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[AMÉNAGEMENT]

Les dommages collatéraux des data centers

Publié le 25/04/2022 • Par Baptiste Cessieux • dans : actus experts technique, France

Man fix server network in data center room
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Comment intégrer les data centers dans l’environnement urbain, alors qu’ils s’agrandissent et se multiplient ?

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La MRAE d’Ile-de-France dénombre quatre infrastructures « hyperscales » (supérieures à 10 000 mètres carrés ou 100 mégawatts) déployées en 2021, en région parisienne. Et trois de plus ont été validées en préfecture pour le seul mois de janvier 2022. Une accélération des déploiements que l’on retrouve dans le Nord et à ­Marseille. Quand ils arrivent en ville, les data centers débarquent en escadrilles. Ils visent les zones à fort réseau de transport d’électricité possédant un réseau fibre dense et loin des habitations. Un coup de chance pour les friches industrielles.

Enorme consommation

Une réhabilitation bienvenue ne doit pas occulter les autres effets des data centers. « Un “hyperscale” consomme l’équivalant d’une ville de 50 000 habitants, illustre ­Philippe Schmit, président de la MRAE d’Ile-de-France. Et chaque data center nécessite des groupes électro­gènes en cas de coupure électrique. »

Ces installations doivent être testées une journée par mois, et la pollution encourue peut créer des contentieux, comme à ­Montreux (Suisse), où les groupes électrogènes fonctionnent au fioul – en attendant une technologie hydrogène qui pourrait voir le jour dans dix ou vingt ans. L’autre question concerne la multiplication des data centers, qui pèse sur le réseau électrique. En Irlande, cas extrême, ils comptent pour 11 % de la consommation électrique. L’opérateur électrique de Dublin a décidé d’interdire tout nouveau projet d’ici à 2028.

Quel rapport entre le réseau électrique national et la commune ? « Les data centers ont tendance à demander toute l’électricité restante sur les postes sources, les jonctions entre haute et moyenne tension, prévient Gauthier ­Roussilhe, chercheur à l’ENS Saclay. Ils le font en prévision d’une augmentation de capacité ou par habitude. En Ile-de-France, des communes ont dû demander à récupérer une partie de la puissance, voire d’installer un nouveau poste source lors de la construction d’autres aménagements urbains. »

Cette énorme ­consommation sert principalement à refroidir les serveurs. Philippe Schmit explique que « 80 % de la chaleur dégagée est renvoyée vers l’atmo­sphère. La majo­rité des opérateurs promet de mettre cette chaleur fatale à disposition. Peu le font. » Des exemples de data centers alimentant une piscine (comme à Bailly-­Romainvilliers, en Seine-et-Marne), des serres ou des réseaux de chaleur existent, mais la mise en place n’est pas si simple.

Dégagement de carbone

« Pour récupérer de l’énergie, il faut en consommer », éclaire Christophe Bardy, consultant chez Nutanix. « La chaleur sortante d’un data center est à 25, 30  °C alors qu’un réseau d’eau doit être à 50 °C. Il faut donc utiliser des pompes à chaleur. Aujourd’hui, la tendance des data centers est plutôt de dire qu’un bon kilowattheure est un kilowattheure non consommé. » Résultat : les industriels s’installent dans des zones sèches et refroidissent les serveurs directement, en « freecooling », car c’est le plus sobre. A trop regarder le dégagement de carbone par octet stocké, on oublie d’inté­grer le data center dans son environnement urbain.

Entre les gouttes du débat public

« Les data centers ne sont pas soumis à l’obligation d’informer le public », explique Chantal Jouanno, présidente de la ­Commission nationale du débat public. « Nous nous en sommes aperçus en février 2021, lorsqu’un porteur de projet nous a demandé s’ils devaient nous saisir. C’est pourtant une obligation pour tous les projets ayant un impact sur l’environnement. Tout le monde ferme les yeux, car les data centers sont dans un entre-deux. Fiscalement c’est un régime d’entrepôt, car ils stockent des données. Et dans le droit de l’environnement, c’est un autre statut. Notre préconisation, c’est qu’ils soient soumis aux mêmes obligations que les usines. Il n’y a pas de raison qu’ils y échappent. » Un rapport publié le 8 mars, lors du débat public du parc éolien Horizeo, qui intègre un data center, révèle l’intérêt de la population : le stockage de données a été l’un des sujets les plus controversés des discussions.

 

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