plus différenciée »
  12. Pour des salaires (enfin) attractifs… et soutenables financièrement
  13. Décentralisation : les attentes des élus locaux à la veille de la présidentielle
  14. Présidentielle : le plaidoyer des acteurs locaux pour une dotation climat
  15. Fonction publique : demandez le programme !
  16. Présidentielle 2022 : les doléances des associations d’élus pour défendre le levier fiscal
  17. Campagne, banlieues : si loin, si proches
  18. Mobilité : les candidats abattent leur carte
  19. Présidentielle : les (maigres) propositions des candidats pour les banlieues
  20. Elysée 2022 : quatre lignes de partage qui se dessinent en matière de culture
  21. Ecole primaire : les candidats à la présidentielle au tableau
  22. Le bilan du quinquennat en débat : André Laignel face à Jean-René Cazeneuve
  23. Décentralisation : la foire aux propositions
  24. Emmanuel Macron veut imposer 10 milliards d’économie aux collectivités, qui dit mieux ?
  25. Nicolas Dupont-Aignan : « J’abrogerai la loi NOTRe »
  26. Déserts médicaux : les prescriptions des candidats à la présidentielle
  27. Le retour des propositions pour des contreparties au RSA
  28. Que faut-il retenir des promesses des candidats en matière de culture ?
  29. Grand oral sur le logement pour six candidats à l’élection présidentielle
  30. Que proposent les candidats à la présidentielle en matière de démocratie ?
  31. Bibliothèques : ce que feraient Nicolas Dupont-Aignan, Yannick Jadot et Philippe Poutou
  32. Sécurité locale : les candidats à la présidentielle avancent leurs propositions
  33. Fabien Roussel ne perd pas le Nord
  34. Yannick Jadot : « Plus de démocratie, plus de justice territoriale, plus d’écologie »
  35. Jean-Luc Mélenchon : l’adieu aux jacobins
  36. Nathalie Arthaud contre la décentralisation libérale
  37. Yerres, ville-vitrine de Nicolas Dupont-Aignan
  38. Anne Hidalgo sort sa carte maire
  39. Le Bordeaux rouge de Philippe Poutou
  40. Yannick Jadot, l’homme de Picardie
  41. Jean Lassalle, l’indépendant des Pyrénées
  42. « Les régions d’anciennes industries sont le terreau de Marine Le Pen »
  43. Comment Eric Zemmour drague la France profonde
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