Fonction publique

Émilie Chassagne : le public, son « meilleur choix »

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Portrait d'Emilie Chassagne, cheffe de projets urbains complexes, maîtrise d’ouvrage et données patrimoniales à Cergy.

Cergy (Val-d’Oise, 63 000 hab.)

Parfois la vie vous fait faire des détours. C’est à l’approche de la quarantaine qu’Émilie Chassagne choisit la fonction publique territoriale. « En 2019, la vie m’a offert la belle opportunité de me poser des questions. C’était avant le Covid », précise-t-elle d’emblée. « Après des années à travailler dans le privé, je fais le choix du public ». Sans doute influencée par une « culture » du service public transmise par ses proches – mère au sein de la FPH, père passé par la FPE avant la FPT, la famille de son conjoint… Ainsi, depuis janvier 2020, elle est contractuelle, dans le cadre d’un CDD de droit public de trois ans, de la ville de Cergy. Elle est responsable du chantier de construction d’une maison de quartier dans une zone paupérisée, qui doit ouvrir le quartier sur la ville. « Une vraie politique d’attractivité du territoire. »

« C’est un pari osé, pas forcément bien compris par l’entourage. » Sa prise de conscience est liée à son expérience d’expatriée, aux États-Unis, entre 2013 et 2016, pour lequel elle quitte un travail dans un « système capitalistique, où il fallait marger », et arrive dans une société où la sélection se fait par l’argent, que ce soit dans le domaine de la santé ou de l’éducation. À son retour en France, elle veut participer à la transition écologique. La FPT lui convient, c’est sûr. « Même s’il y avait une part de naïveté, notamment sur le statut, je pense que j’ai fait le meilleur choix, même si j’ai perdu 30 % de mon salaire. »

Mais comment y entrer ? « Je ne comprends pas pourquoi je dois passer le concours d’ingénieur, alors que je suis déjà ingénieur. Donc je m’intéresse au concours d’ingénieur en chef, mais je ne suis pas éligible au concours interne, et je dois attendre dix ans pour l’examen professionnel. Le concours externe implique que je parte un an à Strasbourg sans être payée… C’est un vrai frein. Ce qui fera le succès de la FPT, ce sera sa capacité à investir dans certains profils, capables d’une vision à 360°. » Avec une alerte : « attention aux indicateurs de productivité. Donner des tâches administratives à des ingénieurs, c’est payer trop cher les ingénieurs ». Et c’est quelqu’un qui vient du privé qui le dit.

  • 2004 : Insa de Rennes, génie civil et urbanisme.
  • 2005-2013 : contrôle construction (Apave, Dekra Industrial).
  • 2013-2016 : expatriation à New York, freelance.
  • 2017-2018 : participe au programme « Talents » de Bureau Veritas Group (formation au leadership et développement de carrière).
  • Depuis 2020 : cheffe de projets urbains complexes, maîtrise d’ouvrage et données patrimoniales, ville de Cergy.
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